Le carcinome épidermoïde cutané, autrefois appelé carcinome spinocellulaire, est un cancer de la peau qui naît des kératinocytes, les cellules qui forment l’essentiel de l’épiderme. Son traitement est chirurgical : on retire la tumeur avec une bordure de peau saine, on fait analyser la pièce, puis on referme de la façon la plus adaptée à la zone. À la Clinique Spontini, 76 rue Spontini à Paris 16e, cette exérèse est réalisée par le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique. Pour une vue d’ensemble des cancers de la peau, consultez la page chirurgie des cancers cutanés.
Exérèse des carcinomes épidermoïdes à Paris 16e : à qui s’adresse cette intervention ?
L’intervention concerne les personnes chez qui un carcinome épidermoïde a été confirmé par une biopsie, ou fortement suspecté devant une lésion typique. Le plus souvent, vous arrivez adressé par votre dermatologue, avec le compte rendu d’analyse. Vous pouvez aussi consulter directement pour une lésion qui vous inquiète : le Dr Edery l’examine et, si le diagnostic n’est pas établi, commence par une biopsie cutanée. Les autres lésions de la peau opérées à la clinique sont présentées sur la page chirurgie dermatologique.
Reconnaître un carcinome épidermoïde
Il siège surtout sur les zones exposées au soleil depuis des années : visage, oreilles, lèvre inférieure, cuir chevelu dégarni, dos des mains. Il prend la forme d’une plaque ou d’un relief couleur chair ou rosé, souvent couvert de squames ou d’une croûte, ferme au toucher, qui grossit en quelques semaines ou quelques mois, peut s’ulcérer et saigner au contact. Il fait rarement mal. Selon Dermato-Info, le site d’information de la Société française de dermatologie, toute lésion chronique qui grossit, s’ulcère ou saigne doit faire penser à un carcinome et justifie une consultation. Il se distingue du carcinome basocellulaire, plus fréquent et dont le risque de métastase est inférieur à 1 % selon la même source, et du mélanome, qui naît des cellules du pigment.
Les lésions qui le précèdent
Le carcinome épidermoïde apparaît souvent sur une peau abîmée par le soleil, parfois à partir d’une kératose actinique, petite plaque rugueuse et rosée qui revient après chaque grattage. Sa forme la plus superficielle, limitée à l’épiderme, est le carcinome in situ, aussi appelé maladie de Bowen. Il peut aussi naître sur une ancienne cicatrice de brûlure, un ulcère de jambe ancien ou une plaie chronique. Les personnes à peau claire, celles qui ont travaillé longtemps en plein air et celles dont l’immunité est diminuée, en particulier après une greffe d’organe, sont plus exposées ; le tabac favorise les carcinomes de la lèvre.
Déroulement des consultations
La première consultation sert à analyser la lésion : sa taille, son épaisseur, ses limites, sa localisation, depuis quand elle est là. Le Dr Edery examine aussi les ganglions de la région et le reste de la peau exposée. Il reprend vos antécédents et vos traitements, puis vous explique le geste qu’il propose, la cicatrice à attendre et les options de reconstruction. Un temps de réflexion vous est laissé avant de fixer la date.
Chirurgie ou autre traitement : comment le choix se fait
Pour un carcinome épidermoïde localisé, le traitement de référence est la chirurgie, selon la fiche d’information patients de la Société française de dermatologie (mise à jour 2023). Son intérêt propre : la pièce retirée est analysée en entier, ce qui confirme le diagnostic et vérifie que les bords sont sains.
D’autres traitements existent et se discutent selon la forme et selon la personne :
- pour les formes superficielles, comme la maladie de Bowen, des traitements locaux sont possibles : crème au 5-fluorouracile, cryothérapie, photothérapie dynamique (une crème photosensibilisante activée par une lumière) ;
- la radiothérapie est envisagée quand la chirurgie n’est pas possible ou après l’opération dans certains cas ; la SFD précise qu’une radiothérapie postopératoire peut être discutée mais qu’elle est rarement nécessaire ;
- la chirurgie de Mohs, où les bords de la pièce sont examinés au microscope pendant l’intervention, est décrite par Dermato-Info comme techniquement plus lourde et peu développée en Europe, réservée aux lésions à haut risque de récidive.
