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Reconstruction mammaire après un cancer à Paris 16e

La reconstruction mammaire vise à recréer le volume, la forme et le galbe du sein après une mastectomie ou une chirurgie mammaire partielle réalisée dans le cadre d’un cancer du sein. Cette intervention s’inscrit dans un parcours de soins global, distinct du traitement oncologique. La reconstruction reste facultative et dépend uniquement de votre choix personnel. Elle peut intervenir immédiatement ou à distance, selon la stratégie thérapeutique retenue. Les techniques actuelles permettent d’obtenir un résultat naturel et progressif, souvent en plusieurs étapes.

Pour une vue d’ensemble, consultez notre page chirurgie de la poitrine.

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Dr Nathanel EderyChirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique

  • Déroulement

    Le plus souvent deux ou trois interventions espacées de quelques mois : le volume du sein, l’harmonisation de l’autre sein, puis l’aréole et le mamelon.

  • Techniques

    Prothèse (avec ou sans expandeur), lambeau de vos propres tissus, injection de graisse (lipofilling), ou une association.

  • Suites

    De quelques jours à plusieurs semaines selon la technique ; une reconstruction par lambeau demande une convalescence plus longue qu’une prothèse.

  • Prise en charge

    À 100 % par l’Assurance maladie au titre de l’affection de longue durée (ALD) sur la base du tarif de la Sécurité sociale ; des dépassements d’honoraires peuvent rester à votre charge.

  • Chirurgien

    Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique.

Sommaire
  1. Qui peut envisager une reconstruction du sein ?
  2. Comment se déroule le parcours de reconstruction ?
  3. Résultats, cicatrices et sensibilité du sein reconstruit
  4. Combien de temps faut-il pour récupérer ?
  5. Quels sont les risques selon la technique ?
  6. Combien coûte une reconstruction mammaire à Paris ?
  7. Sources
  8. Questions fréquentes sur la reconstruction mammaire

Qui peut envisager une reconstruction du sein ?

La reconstruction mammaire concerne les femmes qui ont eu ou vont avoir une ablation du sein (mastectomie), pour un cancer ou en prévention chez une patiente porteuse d’une mutation génétique à risque. Elle concerne aussi les déformations après une tumorectomie, quand le sein conservé a perdu du volume ou s’est rétracté après la radiothérapie.

La reconstruction n’est ni un traitement du cancer ni une obligation. Certaines femmes choisissent de vivre avec un buste plat, de porter une prothèse externe, ou de décider plus tard. La Haute Autorité de santé propose un outil pour réfléchir à ces options avant d’en parler avec le chirurgien : reconstruction mammaire ou buste plat : vos souhaits et options (HAS, 2023).

Les malformations du sein relèvent d’autres pages : seins tubéreux, asymétrie mammaire.

Si vous préférez garder un buste plat

Parlez-en avant la mastectomie : le chirurgien peut en tenir compte dans sa façon d’opérer. Si, quelques mois plus tard, la paroi du thorax reste inconfortable ou irrégulière (bourrelet de peau ou de graisse, creux, cicatrice qui adhère), des retouches sont possibles au titre de la chirurgie réparatrice : retrait de la peau ou de la graisse en excès, injection de graisse pour combler un creux ou assouplir une cicatrice (Institut national du cancer).

Immédiate ou différée ?

  • Reconstruction immédiate : elle se fait pendant la même opération que la mastectomie. La peau du sein peut souvent être conservée, et parfois l’aréole et le mamelon.
  • Reconstruction différée : elle a lieu après la fin des traitements (chimiothérapie, radiothérapie), quand les tissus ont cicatrisé. Il n’y a pas de date limite : elle peut se faire des années après la mastectomie.

Le moment se décide avec l’équipe qui traite le cancer. La radiothérapie, faite ou prévue, pèse beaucoup dans le choix : la peau irradiée cicatrise moins bien et se prête moins à une prothèse, si bien que les techniques utilisant vos propres tissus sont souvent préférées dans ce cas.

