Le ptosis est la chute du bord de la paupière supérieure. Le muscle qui ouvre l’œil, le releveur, ou son tendon ne tient plus la paupière assez haut ; la peau n’y est pour rien. La paupière peut couvrir une partie de la pupille, réduire le champ de vision vers le haut et donner un regard fatigué ou asymétrique.
La chirurgie du ptosis remonte le bord de la paupière en agissant sur ce muscle. À la Clinique Spontini, elle est réalisée par le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique, en lien avec un ophtalmologiste quand le bilan le demande.
Quand faut-il opérer une paupière tombante ?
L’intervention s’adresse aux personnes dont une paupière, ou les deux, tombe sur l’œil :
- la paupière couvre une partie de la pupille et gêne la vue vers le haut, ou la lecture ;
- vous relevez les sourcils en permanence pour dégager l’œil, ce qui fatigue le front ;
- les deux paupières ne sont pas à la même hauteur.
La gêne peut être seulement esthétique ou devenir fonctionnelle. Le ptosis se distingue de l’excès de peau des paupières, le dermatochalasis, qui se traite par blépharoplastie supérieure ; les deux coexistent souvent après 50 ans.
Une paupière qui tombe brutalement, en quelques heures ou quelques jours, en particulier avec une vision double, relève d’une consultation médicale sans délai, avant toute idée de chirurgie.
Chirurgie du ptosis : paupière et muscle releveur
Diagnostic, examens et devis avant l’opération
Consultation et diagnostic
L’examen mesure la hauteur du bord de la paupière par rapport à la pupille, la position du pli, la force du muscle releveur, la position des sourcils et la symétrie des deux yeux. Ces mesures orientent vers la cause et vers la technique. Un examen ophtalmologique complet vérifie la surface de l’œil et la vision ; un champ visuel est fait quand une gêne visuelle est invoquée.
Examens complémentaires
Dans la plupart des cas, aucun examen supplémentaire n’est nécessaire. Si une cause neurologique ou musculaire est suspectée (myasthénie, atteinte du nerf de l’œil), une imagerie ou un avis spécialisé est demandé avant toute chirurgie.
Explications et devis
Le Dr Edery explique la technique retenue, ses limites, les suites et les risques, puis remet un devis détaillé. La loi impose au moins 15 jours entre la remise du devis et une intervention à visée esthétique (article D6322-30 du Code de la santé publique).
Une technique adaptée à la cause
La technique dépend de la cause
| Situation | Geste | Voie d’abord |
|---|---|---|
| Ptosis lié à l’âge : le tendon du releveur s’est distendu ou détaché | réinsertion ou raccourcissement de l’aponévrose du releveur | incision dans le pli de la paupière |
| Ptosis modéré avec un muscle releveur actif | raccourcissement du muscle de Müller, un petit muscle situé sous le releveur | par l’intérieur de la paupière, sans incision cutanée |
| Releveur très faible, souvent ptosis congénital | suspension de la paupière au muscle du front | petites incisions cutanées |
Quand la peau de la paupière est aussi en excès, elle peut être retirée dans le même temps.
Anesthésie et durée
L’intervention se fait le plus souvent sous anesthésie locale avec sédation, sous la surveillance d’un médecin anesthésiste. Elle dure de 45 minutes à 1 heure. Pendant le geste, il vous est demandé d’ouvrir les yeux : votre participation sert à régler la hauteur de la paupière et la symétrie avec l’autre œil. L’anesthésie générale est réservée aux enfants et à certains cas complexes.
Hospitalisation
L’intervention a lieu en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même.
Les deux premières semaines
Les paupières sont gonflées et parfois marquées de bleus pendant 7 à 14 jours. La douleur est en général faible et répond aux antalgiques simples. La fermeture de l’œil peut être incomplète les premiers jours : un collyre lubrifiant et une pommade ophtalmique sont prescrits pendant 2 à 4 semaines. Les fils, quand il y en a, sont retirés après quelques jours.
La vie sociale reprend après 7 à 10 jours, selon l’évolution.
Quand la paupière trouve-t-elle sa hauteur définitive ?
La paupière est plus haute dès la fin de l’intervention, mais le gonflement fausse la hauteur les premières semaines. Le résultat se stabilise en 2 à 3 mois, quand le muscle et les tissus ont cicatrisé. L’objectif est un regard plus ouvert, des paupières à la même hauteur et un champ visuel dégagé vers le haut.