Les formes avancées, celles qu’on ne peut pas retirer ou qui ont atteint les ganglions, relèvent d’une prise en charge en milieu cancérologique. Dans tous les cas, la SFD indique que le dossier est validé en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), une réunion où dermatologues, chirurgiens, oncologues et radiothérapeutes vérifient que le traitement suit les recommandations nationales.
Étapes de préparation avant une exérèse des carcinomes épidermoïdes
Avant de programmer l’exérèse, plusieurs points sont vérifiés.
- Le diagnostic. Une biopsie, ou une exérèse diagnostique quand la lésion est petite, confirme le carcinome et précise son sous-type.
- Les ganglions. L’examen clinique de la région de drainage est systématique ; une échographie ganglionnaire peut être demandée selon le profil de la tumeur.
- Vos traitements. Les anticoagulants et antiagrégants sont passés en revue : on ne les arrête jamais de vous-même, la conduite à tenir se décide avec le médecin qui les a prescrits.
- La stratégie. La taille, la profondeur et le siège de la tumeur déterminent la marge, le mode de fermeture et la durée du geste. Un devis détaillé vous est remis avec le déroulement et les suites prévisibles.
Le jour de l’intervention, venez avec la peau propre, sans maquillage sur la zone, et accompagné si la tumeur est proche de l’œil, car un pansement peut gêner la vue pour rentrer.
Exérèse des carcinomes épidermoïdes en pratique : technique, durée et anesthésie
Anesthésie et durée
L’exérèse se fait le plus souvent sous anesthésie locale, en ambulatoire : vous rentrez chez vous le jour même, après une courte surveillance. L’injection de l’anesthésiant pique quelques secondes ; ensuite, vous sentez qu’on touche la peau mais pas de douleur. Une anesthésie plus large peut être discutée pour une tumeur étendue ou une reconstruction longue. L’intervention dure de 30 minutes à 1 h 30, selon la taille de la lésion et la technique de fermeture.
Principes techniques
Le chirurgien dessine au feutre les limites visibles de la tumeur, puis une marge de peau saine autour. La SFD indique une marge chirurgicale comprise entre 4 et 10 mm pour un carcinome épidermoïde localisé ; le chiffre exact dépend de la taille, de la localisation et des caractéristiques de la tumeur. La pièce est retirée en profondeur jusqu’au plan sous-cutané, orientée pour que le laboratoire sache où se trouve chaque bord, puis envoyée en anatomopathologie.
Refermer : suture, lambeau ou greffe
La fermeture est choisie avant l’intervention, en fonction de la taille de la perte de peau et de la souplesse de la région.
| Fermeture | Principe | Cicatrisation indiquée par Dermato-Info |
|---|---|---|
| Suture directe | Les bords sont rapprochés en une ligne, orientée dans les plis naturels | Une semaine à dix jours |
| Lambeau local | Une peau voisine, qui garde sa vascularisation, est déplacée pour couvrir la perte | Environ trois semaines |
| Greffe de peau | Une peau prélevée ailleurs, par exemple derrière l’oreille ou au-dessus de la clavicule, est posée sur la zone | Environ deux mois |
| Cicatrisation dirigée | La plaie se referme seule sous pansements gras | Deux mois à deux mois et demi |
Au visage, sur le nez, la paupière, l’oreille ou la lèvre, la fermeture compte autant que l’exérèse : elle conditionne la cicatrice et la fonction. Les techniques sont détaillées sur les pages reconstruction faciale après exérèse et greffe de peau.
Une intervention en un ou deux temps
Pour une petite lésion bien placée, tout se fait en une seule intervention. Quand la zone oblige à rester au plus près de la tumeur, Dermato-Info décrit une chirurgie en deux temps : la tumeur est retirée, un pansement est posé, et la fermeture n’est réalisée qu’après le résultat de l’analyse, et l’on peut ainsi reprendre un bord avant de reconstruire. La reconstruction peut ainsi être immédiate ou différée ; le choix vous est expliqué en consultation.
Suites opératoires après une exérèse des carcinomes épidermoïdes : récupération et reprise
Les suites d’une exérèse simple sont en général peu douloureuses ; un antalgique courant suffit le plus souvent les premiers jours. Une tension, un gonflement ou un bleu autour de la cicatrice sont habituels, surtout au visage et près des yeux.