Selon l’Institut national du cancer (cancer.fr), la reconstruction immédiate évite une seconde opération, et vous n’êtes à aucun moment sans sein ; elle demande au chirurgien une double compétence, en cancérologie et en chirurgie plastique. La reconstruction différée vous laisse vous consacrer d’abord à vos traitements et prendre le temps de choisir la technique, au prix d’une intervention de plus et d’une période sans sein.

Pour des raisons médicales, comme une radiothérapie prévue ou une tumeur volumineuse, il n’est parfois pas possible de commencer la reconstruction le jour de la mastectomie. Une prothèse externe glissée dans le soutien-gorge redonne du volume en attendant. Dans certains cas, un expandeur, implant temporaire gonflé au sérum physiologique, est posé dès la mastectomie pour préparer la suite (HAS).

Déroulement des consultations

La première consultation avec le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien et reconstructeur, sert à faire le point sur vos traitements (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie), à examiner la peau, la paroi thoracique, l’autre sein et les zones où des tissus pourraient être prélevés (ventre, dos, cuisses). Apportez vos comptes rendus opératoires et d’anatomopathologie, et vos dernières imageries. Les techniques possibles vous sont présentées avec leurs avantages, leurs contraintes et leurs cicatrices. Rien ne se décide le jour même : vous choisissez lors d’une seconde consultation. Le projet est coordonné avec votre oncologue.

Vous pouvez demander que toutes les techniques possibles dans votre cas vous soient présentées, y compris celles que le chirurgien ne pratique pas (Institut national du cancer), et prendre un second avis. Un psychologue, une infirmière ou une association de patientes peuvent aussi vous aider à mûrir cette décision (HAS).

Reconstruction immédiate ou différée : ce qui changeDeux cartes comparent la reconstruction immédiate, faite pendant la mastectomie, et la reconstruction différée, faite après la fin des traitements : moment, atouts et contraintes.Reconstruction immédiate ou différée : ce qui changeReconstruction immédiateQUANDPendant la même opération que la mastectomie.CE QU'ELLE APPORTEUne seconde opération évitée ; vous n'êtes àaucun moment sans sein.À SAVOIRPas toujours possible, par exemple si uneradiothérapie est prévue.Reconstruction différéeQUANDAprès la fin des traitements, sans datelimite.CE QU'ELLE APPORTELe temps de se consacrer aux traitements, puisde choisir la technique.À SAVOIRUne intervention de plus et une période sanssein, avec une prothèse externe si vous lesouhaitez.
Schéma défilable horizontalement sur petit écran.Reconstruction immédiate. Quand : Pendant la même opération que la mastectomie. ; Ce qu'elle apporte : Une seconde opération évitée ; vous n'êtes à aucun moment sans sein. ; À savoir : Pas toujours possible, par exemple si une radiothérapie est prévue.Reconstruction différée. Quand : Après la fin des traitements, sans date limite. ; Ce qu'elle apporte : Le temps de se consacrer aux traitements, puis de choisir la technique. ; À savoir : Une intervention de plus et une période sans sein, avec une prothèse externe si vous le souhaitez.
Schéma pédagogique simplifié, sans valeur de diagnostic ; le moment se décide avec l'équipe qui traite le cancer.

Comment se déroule le parcours de reconstruction ?

Les trois étapes

  1. Recréer le volume du sein : c’est l’intervention principale.
  2. Harmoniser l’autre sein (symétrisation) : réduction, remontée ou augmentation, selon le volume et la forme du sein restant. Ce geste fait partie du parcours pris en charge (INCa).
  3. Reconstruire l’aréole et le mamelon, une fois la forme du sein stabilisée.

Selon l’Institut national du cancer, une reconstruction demande le plus souvent deux ou trois interventions, espacées de trois à six mois. La reconstruction de l’aréole et du mamelon est parfois réalisée en même temps que la symétrisation (cancer.fr).

