La chirurgie dermatologique retire une lésion de la peau ou située juste sous la peau, puis referme la plaie en soignant la cicatrice. Elle sert à poser un diagnostic, à traiter une lésion bénigne gênante ou à enlever un cancer cutané. À la Clinique Spontini, 76 rue Spontini à Paris 16e, ces interventions sont assurées par le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique. La plupart se font sous anesthésie locale, et la pièce retirée part au laboratoire pour analyse.
Qui peut avoir besoin d’une chirurgie dermatologique ?
Vous êtes concerné si une lésion de la peau vous inquiète, vous gêne ou a été jugée suspecte par votre médecin ou votre dermatologue. Les situations les plus fréquentes :
- un grain de beauté qui change de taille, de forme ou de couleur, ou qui a été qualifié d’atypique ;
- une boule sous la peau qui grossit, s’enflamme ou frotte sur un vêtement, comme un kyste ou un lipome ;
- une petite tumeur bénigne visible sur le visage, le cou ou le décolleté, comme une kératose séborrhéique ou un angiome ;
- un cancer de la peau confirmé par une biopsie, ou une lésion qui saigne, forme une croûte et ne cicatrise pas ;
- une cicatrice large, épaisse ou rétractée laissée par une intervention ou un accident.
Le motif peut être médical, fonctionnel ou esthétique. La distinction compte pour la prise en charge par l’Assurance maladie, expliquée plus bas.
Quels gestes réalise-t-on à la clinique ?
Le parcours est le même pour toutes ces interventions ; chaque acte a sa page détaillée, avec ses indications, sa technique et ses suites.
Lésions bénignes
L’exérèse d’un grain de beauté se fait pour analyse, quand il est suspect, ou pour le confort, quand il est irrité ou disgracieux. Le kyste sébacé ou épidermique est retiré avec sa coque, en dehors d’une poussée inflammatoire, pour limiter la récidive. Le lipome, amas de graisse bénin sous la peau, est enlevé quand il grossit ou gêne. La kératose séborrhéique et l’angiome se traitent par une petite exérèse ou une technique superficielle selon leur taille et leur siège. Vue d’ensemble : lésions cutanées bénignes.
Cancers de la peau
Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents ; le mélanome est beaucoup plus rare, mais il peut donner des métastases, d’où le conseil de consulter au moindre doute devant un grain de beauté qui change (Institut national du cancer, les cancers de la peau). Le carcinome basocellulaire évolue lentement et reste en général local. Le carcinome épidermoïde doit être retiré sans tarder, car il peut donner des lésions à distance s’il n’est pas enlevé à temps. Le mélanome est retiré en entier, puis une reprise avec une marge de sécurité est décidée selon son épaisseur mesurée au laboratoire. Le parcours complet est détaillé sur la page chirurgie des cancers de la peau.
Reconstruction et cicatrices
Quand la perte de peau ne peut pas être refermée directement, le chirurgien la couvre par un lambeau local ou une greffe de peau. Le visage demande un soin particulier : voir la reconstruction du visage après exérèse. Une cicatrice ancienne, élargie ou rétractée peut être reprise chirurgicalement : voir la reprise de cicatrice.
Chirurgie dermatologique : lésions traitées, couche par couche
Comment se passe la consultation ?
La consultation précède toute intervention, sauf urgence. Le Dr Edery examine la lésion à l’œil nu et au dermatoscope si besoin, une loupe éclairante qui montre sa structure. Il vous interroge sur son ancienneté, ses changements, vos antécédents et vos traitements.
Il vous explique ensuite le geste prévu : le tracé et la longueur de la cicatrice, la marge de peau saine retirée autour de la lésion, le mode de fermeture et la date des fils. Un devis et un document de consentement vous sont remis. L’intervention est programmée dans un second temps, ce qui vous laisse le temps de réfléchir.