- Pansement : gardé propre et sec les premiers jours, puis soins locaux selon l’ordonnance remise à la sortie.
- Fils : retirés entre J7 et J14 selon la zone (plus tôt au visage, plus tard sur le dos ou les membres).
- Activité : reprise du travail en 1 à 7 jours selon la localisation ; sport et port de charges repoussés tant que la cicatrice est sous tension.
- Soleil : la cicatrice est protégée pendant plusieurs mois (vêtement, pansement ou écran solaire).
Appelez la clinique en cas de saignement qui ne s’arrête pas après une compression ferme de plusieurs minutes, de douleur qui augmente, de rougeur chaude qui s’étend ou de fièvre.
Résultats et cicatrices après une exérèse des carcinomes épidermoïdes : délai et évolution
Le résultat de l’analyse
Le compte rendu d’anatomopathologie arrive en général dans les semaines qui suivent l’intervention. Il confirme le type de tumeur, mesure son épaisseur et indique si les bords de la pièce sont sains et à quelle distance passe la tumeur. Le Dr Edery vous le remet et l’explique lors du rendez-vous de contrôle. Si un bord est atteint, une reprise chirurgicale est proposée pour compléter l’exérèse ; Dermato-Info rappelle que c’est la conduite habituelle quand la marge est insuffisante.
La cicatrice
Une cicatrice d’exérèse reste rouge et un peu épaisse pendant plusieurs semaines, puis s’assouplit et pâlit sur plusieurs mois. Son aspect final dépend de la localisation, de la tension, de la qualité de la peau et du mode de fermeture. Le massage, l’hydratation et la protection solaire l’aident à mûrir. Si elle reste épaisse ou gênante après maturation, elle peut être reprise : voir la chirurgie des cicatrices.
Risques de la chirurgie du carcinome épidermoïde
Comme toute chirurgie, l’exérèse comporte des risques, rares mais réels :
- saignement ou hématome dans les premières heures ;
- infection de la plaie ;
- désunion de la cicatrice ou retard de cicatrisation, plus fréquent chez les fumeurs, les diabétiques et sur les jambes ;
- souffrance partielle d’un lambeau ou d’une greffe ;
- cicatrice élargie, épaisse ou rétractile ;
- exérèse incomplète, découverte à l’analyse, qui impose une reprise.
Le risque propre au cancer est la récidive locale et l’extension aux ganglions. D’après Dermato-Info, le taux de métastases varie entre 2 % et 5 % selon les études, et il est plus élevé sur les muqueuses, par exemple la lèvre. Les facteurs qui augmentent ce risque sont connus : diamètre de 2 cm ou plus, épaisseur supérieure à 6 mm, envahissement des petits nerfs, certains sous-types au microscope, immunité diminuée. Ils sont relevés sur le compte rendu et orientent la surveillance.
Surveillance et prévention après un carcinome épidermoïde
La SFD indique un risque de récidive et un risque de développer d’autres cancers de la peau, d’où un examen complet régulier, pendant au moins cinq ans, avec une échographie des ganglions proposée au cas par cas. Pour les carcinomes cutanés, Dermato-Info décrit un contrôle tous les six mois la première année, puis une fois par an. Entre deux visites, consultez sans attendre devant une boule autour de la cicatrice, une boule sous la peau dans la région des ganglions ou une nouvelle lésion qui ne guérit pas.
La prévention repose sur le soleil : éviter l’exposition entre 10 h et 16 h, porter un chapeau qui couvre la nuque et les oreilles, appliquer une protection solaire contre les UVA et les UVB, et renoncer aux cabines de bronzage. Les kératoses actiniques se traitent même quand elles ne gênent pas, puisqu’elles peuvent évoluer.
Prise en charge de l’exérèse d’un carcinome épidermoïde
Le tarif de l’exérèse d’un carcinome épidermoïde n’est pas forfaitaire : il dépend de la taille de la tumeur, de sa localisation et de la reconstruction nécessaire. Il est établi sur devis, après consultation.
L’exérèse d’un cancer cutané est prise en charge par l’Assurance maladie. Selon la SFD, vous pouvez demander à votre médecin généraliste une prise en charge à 100 % au titre de l’affection de longue durée. Des honoraires complémentaires peuvent s’appliquer, en particulier pour une reconstruction ; ils figurent sur le devis remis avant l’intervention, avec ce que votre mutuelle peut couvrir. Les autres tarifs de la clinique sont sur la page nos tarifs.