Le parcours de reconstruction, étape par étapeFrise en cinq temps : consultations, reconstruction du volume, symétrisation de l'autre sein trois à six mois plus tard, aréole et mamelon, puis suivi coordonné avec l'oncologue.Le parcours de reconstruction, étape par étapeConsultationsPoint sur vostraitements,examen ; lechoix se faitlors d'unesecondeconsultation1reinterventionRecréer levolume du sein,par prothèse,lambeau ougraisse3 à 6 moisaprèsHarmoniserl'autre sein(symétrisation),si besoinÉtape suivanteAréole etmamelon, unefois la formestabilisée ;parfois avec lasymétrisationÀ chaque étapeConsultationsde suivi ;surveillance ducancerorganisée avecvotre oncologue
Schéma défilable horizontalement sur petit écran.Consultations : Point sur vos traitements, examen ; le choix se fait lors d'une seconde consultation1re intervention : Recréer le volume du sein, par prothèse, lambeau ou graisse3 à 6 mois après : Harmoniser l'autre sein (symétrisation), si besoinÉtape suivante : Aréole et mamelon, une fois la forme stabilisée ; parfois avec la symétrisationÀ chaque étape : Consultations de suivi ; surveillance du cancer organisée avec votre oncologue
Schéma pédagogique simplifié, sans valeur de diagnostic ; le nombre d'interventions et leur rythme varient selon la technique et votre situation.

Les techniques

La HAS décrit quatre familles de techniques (outil d’aide à la décision). Le choix dépend de votre morphologie, de l’état de la peau, des traitements reçus et de vos souhaits ; aucune technique ne convient à toutes les situations.

  • Prothèse mammaire : un implant en silicone recrée le volume. Quand la peau manque, un expandeur (une prothèse gonflable) est d’abord posé et rempli peu à peu, puis remplacé par la prothèse finale. C’est l’intervention la plus courte, mais l’implant ne dure pas toute la vie et peut devoir être changé.
  • Lambeau sans microchirurgie, comme le grand dorsal : peau, graisse et muscle du dos sont glissés sous la peau jusqu’au thorax, souvent avec une prothèse ou du lipofilling.
  • Lambeau avec microchirurgie, comme le DIEP : peau et graisse du bas du ventre sont prélevées avec leurs vaisseaux, que le chirurgien raccorde à ceux du thorax. L’intervention est longue et demande une surveillance rapprochée les premiers jours ; elle suppose un ventre assez fourni. D’autres lambeaux prélèvent la face interne ou l’arrière de la cuisse.
  • Lipofilling (injection de graisse) : la graisse prélevée par liposuccion est réinjectée dans le sein. Il complète souvent une prothèse ou un lambeau pour corriger les contours, et améliore la peau abîmée par la radiothérapie. Reconstruire un sein entier par lipofilling seul demande plusieurs séances. Voir le lipofilling mammaire.
Prothèse, lambeau ou graisse : les quatre famillesQuatre cartes comparent la prothèse, le lambeau du dos (grand dorsal), le lambeau du ventre (DIEP) et le lipofilling : principe, atout et contrainte de chaque technique.Prothèse, lambeau ou graisse : les quatre famillesProthèsePRINCIPEUn implant en siliconerecrée le volume,parfois après unexpandeur.ATOUTL'intervention la pluscourte.CONTRAINTEL'implant peut devoirêtre changé ; la peauirradiée s'y prêtemoins.Lambeau du dos(grand dorsal)PRINCIPEPeau, graisse etmuscle du dos glissésjusqu'au thorax.ATOUTSans microchirurgie,avec vos proprestissus.CONTRAINTESouvent complété parune prothèse ou dulipofilling ; séromepossible dans le dos.Lambeau du ventre(DIEP)PRINCIPEPeau et graisse du basdu ventre, vaisseauxraccordés à ceux duthorax.ATOUTVos propres tissus,qui suivent en généralles variations dupoids.CONTRAINTEIntervention longue,surveillancerapprochée ; supposeun ventre assezfourni.LipofillingPRINCIPEGraisse prélevée parliposuccion,réinjectée dans lesein.ATOUTCorrige les contours,améliore la peauirradiée.CONTRAINTESeul, plusieursséances ; une partiede la graisse serésorbe.
Schéma défilable horizontalement sur petit écran.Prothèse. Principe : Un implant en silicone recrée le volume, parfois après un expandeur. ; Atout : L'intervention la plus courte. ; Contrainte : L'implant peut devoir être changé ; la peau irradiée s'y prête moins.Lambeau du dos (grand dorsal). Principe : Peau, graisse et muscle du dos glissés jusqu'au thorax. ; Atout : Sans microchirurgie, avec vos propres tissus. ; Contrainte : Souvent complété par une prothèse ou du lipofilling ; sérome possible dans le dos.Lambeau du ventre (DIEP). Principe : Peau et graisse du bas du ventre, vaisseaux raccordés à ceux du thorax. ; Atout : Vos propres tissus, qui suivent en général les variations du poids. ; Contrainte : Intervention longue, surveillance rapprochée ; suppose un ventre assez fourni.Lipofilling. Principe : Graisse prélevée par liposuccion, réinjectée dans le sein. ; Atout : Corrige les contours, améliore la peau irradiée. ; Contrainte : Seul, plusieurs séances ; une partie de la graisse se résorbe.
Schéma pédagogique simplifié, sans valeur de diagnostic ; les techniques adaptées à votre cas vous sont présentées en consultation.