Ce qu’il faut signaler avant l’intervention
- un traitement qui fluidifie le sang (anticoagulant, antiagrégant, aspirine) : ne l’arrêtez jamais sans l’avis du médecin qui le prescrit ;
- une allergie connue, en particulier aux anesthésiques locaux ou aux pansements ;
- le tabac, qui ralentit la cicatrisation ;
- une tendance à faire des cicatrices épaisses ou chéloïdes ;
- un kyste en poussée inflammatoire : on attend que l’inflammation retombe avant de retirer la coque.
Biopsie ou exérèse complète : quelle différence ?
La biopsie cutanée prélève un petit fragment de la lésion pour en connaître la nature. Elle se pratique quand la lésion est étendue ou quand le traitement dépend du diagnostic. L’exérèse retire la lésion en entier : elle sert à la fois au diagnostic et au traitement. Pour une lésion petite et bien placée, l’exérèse d’emblée évite un second geste.
Chirurgien plasticien ou dermatologue, qui opère ?
Les dermatologues diagnostiquent et suivent les maladies de la peau, et beaucoup pratiquent les petites exérèses. Les chirurgiens plasticiens sont formés à la chirurgie de la peau et à sa réparation : fermeture en plusieurs plans, lambeaux, greffes. Les deux travaillent souvent ensemble. Le dermatologue repère la lésion et adresse le patient ; le chirurgien la retire et répare la perte de peau.
À la Clinique Spontini, le Dr Edery prend en charge les lésions cutanées et sous-cutanées, bénignes ou malignes, y compris sur le visage et les zones où la fermeture demande un lambeau ou une greffe.
Technique, durée et anesthésie
L’intervention dure de 15 minutes à 1 heure selon la taille de la lésion, sa localisation et le mode de fermeture. Vous rentrez chez vous le jour même.
- le tracé de l’incision est dessiné sur la peau, autant que possible dans l’axe des plis et des lignes de tension, là où la cicatrice se verra le moins ;
- la zone est désinfectée, puis l’anesthésie locale est injectée : la piqûre se sent quelques secondes, ensuite la zone est endormie ;
- la lésion est retirée avec une marge de peau saine adaptée à sa nature ; la pièce est placée dans un flacon pour le laboratoire ;
- les petits vaisseaux sont coagulés pour éviter un hématome ;
- la plaie est refermée en plusieurs plans, avec un surjet intradermique quand la zone le permet ;
- un pansement est posé, et les consignes de soins vous sont expliquées.
Anesthésie locale ou générale
L’anesthésie locale suffit pour la plupart des exérèses. Une anesthésie générale est plus rare : elle se discute pour les interventions étendues, en particulier quand la fermeture demande un lambeau ou une greffe sur une grande surface. Elle impose une consultation d’anesthésie préalable.
Suture directe, lambeau ou greffe
| Fermeture | Principe | Quand on l’utilise |
|---|---|---|
| Suture directe | Les deux berges de la plaie sont rapprochées et cousues | La plupart des petites lésions, quand la peau voisine est assez souple |
| Lambeau local | Un pan de peau voisine est déplacé pour couvrir la perte de substance | Visage, nez, paupières, ou perte de peau trop large pour une suture |
| Greffe de peau | Un fragment de peau prélevé ailleurs couvre la zone | Perte de peau étendue, ou zone où aucun lambeau n’est possible |
L’analyse au microscope et ses délais
La lésion retirée part au laboratoire d’anatomopathologie, où un médecin pathologiste l’examine au microscope. C’est l’analyse histologique, souvent appelée « anapath ». Elle concerne tout grain de beauté retiré et toute lésion dont la nature doit être confirmée.
Le résultat arrive en général en 7 à 15 jours. Le compte rendu indique la nature exacte de la lésion, bénigne ou maligne, et précise si les bords de la pièce sont sains. Le Dr Edery vous le communique et vous l’explique.
Si l’analyse montre un cancer dont un bord n’est pas sain, une reprise chirurgicale est proposée pour retirer ce qui reste. Si elle confirme un mélanome, la marge complémentaire se décide selon son épaisseur. Pour le carcinome basocellulaire, les marges recommandées sont décrites dans la fiche de la Société française de dermatologie sur le carcinome basocellulaire.