Questions fréquentes sur l’exérèse des carcinomes épidermoïdes
Comment se passe l’exérèse d’un carcinome épidermoïde ?
Sous anesthésie locale le plus souvent, le chirurgien retire la tumeur avec une marge de peau saine, envoie la pièce au laboratoire, puis referme par une suture, un lambeau local ou une greffe de peau. Le geste dure de 30 minutes à 1 h 30 et vous rentrez chez vous le jour même.
Est-il urgent d’enlever un carcinome épidermoïde ?
Il n’y a pas lieu de consulter en urgence le jour même, mais il ne faut pas laisser passer des mois. Le carcinome épidermoïde grossit et peut atteindre les ganglions ; plus il est petit au moment de l’exérèse, plus le geste et la cicatrice sont limités. Une lésion croûteuse qui ne guérit pas en quelques semaines doit être montrée à un médecin.
Qui opère un carcinome épidermoïde ?
Selon Dermato-Info, l’exérèse est réalisée par un médecin expérimenté en chirurgie cutanée et dans les cancers de la peau, le plus souvent un dermatologue ou un chirurgien plasticien. À la Clinique Spontini, c’est le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, qui opère et prend en charge la reconstruction.
Quelle marge retire-t-on autour d’un carcinome épidermoïde ?
La fiche patient de la Société française de dermatologie indique une marge chirurgicale comprise entre 4 et 10 mm pour un carcinome épidermoïde localisé. La valeur retenue dépend de la taille, du siège et des caractéristiques de la tumeur, et le compte rendu d’analyse vérifie ensuite que les bords sont sains.
Le carcinome épidermoïde est-il grave ?
Il est plus agressif que le carcinome basocellulaire, car il peut donner des métastases, d’abord dans les ganglions : Dermato-Info situe ce risque entre 2 % et 5 % selon les études. Le risque augmente avec la taille, l’épaisseur, l’atteinte des nerfs, la localisation sur une muqueuse comme la lèvre et une immunité diminuée. Selon la même source, la majorité des carcinomes épidermoïdes ont un bon pronostic.
Peut-on traiter un carcinome épidermoïde sans chirurgie ?
Pour les formes superficielles comme la maladie de Bowen, des traitements locaux existent : crème, cryothérapie, photothérapie dynamique. La radiothérapie est une option quand l’opération n’est pas possible. Pour un carcinome invasif localisé, la chirurgie reste le traitement de référence, parce qu’elle permet d’analyser toute la tumeur et ses bords.
Faut-il un bilan des ganglions ?
Les ganglions de la région sont toujours examinés à la palpation. Une échographie ganglionnaire est proposée selon le profil de la tumeur, avant l’intervention ou pendant la surveillance. D’autres examens d’imagerie ne sont demandés qu’en cas de suspicion d’extension.
Que se passe-t-il si les marges ne sont pas saines ?
Si l’analyse montre qu’un bord est atteint ou trop proche, une nouvelle intervention est proposée pour retirer un complément de peau sur ce bord. C’est pour cela que, dans les zones où l’on doit économiser la peau, la fermeture peut être différée jusqu’au résultat.
Quels soins après l’exérèse d’un carcinome ?
Le pansement reste sec les premiers jours, puis les soins suivent l’ordonnance remise à la sortie. Les fils sont retirés entre J7 et J14 selon la zone. La cicatrice est protégée du soleil pendant plusieurs mois et massée une fois refermée.
La cicatrice après l’exérèse d’un carcinome sera-t-elle visible ?
Une cicatrice reste toujours, mais elle s’affine sur plusieurs mois. Sa longueur est en général plus grande que la tumeur, parce que la suture se fait en fuseau pour éviter un bourrelet aux extrémités. Au visage, le tracé suit les plis et les limites des unités du visage pour la rendre plus discrète avec le temps.
L’exérèse d’un carcinome épidermoïde est-elle remboursée ?
Oui, l’acte est pris en charge par l’Assurance maladie, et la SFD indique qu’une prise en charge à 100 % peut être demandée à votre médecin généraliste. Des honoraires complémentaires peuvent s’ajouter, notamment pour une reconstruction ; ils sont précisés sur le devis, après consultation.