Les techniques adaptées à votre cas vous sont présentées en consultation. Pour comparer les deux grandes options, voir lambeau ou prothèse : comment choisir sa reconstruction.

Sur quels critères se fait le choix ?

L’Institut national du cancer cite plusieurs éléments, que le chirurgien examine avec vous (cancer.fr) :

  • l’étendue de la chirurgie du cancer et la quantité de tissu retirée ;
  • la radiothérapie, faite ou prévue, qui modifie la peau ;
  • la quantité et l’état des tissus disponibles, au ventre, au dos ou aux cuisses ;
  • la taille et la forme de l’autre sein ;
  • votre état de santé général et vos antécédents, par exemple une chirurgie ancienne du ventre ;
  • vos préférences : refus d’un implant, durée d’intervention et de convalescence que vous acceptez.

L’aréole et le mamelon

L’aréole peut être recréée par tatouage médical ou par une greffe de peau, le mamelon par un petit lambeau de peau local ou une greffe d’une partie de l’autre mamelon. Un tatouage en trois dimensions peut donner l’illusion du relief sans nouvelle intervention. Tout le détail est sur la page reconstruction du mamelon après mastectomie.

Aréole et mamelon : les façons de les refaireBuste féminin de face, aréole du sein reconstruit colorée, l'autre mamelon repéré ; gros plan de l'aréole et du mamelon avec les techniques possibles pour chacun.Aréole et mamelon : les façons de les refaireFace3Gros plan : aréole et mamelon21Selon la technique1. Aréole : tatouage médical ou greffe de peau2. Mamelon : petit lambeau de peau local3. Ou greffe d'une partie de l'autre mamelonTatouage en trois dimensions : illusion durelief, sans nouvelle intervention
Schéma défilable horizontalement sur petit écran.1. Aréole : tatouage médical ou greffe de peau2. Mamelon : petit lambeau de peau local3. Ou greffe d'une partie de l'autre mamelon
Schéma pédagogique simplifié, sans valeur de diagnostic ; l'aréole et le mamelon sont refaits une fois la forme du sein stabilisée.

Préparation et intervention

  • Bilan préopératoire, consultation d’anesthésie et imagerie de l’autre sein avant une symétrisation.
  • Tabac : arrêt complet au moins un mois avant et jusqu’à cicatrisation, comme le demandent les chirurgiens plasticiens (SOFCPRE) ; c’est encore plus important pour un lambeau.
  • Anesthésie générale. Hospitalisation de quelques heures à plusieurs jours selon la technique.