Par la voie du pli, la cicatrice est fine et se place dans le pli de la paupière. Par la voie interne, il n’y a pas d’incision sur la peau. Le résultat dépend de la cause du ptosis, de la force du muscle et de la cicatrisation de chacun.
Quels sont les risques propres à cette chirurgie ?
Le principal risque propre à cette chirurgie est une hauteur imparfaite :
- une sous-correction, la paupière restant un peu basse ;
- une surcorrection, la paupière étant trop haute, avec un œil qui se ferme mal ;
- une asymétrie résiduelle entre les deux côtés.
S’y ajoutent une sécheresse ou une irritation de l’œil transitoires, un retard de cicatrisation, et les risques de toute chirurgie (hématome, infection). Une retouche peut être discutée après 3 mois, quand le résultat est stabilisé.
Combien coûte l’opération du ptosis, et est-elle remboursée ?
Le tarif est établi sur devis, après consultation, selon la cause, la technique et le nombre de paupières. Quand le ptosis entraîne une gêne visuelle documentée par l’examen ophtalmologique et le champ visuel, une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie est possible. Quand la demande est esthétique, l’intervention reste à votre charge. Voir aussi nos tarifs.
D’où vient le ptosis ?
Le ptosis est congénital, présent dès la naissance, ou acquis. Chez l’adulte, la forme la plus fréquente est liée à l’âge : le tendon du releveur se distend ou se détache progressivement de la paupière. Un traumatisme peut aussi en être la cause.
Plus rarement, le ptosis traduit une maladie neurologique ou musculaire : myasthénie, paralysie du nerf qui commande les muscles de l’œil, syndrome de Claude Bernard-Horner. Chez l’enfant, un syndrome rare, le syndrome de Marcus Gunn, associe un ptosis à un mouvement de la paupière lors de la mastication.
Pour faire la différence entre une paupière tombante, un excès de peau et un sourcil bas, voir l’article paupières ou sourcils tombants : comment faire le diagnostic et la page blépharoplastie à Paris 16e.
Questions fréquentes sur la chirurgie du ptosis
Le ptosis est-il pris en charge par l’Assurance Maladie ?
Une prise en charge partielle est possible quand le ptosis entraîne une gêne visuelle documentée, mesurée par un champ visuel lors d’un bilan ophtalmologique. Quand la demande est seulement esthétique, l’intervention n’est pas prise en charge.
Quelle est la différence entre un ptosis et un excès de peau ?
Le ptosis est une chute du bord de la paupière due au muscle releveur ou à son tendon. L’excès de peau, ou dermatochalasis, est un surplus cutané qui retombe sur le pli ; il se corrige par blépharoplastie. Les deux peuvent coexister et être traités ensemble.
Quelle technique sera utilisée ?
Elle dépend de la cause et de la force du releveur : réinsertion de son tendon par le pli de la paupière pour le ptosis lié à l’âge, geste sur le muscle de Müller par l’intérieur pour un ptosis modéré, suspension au muscle du front quand le releveur est très faible.
L’intervention se fait-elle sous anesthésie locale ?
Oui dans la majorité des cas, avec une sédation. Sous anesthésie locale, le chirurgien peut vous demander d’ouvrir les yeux pendant l’intervention pour régler la hauteur. L’anesthésie générale est réservée aux enfants et à certains cas complexes.
Quand le résultat est-il stable ?
La paupière est plus haute dès la fin de l’intervention. Le résultat se stabilise en 2 à 3 mois, après la disparition complète du gonflement.
Y a-t-il un risque de sous-correction ou de surcorrection ?
Oui, c’est le risque principal de cette chirurgie. Une retouche peut être discutée après 3 mois si la hauteur ou la symétrie ne sont pas satisfaisantes.
Faut-il opérer le ptosis d’un enfant ?
Quand la paupière couvre la pupille, elle peut gêner le développement de la vision de l’œil concerné (amblyopie). L’indication et le moment de l’intervention se décident avec un ophtalmologiste pédiatrique.
Une paupière qui tombe après une injection de toxine botulique est-elle un ptosis à opérer ?
Non. Ce ptosis est temporaire : il disparaît à mesure que l’effet de la toxine s’estompe. Il se surveille et ne s’opère pas.
Le ptosis peut-il récidiver ?
Après la correction d’un ptosis lié à l’âge, la récidive est rare. Chez l’enfant, une reprise peut être nécessaire pendant la croissance.














