La rhinoplastie secondaire, ou rhinoplastie de révision, reprend un nez déjà opéré quand le résultat de la première intervention ne convient pas, sur le plan esthétique ou respiratoire. Elle est plus délicate qu’une première rhinoplastie : les tissus ont cicatrisé, une partie du cartilage a souvent été retirée, et il faut d’abord comprendre ce qui a été fait.
À la Clinique Spontini, elle est réalisée par le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien. Pour une première intervention, voir la page rhinoplastie à Paris 16e.
Rhinoplastie secondaire : quand faut-il une reprise chirurgicale du nez ?
Une reprise se discute quand le nez reste insatisfaisant une fois les tissus stabilisés, c’est-à-dire au moins 12 mois après la première intervention, souvent 12 à 18 mois. Avant ce délai, le gonflement et la cicatrisation interne faussent le jugement : un défaut visible à 3 mois peut s’atténuer, et les tissus sont encore trop inflammatoires pour être repris dans de bonnes conditions.
Une petite irrégularité isolée relève parfois d’une retouche limitée, une reprise plus large d’une rhinoplastie secondaire. La consultation sert à faire cette distinction.
La première consultation
Un premier résultat décevant pèse souvent plus qu’on ne le dit. Le Dr Edery prend le temps d’écouter ce qui gêne, d’examiner le nez et de comparer avec les photographies d’avant la première opération quand vous les avez. Il vous dit ce qui peut être corrigé, ce qui ne pourra pas l’être, et pourquoi. Le compte rendu opératoire de la première intervention est utile : demandez-le à votre premier chirurgien.
Indications de la rhinoplastie secondaire
Les motifs de reprise sont de trois ordres.
- Esthétiques : nez trop pincé, trop court ou trop retroussé, bosse résiduelle, pointe irrégulière ou asymétrique, narines rétractées, nez dévié.
- Respiratoires : nez bouché apparu ou aggravé après l’opération, valve nasale qui se ferme à l’inspiration, cloison restée déviée.
- Séquelles : perforation de la cloison, adhérences à l’intérieur du nez (synéchies).
Les deux plans sont souvent liés : un nez trop affiné peut à la fois paraître pincé et respirer moins bien. Les articles comment corriger un nez raté après une rhinoplastie et pourquoi ai-je le nez bouché après ma rhinoplastie détaillent ces situations.
Techniques de rhinoplastie secondaire : voie ouverte et greffons
Voie ouverte
La reprise se fait le plus souvent par voie ouverte : une petite incision sous la columelle, la bande de peau entre les narines, sert à soulever la peau pour voir directement les structures modifiées par la première opération.
Reconstruire la charpente
Quand du cartilage a été trop retiré, il faut en remettre. Les greffes reconstruisent la pointe, élargissent un dos trop étroit, rouvrent les valves nasales ou comblent une irrégularité. Le cartilage vient du patient :
- de la cloison nasale, s’il en reste assez ;
- de l’oreille, au creux de la conque, avec une cicatrice cachée derrière l’oreille ;
- de la côte, pour les reconstructions importantes.
Anesthésie et durée
L’intervention se fait sous anesthésie générale et dure de 2 à 4 heures selon l’étendue de la reprise. Elle a lieu dans une structure chirurgicale adaptée, distincte du cabinet.
Devis et délai de réflexion
Un devis détaillé vous est remis après la consultation. La loi impose au moins 15 jours entre sa remise et l’intervention (article D6322-30 du Code de la santé publique).
Résultats et cicatrices après une rhinoplastie secondaire : délai et évolution
Le gonflement principal disparaît en 3 à 4 semaines. Le résultat intermédiaire s’apprécie vers 6 mois, le résultat stabilisé entre 12 et 18 mois. La peau, déjà opérée une fois, est moins souple : elle se rétracte plus lentement sur la nouvelle charpente qu’après une première rhinoplastie.