Résultats, cicatrices et sensibilité du sein reconstruit

Le sein reconstruit retrouve un volume et une forme, sans être identique au sein d’origine. Le résultat se construit sur plusieurs mois, souvent plus d’un an quand il y a plusieurs étapes. L’objectif est une symétrie aussi proche que possible, pas une symétrie parfaite.

Les cicatrices dépendent de la technique : celles de la mastectomie, parfois réutilisées, et celles de la zone de prélèvement pour un lambeau (dos, bas du ventre, cuisse). Elles s’assouplissent et pâlissent avec le temps.

Lambeaux : où les tissus peuvent être prélevésSilhouette féminine de face avec le bas du ventre et la face interne de la cuisse colorés, et de dos avec la partie basse et latérale du dos et l'arrière de la cuisse colorés : zones de prélèvement possibles selon le lambeau.Lambeaux : où les tissus peuvent être prélevésDe face12De dos34Selon le lambeau choisi1. Bas du ventre : peau et graisse (DIEP)2. Face interne de la cuisse3. Dos : peau, graisse et muscle (grand dorsal)4. Arrière de la cuisseUne cicatrice reste sur la zone de prélèvement ;elle s'assouplit avec le temps
Schéma défilable horizontalement sur petit écran.1. Bas du ventre : peau et graisse (DIEP)2. Face interne de la cuisse3. Dos : peau, graisse et muscle (grand dorsal)4. Arrière de la cuisse
Schéma pédagogique simplifié, sans valeur de diagnostic ; les techniques adaptées à votre cas vous sont présentées en consultation.

La sensibilité du sein reconstruit est en général diminuée, parfois absente. Elle peut revenir en partie avec le temps, plutôt avec les lambeaux. L’aréole et le mamelon reconstruits n’ont pas de sensibilité érogène ; ce changement peut être abordé en consultation, seule ou avec votre partenaire.

La reconstruction ne gêne pas la surveillance du cancer : les examens de suivi restent possibles et sont organisés avec votre oncologue.

Avant / après : patients du Dr Edery

Avant / après, reconstruction mammaire après mastectomie, Dr Nathanel Edery (photo 1 sur 3)Avant / après, reconstruction mammaire après mastectomie, Dr Nathanel Edery (photo 2 sur 3)Avant / après, reconstruction mammaire après mastectomie, Dr Nathanel Edery (photo 3 sur 3)
Avant / après, reconstruction mammaire après mastectomieDr Nathanel Edery · Voir sur Instagram

Photos publiées par le médecin sur son compte Instagram. Chaque résultat est propre à un patient et ne préjuge pas du vôtre.

Comment le sein reconstruit évolue-t-il avec les années ?

Un sein reconstruit avec vos propres tissus suit en général les variations de votre poids, comme l’autre sein. Avec une prothèse, le volume reste fixe alors que le sein naturel change avec l’âge et le poids : une asymétrie peut apparaître au fil des années et conduire à une retouche. Si le résultat ne vous convient pas, une reprise, par la même technique ou par une autre, peut être discutée en consultation.

Combien de temps faut-il pour récupérer ?

  • Prothèse : douleur modérée et tension les premiers jours ; reprise des activités du quotidien en deux à trois semaines en général.
  • Lambeau : convalescence plus longue, avec une gêne au niveau de la zone de prélèvement (dos, ventre ou cuisse) ; quelques jours d’hospitalisation pour un lambeau microchirurgical.
  • Lipofilling : suites courtes, ecchymoses sur la zone de liposuccion.
  • Contention : soutien-gorge adapté, et gaine sur la zone de prélèvement si besoin, pendant la durée indiquée en consultation.
  • Travail et sport : reprise progressive, plus rapide après une prothèse qu’après un lambeau.
  • Suivi : consultations régulières entre chaque étape.

