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Cheveux

Pourquoi perd-on ses cheveux ?

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Quelles sont les causes d'une perte de cheveux
Sommaire
  1. Pourquoi perd-on ses cheveux ?
  2. L’hérédité et les hormones, première cause de chute lente
  3. Pourquoi la chute arrive-t-elle des semaines après un choc ?
  4. Quelles carences et quelles maladies font perdre les cheveux ?
  5. Médicaments, chimiothérapie et coiffures serrées peuvent-ils faire t…
  6. Questions fréquentes sur la perte de cheveux cause
  7. Ce qu’il faut retenir avant de consulter

La principale perte de cheveux cause est héréditaire et hormonale, mais elle n’explique pas tout : un choc physique, une carence, un médicament ou une maladie peuvent aussi vider la brosse. Retrouver l’origine compte, parce que la conduite à tenir n’est pas la même d’un cas à l’autre. Ce texte classe les causes selon leur logique et leur délai, et dit à partir de quand il faut consulter. Le panorama des prises en charge se trouve sur la page consacrée à la chute de cheveux et à l’alopécie.

Pourquoi perd-on ses cheveux ?

On en perd d’abord parce que le cheveu vit par cycles et finit toujours par tomber. Entre 50 et 100 cheveux tombent chaque jour, et la repousse démarre aussitôt (Vidal).

Chaque cycle comprend une longue phase de croissance, de 2 à 6 ans, puis une transition très brève de 3 semaines, et enfin un repos de 2 à 3 mois au terme duquel le cheveu tombe.

Cette chute quotidienne fait donc partie du cycle normal. La perte devient anormale au-delà de 100 cheveux par jour, ou quand une zone du cuir chevelu se dégarnit plus que le reste. Les causes possibles sont très nombreuses. La plus fréquente reste l’alopécie androgénétique ; les autres formes sont passagères ou durables, étendues ou localisées. Le panorama des traitements selon la cause figure sur la page mère consacrée à l’alopécie.

L’hérédité et les hormones, première cause de chute lente

Quand la chute s’installe lentement, sur des mois ou des années, je pense d’abord à l’alopécie androgénétique. Elle résulte de l’action combinée de trois facteurs : les hormones mâles (androgènes), une prédisposition génétique et le temps (Dermato-Info).

Chez les personnes prédisposées, les follicules touchés rétrécissent peu à peu. Les cheveux repoussent de plus en plus fins et courts, et en moins grand nombre. Comme il n’y a pas de coup d’arrêt brutal, on remarque souvent le changement tard, sur des photos anciennes.

En consultation, je demande toujours si d’autres membres de la famille ont perdu des cheveux. La réponse est fréquemment oui, mais pas forcément pour le père ou la mère : l’histoire peut venir d’un grand-parent ou d’un oncle. Les mécanismes qui conduisent à la calvitie sont détaillés dans l’article sur la cause de la calvitie.

Pourquoi les cheveux tombent-ils chez la femme ?

Chez la femme, le tableau diffère : la ligne de cheveux à l’avant du front est le plus souvent conservée, alors que les cheveux deviennent plus fins et moins nombreux sur le dessus du crâne.

Plusieurs situations propres à la femme peuvent favoriser ou aggraver cette chute : la ménopause, un déséquilibre hormonal comme le syndrome des ovaires polykystiques, certaines pilules contraceptives, un manque de fer ou de vitamine B12, ou encore certains médicaments. Le plus utile est de les passer en revue une à une avec le médecin, car plusieurs peuvent s’additionner.

Pourquoi la chute arrive-t-elle des semaines après un choc ?

Parce que la perte ne se produit pas au moment du choc mais bien après lui. Dans l’effluvium télogène, jusqu’à 30 % des cheveux meurent prématurément et soudainement, mais la chute apparaît environ trois mois après le déclencheur (Vidal). Parlez au médecin de tout événement survenu dans les mois précédents, même s’il vous paraît lointain.

Après un accouchement, la chute commence environ un mois plus tard, parfois davantage chez les femmes qui allaitent. Elle est souvent liée à une carence en fer pendant la grossesse, ce qui vaut la peine d’être recherché.

Le stress joue aussi, mais avec une nuance que je tiens à rappeler. Seul un stress psychologique sévère et prolongé, donc majeur et chronique, peut déclencher ce type de chute ; les tracas habituels de la vie quotidienne ne suffisent pas. Quant au stress physique (perte de poids récente, chirurgie, maladie grave avec forte fièvre), il n’est en général pas traité, car la situation se résout d’elle-même.

Du déclencheur à la chute, puis à la repousse

  1. 2 à 3 semaines
    Chimiothérapie, quand la chute survient : après la première perfusion
  2. Environ 1 mois
    Accouchement : début de la chute
  3. Environ 3 mois
    Choc, forte fièvre ou opération : début de la chute
  4. 3 à 4 mois
    Durée habituelle d’une chute diffuse passagère
  5. 6 à 8 semaines
    Repousse après la fin d’une chimiothérapie

Combien de temps dure une chute de cheveux ?

Pour les chutes diffuses passagères, observées surtout chez les femmes, la phase active dure le plus souvent entre trois et quatre mois. La repousse est ensuite complète et, en règle générale, aucun traitement n’est nécessaire.