Les suites et la reprise des activités
Les suites sont en général simples. Une tension ou une gêne au niveau de la cicatrice est fréquente les deux ou trois premiers jours ; le paracétamol suffit le plus souvent. Un petit bleu ou un gonflement peut apparaître, surtout au visage et autour des yeux.
| Étape | Repère |
|---|---|
| Pansement | Soins locaux simples, selon l’ordonnance remise après l’intervention |
| Retrait des fils | Vers J5 à J7 au visage, J10 à J14 sur le corps ; pas de retrait pour des fils résorbables |
| Activités courantes | Reprise le plus souvent immédiate, avec des précautions pour la zone opérée |
| Sport | À reprendre après 2 à 4 semaines quand le mouvement tire sur la cicatrice |
| Soleil | Cicatrice protégée pendant environ 12 mois pour éviter qu’elle ne fonce |
Appelez la clinique si la cicatrice devient rouge, chaude, gonflée ou douloureuse, si elle suinte, ou si elle saigne malgré une compression de quelques minutes.
Comment évolue la cicatrice ?
Toute exérèse laisse une cicatrice, en général plus longue que la lésion elle-même : pour qu’elle se referme à plat, la peau est retirée en fuseau, une forme d’amande. Le chirurgien choisit son axe et sa technique de fermeture pour qu’elle soit fine et suive les plis naturels.
La cicatrice est rosée pendant 3 à 6 mois, puis elle s’éclaircit et s’assouplit progressivement sur 12 à 18 mois. Son aspect final dépend de la zone, de la tension de la peau, de votre âge et de votre tendance à cicatriser. Le dos, le haut du thorax et les épaules donnent plus souvent des cicatrices élargies ou épaisses que le visage.
Le massage de la cicatrice, une fois les fils retirés, et un gel ou un pansement de silicone si le Dr Edery le prescrit aident à l’assouplir. En cas de cicatrices épaisses, élargies ou chéloïdes, un traitement spécifique peut être proposé.
Y a-t-il des complications ?
Il s’agit d’une chirurgie courte et le plus souvent sous anesthésie locale, mais elle comporte les risques de tout geste chirurgical. Ils vous sont expliqués en consultation :
- saignement ou hématome sous la cicatrice dans les heures qui suivent ;
- infection de la plaie, qui se traite par des soins locaux et parfois des antibiotiques ;
- désunion d’une partie de la cicatrice, ou retard de cicatrisation, plus fréquents chez le fumeur ;
- cicatrice élargie, épaisse ou chéloïde, surtout sur le dos, le thorax et les épaules ;
- sensibilité diminuée autour de la cicatrice, le plus souvent temporaire ;
- exérèse incomplète découverte à l’analyse, qui conduit à une reprise ;
- récidive de certaines lésions, comme un kyste dont la coque n’aurait pas été retirée en entier.
Prix et remboursement
Le prix d’une chirurgie dermatologique est donné sur devis, après consultation. Il dépend de la nature de la lésion, de sa taille, de sa localisation, du mode de fermeture et du nombre de lésions retirées.
| Situation | Prise en charge |
|---|---|
| Lésion suspecte, cancer de la peau, lésion gênante ou douloureuse | Acte pris en charge par l’Assurance maladie ; le devis précise un éventuel complément d’honoraires |
| Lésion bénigne retirée pour un motif purement esthétique | Non remboursée ; tarif libre indiqué sur le devis |
| Analyse au laboratoire | Le devis vous indique ce qui reste à votre charge |
Votre mutuelle peut couvrir tout ou partie d’un complément d’honoraires selon votre contrat : transmettez-lui le devis avant l’intervention.