Les signes qui doivent vous faire appeler

Contactez sans attendre l’équipe chirurgicale en cas de :

  • fièvre ;
  • sein ou zone de prélèvement qui devient rouge, chaud ou de plus en plus douloureux ;
  • gonflement rapide et important d’un côté ;
  • écoulement par une cicatrice, ou cicatrice qui s’ouvre ;
  • après un lambeau, peau du lambeau qui pâlit, devient violacée ou froide.

Kinésithérapie et soutien

Des séances de kinésithérapie aident à retrouver la mobilité de l’épaule et la souplesse du dos, en particulier après un lambeau prélevé dans le dos. Un soutien psychologique peut être demandé à chaque étape, et l’équipe d’oncologie qui vous suit peut vous orienter (HAS, prendre soin de vous et trouver du soutien).

Quels sont les risques selon la technique ?

Ils dépendent de la technique et vous sont détaillés en consultation :

  • risques communs : hématome, infection, retard de cicatrisation, notamment sur une peau irradiée ;
  • prothèse : coque (durcissement autour de l’implant), déplacement, rupture, exposition de l’implant, et le lymphome anaplasique associé aux implants, rare, surveillé par l’ANSM ;
  • lambeau : souffrance partielle ou, rarement, perte du lambeau, gêne ou faiblesse de la zone de prélèvement, sérome dans le dos après un grand dorsal ;
  • lipofilling : résorption d’une partie de la graisse, petits nodules.

Combien coûte une reconstruction mammaire à Paris ?

Ce que prend en charge l’Assurance maladie

Après un cancer du sein, la reconstruction est prise en charge à 100 % au titre de l’affection de longue durée (ALD), sur la base des tarifs de la Sécurité sociale (Institut national du cancer). Cela comprend la reconstruction du sein, la symétrisation de l’autre sein et la reconstruction de l’aréole et du mamelon.

Ce qui peut rester à votre charge

Des dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste peuvent s’ajouter, et ne sont pas couverts par l’ALD. Votre complémentaire santé peut en rembourser une partie. Ils sont indiqués sur le devis remis en consultation : demandez-le dès la première consultation.

Prix

Reconstruction mammaire : sur devis, après consultation, selon la technique et le nombre d’étapes. Les autres tarifs de chirurgie des seins sont sur la page tarifs et honoraires.

Sources
  • Institut national du cancer, Cancers du sein : la reconstruction mammaire, cancer.fr.
  • HAS, Reconstruction mammaire ou buste plat : vos souhaits et options, 29/03/2023, has-sante.fr.
  • SOFCPRE, fiches d’information patients, sofcpre.fr.

Questions fréquentes sur la reconstruction mammaire

Quand peut-on faire une reconstruction mammaire ?

Pendant la mastectomie (reconstruction immédiate) ou plus tard, après la fin des traitements (reconstruction différée), sans limite de temps. Le moment se décide avec l’équipe qui traite le cancer.

Quelle technique de reconstruction choisir ?

Il n’y en a pas une seule. Une prothèse est plus simple et plus courte ; un lambeau utilise vos tissus et vieillit avec vous, au prix d’une intervention plus lourde et d’une cicatrice de prélèvement ; le lipofilling complète souvent les deux. Le choix dépend de votre corps, de la radiothérapie et de vos priorités.

Combien d’interventions faut-il ?

Le plus souvent deux ou trois, espacées de trois à six mois selon l’Institut national du cancer : le volume, l’autre sein, puis l’aréole et le mamelon.

La reconstruction est-elle remboursée ?

Oui, à 100 % au titre de l’ALD sur la base des tarifs de la Sécurité sociale, y compris la symétrisation et l’aréole. Les dépassements d’honoraires éventuels restent à votre charge ou à celle de votre complémentaire.

Peut-on reconstruire un sein après une radiothérapie ?

Oui. La peau irradiée cicatrise moins bien : les lambeaux et le lipofilling sont souvent préférés à la prothèse seule.

Le sein reconstruit est-il sensible ?

La sensibilité est en général diminuée. Elle peut revenir en partie avec le temps, plutôt après un lambeau.