La cicatrice de la voie ouverte, sous la columelle, est fine et s’atténue en quelques mois. Celle d’un prélèvement d’oreille est cachée derrière l’oreille.
Les cas réels du Dr Edery présentés sur cette page ne prédisent pas votre résultat.
Suites opératoires après une rhinoplastie secondaire : récupération et reprise
| Étape | Délai |
|---|---|
| Attelle sur le nez | 7 à 10 jours |
| Bleus autour des yeux | 10 à 15 jours |
| Travail sédentaire | après 10 à 14 jours |
| Lunettes posées sur le nez | à éviter pendant 6 semaines |
| Sport | après 6 à 8 semaines |
La douleur est en général modérée et répond aux antalgiques. Si du cartilage de côte a été prélevé, le thorax reste douloureux quelques jours. Le suivi est plus rapproché qu’après une première rhinoplastie : consultations à 1 semaine, 1 mois, 3 mois, 6 mois et 12 mois.
Risques et complications
Une rhinoplastie secondaire comporte les risques de toute rhinoplastie, avec une fréquence plus élevée liée aux cicatrices internes :
- un résultat encore imparfait, qui peut conduire à une nouvelle retouche ;
- une infection, un saignement ;
- une gêne respiratoire persistante ;
- une irrégularité ou un déplacement de greffe ;
- quand de la côte est prélevée, des risques propres à ce prélèvement.
Le tabac augmente ces risques : son arrêt est demandé avant et après l’intervention.
Tarif et prise en charge
La rhinoplastie secondaire est proposée dès 12 000 €. Le montant dépend de l’étendue de la reprise et des greffes ; il figure sur le devis remis après consultation. Quand la reprise corrige une gêne respiratoire documentée, la partie fonctionnelle peut être prise en charge en partie par l’Assurance Maladie ; la partie esthétique ne l’est pas. Grille complète : nos tarifs.
Questions fréquentes sur la rhinoplastie secondaire
Qu’est-ce qu’une rhinoplastie secondaire ?
C’est une nouvelle intervention sur un nez déjà opéré, pour corriger un défaut esthétique ou une gêne respiratoire laissés ou causés par la première rhinoplastie.
Combien de temps attendre avant de réopérer ?
Au moins 12 mois, souvent 12 à 18 mois, pour que les cicatrices internes aient mûri et que le résultat de la première intervention soit stable.
La rhinoplastie secondaire est-elle plus risquée ?
Elle est plus complexe : cicatrices internes, anatomie modifiée, cartilage parfois insuffisant. Le risque de devoir retoucher est plus élevé qu’après une première rhinoplastie. Ces éléments sont expliqués en consultation, cas par cas.
D’où vient le cartilage utilisé ?
De la cloison nasale s’il en reste, de la conque de l’oreille, ou de la côte pour les reconstructions importantes. Le choix dépend de la quantité nécessaire.
Peut-on corriger un nez trop pincé ?
Oui, c’est une demande fréquente. Des greffes de cartilage élargissent le dos du nez et soutiennent les ailes, ce qui améliore souvent aussi la respiration.
La voie ouverte laisse-t-elle une cicatrice ?
Oui, une fine cicatrice sous la columelle, entre les narines, qui s’atténue en quelques mois.
La rhinoplastie secondaire améliore-t-elle la respiration ?
Quand la gêne vient de la première opération (valve trop étroite, cloison déviée, cartilage manquant), la reprise peut l’améliorer en reconstruisant la charpente. Le bénéfice attendu est évalué en consultation.
Combien de reprises peut-on faire ?
Il n’y a pas de limite fixée, mais chaque reprise ajoute des cicatrices et réduit le cartilage disponible. Le recours à la côte devient alors plus fréquent.
La rhinoplastie secondaire est-elle remboursée ?
La partie fonctionnelle peut être prise en charge si une gêne respiratoire est documentée. La partie esthétique reste à votre charge. Le tarif débute à 12 000 €.