Prendre rendez-vous à la clinique
Les consultations ont lieu à la Clinique Spontini, 76 rue Spontini, 75016 Paris. Pour prendre rendez-vous, utilisez le formulaire de contact de la clinique. Apportez vos ordonnances en cours, le courrier de votre dermatologue s’il vous a adressé, et le compte rendu d’une éventuelle biopsie.
Les différents types de chirurgie dermatologique
- Lésions cutanées bénignes : L’exérèse de lésions cutanées bénignes vise à retirer des anomalies de la peau sans caractère cancéreux.
- Chirurgie des cancers cutanés : La chirurgie des cancers cutanés vise à retirer une lésion maligne de la peau de manière complète et contrôlée.
Questions fréquentes sur la chirurgie dermatologique
Qu’est-ce que la chirurgie dermatologique ?
C’est la chirurgie des lésions de la peau et de celles situées juste en dessous : grains de beauté, kystes, lipomes, kératoses, angiomes, carcinomes et mélanomes. Le chirurgien retire la lésion, l’envoie au laboratoire si sa nature doit être confirmée, puis referme la peau par une suture, un lambeau ou une greffe.
Comment se passe une chirurgie dermatologique ?
Après une consultation, l’intervention est programmée. Le jour venu, la zone est désinfectée et endormie par une anesthésie locale, la lésion est retirée avec une marge de peau saine, puis la plaie est refermée et couverte d’un pansement. L’ensemble dure de 15 minutes à 1 heure et vous rentrez chez vous le jour même.
Quel chirurgien consulter pour enlever un lipome à Paris ?
Un lipome se retire par une petite intervention, le plus souvent sous anesthésie locale. À Paris 16e, le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, le prend en charge à la Clinique Spontini, 76 rue Spontini. Un lipome volumineux ou profond peut demander une imagerie avant l’intervention, discutée en consultation.
Un dermatologue peut-il enlever un kyste ?
Oui, de nombreux dermatologues retirent les kystes simples. Un chirurgien plasticien est souvent sollicité pour un kyste volumineux, récidivant, situé au visage ou sur le cuir chevelu, ou quand la fermeture demande une technique particulière. Dans tous les cas, le kyste est retiré avec sa coque, en dehors d’une poussée inflammatoire.
Combien de temps faut-il pour avoir le résultat d’anapath ?
Le résultat de l’analyse anatomopathologique arrive en général en 7 à 15 jours après l’intervention. Le Dr Edery vous le communique et vous explique ce qu’il signifie, en particulier si une reprise chirurgicale est nécessaire.
L’opération fait-elle mal ?
L’injection de l’anesthésie locale pique quelques secondes, puis la zone est endormie pendant tout le geste. Après l’intervention, une tension au niveau de la cicatrice est fréquente pendant deux à trois jours ; le paracétamol suffit le plus souvent.
Toutes les lésions retirées sont-elles analysées ?
Tout grain de beauté retiré et toute lésion dont la nature doit être confirmée sont envoyés au laboratoire. L’analyse confirme le diagnostic et vérifie que les bords de la pièce sont sains. Le Dr Edery vous indique en consultation si votre lésion sera analysée.
La chirurgie dermatologique laisse-t-elle une cicatrice ?
Oui, toute exérèse laisse une cicatrice, souvent plus longue que la lésion. Elle reste rosée quelques mois puis s’éclaircit sur 12 à 18 mois. Son aspect final dépend de la zone, de la tension de la peau et de votre manière de cicatriser.
La chirurgie dermatologique est-elle remboursée ?
L’exérèse d’une lésion suspecte, d’un cancer de la peau ou d’une lésion gênante est prise en charge par l’Assurance maladie. Le retrait d’une lésion bénigne pour un motif purement esthétique n’est pas remboursé. Le devis remis en consultation précise ce qui reste à votre charge.
Quel est le prix d’une chirurgie dermatologique à Paris ?
Le prix est donné sur devis, après consultation. Il dépend de la lésion, de sa taille, de sa localisation, du mode de fermeture et du nombre de lésions retirées.
