La reconstruction gêne-t-elle la surveillance du cancer ?

Non. Les examens de suivi restent possibles et sont coordonnés avec votre oncologue.

Faut-il opérer l’autre sein ?

Pas toujours. Une symétrisation est souvent proposée pour équilibrer les deux seins ; elle fait partie du parcours pris en charge.

Est-on obligée de faire une reconstruction ?

Non. Le buste plat ou une prothèse externe sont des choix possibles, et la décision peut être prise plus tard.

La reconstruction est-elle douloureuse ?

Cela dépend de la technique : tension modérée quelques jours après une prothèse, gêne plus longue au dos ou au ventre après un lambeau. Le traitement contre la douleur est adapté à chaque étape.

Où se passent les consultations ?

À la Clinique Spontini, 76 rue Spontini, Paris 16e, avec le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien (RPPS 10102261806). Son parcours est présenté sur la page du Dr Edery.

Faut-il attendre la fin des traitements pour une reconstruction différée ?

Oui : le chirurgien attend la fin de la chimiothérapie et de la radiothérapie, et que la peau ait récupéré. Il n’y a pas de délai unique ; il se fixe avec votre oncologue et votre radiothérapeute, et la reconstruction reste possible des années plus tard.

Quel soutien-gorge porter après une reconstruction ?

Le soutien-gorge de maintien prescrit après l’intervention, pendant la durée indiquée en consultation, avec parfois une gaine sur la zone de prélèvement. Vos modèles habituels se reprennent ensuite, sur avis du chirurgien.

Peut-on reprendre une reconstruction qui ne convient pas ?

Oui. Une asymétrie apparue avec les années, une coque autour d’un implant ou un volume insuffisant peuvent conduire à une reprise, avec la même technique ou une autre. Elle se discute en consultation, comme la première intervention.

Retours d'expérience

Avis Google vérifiés, les plus récents

  • Sandrine LOUIS-FERNAND

    Note : 5 sur 5

    Je recommande le Docteur EDERY. Il est transparent dans sa façon de travailler et il dit ce qu’il faut dire, pas seulement ce qu’on aimerait entendre. Il est disponible et prend le temps de répondre aux questions. Dans l’ensemble, je suis satisfaite de ma prise en charge.

    Fiche Google : Dr Nathanel Edery

  • georges cordat

    Note : 5 sur 5

    Très bonne prise en charge et intervention très bien réalisée. Très satisfait. Merci.

    Fiche Google : Dr Nathanel Edery

  • Elisabeth GUIRAUD

    Note : 5 sur 5

    Chirurgien très à l’écoute de ses patients et d’un grand professionnalisme .

    Fiche Google : Dr Nathanel Edery

  • Naima Naitchikhe

    Note : 5 sur 5

    Un grand merci au Docteur Edery et à son assistante pour leur professionnalisme exemplaire. L'intervention a été rapide et s'est très bien déroulée. Le docteur est extrêmement gentil et bienveillant, et son assistante est tout simplement au top, accueillante et rassurante. Je recommande ce cabinet les yeux fermés !

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  • Aurelia Moutien-Cally

    Note : 5 sur 5

    Un professionnel doté de la précision d’un orfèvre. Au-delà de ça, c’est son humanité qui fait toute la différence : une patience infinie, une gentillesse sincère, une disponibilité et un accompagnement précieux. Une personne merveilleuse m’avait recommandé ce chirurgien tout aussi merveilleux. Comme quoi, les belles rencontres nous relient les uns aux autres. À mon tour de passer le relais à qui voudra le saisir. Certaines recommandations sont de véritables cadeaux. Celle-ci en était un. Merci infiniment, Docteur Edery !

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  • Anna Bejaoui

    Note : 5 sur 5

    Médecin rigoureux, attentif et particulièrement pédagogue. Ses explications sont claires et précises, toujours formulées avec justesse, et surtout sans jamais être infantilisantes. Une prise en charge à la fois rassurante et très agréable. Je le recommande vivement.

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