La pelade (alopecia areata) est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par une perte soudaine de cheveux ou de poils. La question que tout le monde pose est celle de la repousse, et la réponse est nuancée : elle est fréquente, mais elle ne se prévoit pas. Je détaille ce que l’on sait de l’évolution, des causes et des traitements, en complément de la page sur la chute de cheveux.
Les cheveux repoussent-ils après une pelade ?
Souvent oui, mais personne ne peut prédire quand ni pour combien de temps. Selon Dermato-Info, environ la moitié des patients constatent une repousse totale dans la première année. Environ un quart évoluent à l’inverse vers une forme totale, voire universelle, c’est-à-dire une perte qui s’étend à l’ensemble du cuir chevelu ou du corps.
L’évolution varie considérablement d’un individu à l’autre, et c’est ce qui rend toute promesse impossible. Les repousses spontanées sont fréquentes, mais les rechutes sont possibles, même après un traitement initialement efficace. Dans les cas les moins graves, la pelade se résout parfois seule sans traitement, et chez certaines personnes les cheveux repoussent en quelques mois.
Qu’est-ce que la pelade ?
La pelade est une maladie inflammatoire chronique, caractérisée par une perte soudaine de cheveux ou de poils, souvent sous forme de plaques bien délimitées. Ces plaques ont un contour net : on voit où commence et où s’arrête la zone sans cheveux.
C’est aussi une maladie auto-immune, dans laquelle les globules blancs attaquent les follicules pileux.
La perte de poils n’est pas réservée au cuir chevelu. La pelade peut toucher le cuir chevelu, les cils, les sourcils et les poils du corps.
Sur les zones touchées, la peau est cliniquement normale et n’est pas inflammatoire. On parle pour cela de pelade non cicatricielle.
À qui s’adresse-t-elle ?
Sa prévalence en France est estimée à environ 1 %. Elle concerne principalement les adolescents et les jeunes adultes de 10 à 30 ans, avec un pic de survenue vers 20 ans.
Quelles sont les causes de la pelade ?
Le mécanisme est auto-immun : dans la pelade, les globules blancs attaquent les follicules pileux. Une part génétique s’y ajoute, puisque environ 20 % des patients ont des antécédents familiaux de pelade.
Pour comprendre les causes d’une perte de cheveux en général, et pas seulement celles de la pelade, l’article sur les causes d’une perte de cheveux est le renvoi à consulter.
Comment savoir si c’est une pelade ?
Une plaque de cheveux ronde ou irrégulière qui tombe soudainement est le signe typique, selon le Manuel MSD. Trois repères aident à s’orienter.
- Une plaque ronde ou ovale apparaît brutalement, sur une peau d’aspect normal.
- Le diagnostic est généralement clinique : le médecin l’établit en examinant le cuir chevelu.
- Les ongles sont parfois atteints, car environ 30 à 50 % des personnes concernées présentent aussi des anomalies des ongles.
Aucun examen spécifique n’est nécessaire lorsque l’atteinte est typique : des examens complémentaires ne sont à envisager qu’en cas de doute. Vous pouvez en parler lors d’une consultation alopécie à Paris 16e.
Quels traitements pour la pelade ?
Le choix du traitement revient au médecin, qui tient compte de la situation. Aucune promesse de résultat n’est possible, car l’évolution varie considérablement d’un individu à l’autre. Chez le jeune enfant, jusqu’à 6-8 ans, le traitement repose généralement sur des dermocorticoïdes à activité modérée à forte.
Chez l’adulte, en cas de pelade localisée, des injections intra-lésionnelles de corticoïdes peuvent être proposées. En 2024, le ritlécitinib a obtenu un remboursement dans les cas de pelade sévère chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus.
Dans les cas légers, le médecin et le patient peuvent aussi décider de laisser la pelade se résoudre seule, avec une simple surveillance.
| Situation | Option |
|---|---|
| Jeune enfant | Dermocorticoïdes |
| Adulte, pelade localisée | Corticoïdes injectés |
| Forme sévère | Ritlécitinib |
| Cas légers | Surveillance |
Pour un aperçu des autres traitements de la chute de cheveux, voir l’article sur les solutions contre la chute de cheveux.
Questions fréquentes sur alopecia areata
Qu’est-ce qui provoque l’alopécie ?
Pour la pelade, le mécanisme est auto-immun : les globules blancs attaquent les follicules pileux. Pour les autres formes, voir l’article sur les causes d’une perte de cheveux.
Quelles sont les causes de la pelade ?
Le mécanisme est auto-immun, et environ 20 % des patients ont des antécédents familiaux de pelade.
Comment savoir si on a une pelade ?
Des plaques de cheveux rondes ou irrégulières tombent soudainement. Le diagnostic est généralement clinique, et environ 30 à 50 % des personnes atteintes présentent aussi des anomalies des ongles.
Quel traitement pour la pelade ?
Le choix revient au médecin. Chez le jeune enfant, le traitement repose généralement sur des dermocorticoïdes ; chez l’adulte, des injections de corticoïdes peuvent être proposées en cas de pelade localisée ; le ritlécitinib est remboursé dans les formes sévères.
Comment repousse une pelade ?
Chez certaines personnes, les cheveux peuvent repousser en quelques mois, parfois sans traitement. L’évolution reste imprévisible, avec des rechutes possibles.
La pelade est-elle dangereuse ?
Elle ne met pas en danger la santé physique de la personne atteinte, malgré son fort retentissement psychologique.
La pelade touche-t-elle beaucoup de monde ?
Sa prévalence en France est estimée à environ 1 %. Elle concerne surtout les 10 à 30 ans, avec un pic vers 20 ans.
La pelade est-elle héréditaire ?
Environ 20 % des patients ont des antécédents familiaux de pelade. Le mécanisme reste auto-immun.
Quand consulter pour une pelade
Une plaque qui tombe brutalement, une extension rapide, la perte des sourcils ou des cils, des ongles abîmés ou un retentissement psychologique important justifient de consulter un dermatologue ou votre médecin traitant. La pelade ne met pas en danger la santé physique, mais le vécu qui l’accompagne mérite d’être pris au sérieux. Le médecin vous dira quelle option est adaptée à votre situation.