Un test simple, réalisé par le médecin, aide à reconnaître cette forme : on tire doucement sur une mèche. Si plus de 4 à 6 cheveux en phase de repos (télogène) viennent à chaque traction, un effluvium télogène est probable. À l’inverse, une chute qui s’installe sans fin ne relève pas de ce schéma.

Quelles carences et quelles maladies font perdre les cheveux ?

Un manque de fer ou de vitamine B12 peut aggraver la chute, et c’est précisément ce que le médecin pense à vérifier. Plusieurs causes entrent dans cette catégorie :

  • Carence en fer ou en vitamine B12, qui accentue une chute déjà présente, d’où l’intérêt de contrôler les réserves en fer et le taux de B12.
  • Stress, thyroïde, diabète, qui figurent parmi les nombreuses causes de chute chez la femme.
  • Pelade, où des plaques généralement rondes et irrégulières tombent de manière soudaine.

Quand une carence en fer ou en zinc est constatée, des suppléments peuvent être prescrits. Prendre ces produits sans bilan n’a pas de sens ; les carences en détail sont décrites dans l’article sur la carence qui provoque la chute des cheveux.

La pelade se distingue des autres causes par sa brutalité : des plaques sans cheveux surgissent sans autre cause identifiée. Elles restent le plus souvent peu étendues, et avec des corticoïdes ou des UV, les cheveux repoussent complètement chez 80 % des patients en quelques mois. Ces plaques justifient donc un avis médical rapide.

Médicaments, chimiothérapie et coiffures serrées peuvent-ils faire tomber les cheveux ?

Oui, tous trois le peuvent, par des mécanismes différents. Les anticoagulants et les médicaments utilisés contre l’hypertension, l’acné, les troubles de la thyroïde ou les crises convulsives provoquent généralement un effluvium télogène, donc la même chute diffuse retardée que celle décrite plus haut. Ne les arrêtez jamais de votre propre initiative : parlez-en à votre médecin.

Sous chimiothérapie, le risque dépend des médicaments, de la dose et de la nature des cheveux. Quand la chute survient, elle débute deux à trois semaines après la première perfusion (Vidal). Elle est temporaire : les cheveux repoussent six à huit semaines après la fin du traitement, parfois avec une structure légèrement différente.

Enfin, les colorations, les défrisages et les coiffures qui tirent sur les cheveux peuvent entraîner des chutes passagères, surtout sur des cheveux crépus. Dans l’alopécie de traction, le traitement consiste à supprimer la traction exercée sur le cuir chevelu.

Questions fréquentes sur la perte de cheveux cause

Quand s’inquiéter de la perte de cheveux ?

Au-delà de 100 cheveux perdus par jour, ou quand une zone se dégarnit plus que le reste, la perte est considérée comme pathologique. Dans ces deux situations, un avis dermatologique est justifié, tout comme pour toute chute qui sort de l’ordinaire.

Quelles sont les maladies qui font perdre les cheveux ?

Les problèmes de thyroïde, le diabète et la pelade, maladie qui laisse des plaques sans cheveux, figurent parmi les causes. La liste est longue, et c’est le médecin qui les recherche à l’examen.

Qu’est-ce qui provoque la chute des cheveux chez la femme ?

Une alopécie androgénétique, qui éclaircit le dessus du crâne, est fréquente. S’y ajoutent la ménopause, les ovaires polykystiques, la pilule, un manque de fer ou de vitamine B12, certains médicaments ou un accouchement récent.

Quelle carence provoque la chute des cheveux ?

Un manque de fer ou de vitamine B12 peut aggraver la chute. Le médecin décide d’un éventuel bilan et, si une carence est constatée, de suppléments en fer ou en zinc.

Combien de temps dure une chute de cheveux ?

Une chute diffuse passagère dure le plus souvent trois à quatre mois, puis la repousse est complète. L’alopécie androgénétique est une autre forme, durable, que le médecin distingue des chutes passagères.

Au bout de combien de chimio perd-on ses cheveux ?

Quand les cheveux tombent, c’est deux à trois semaines après la première perfusion. Cette chute n’est pas systématique, puisqu’elle varie selon le médicament et la dose.

Combien de cheveux perd-on au shampoing ?

On perd 50 à 100 cheveux par jour, au total, shampoing compris, et la repousse commence aussitôt. Un chiffre supérieur sur plusieurs jours doit vous amener à consulter.

Le stress fait-il vraiment tomber les cheveux ?

Un stress psychologique sévère et prolongé en est capable, avec quelques mois de décalage. Le stress ordinaire du quotidien n’explique pas à lui seul une chute.

Ce qu’il faut retenir avant de consulter

La cause décide de la conduite à tenir, et c’est le dermatologue qui examine le cuir chevelu pour la trouver. Selon le contexte, il peut proposer de contrôler le fer et la vitamine B12.

Prenez rendez-vous si vous perdez plus de 100 cheveux par jour, si une zone se dégarnit ou si des plaques sans cheveux apparaissent. Une chute diffuse passagère dure le plus souvent trois à quatre mois ; si la vôtre se prolonge, parlez-en à un médecin. Chez une femme, signalez aussi au médecin tout autre changement récent, comme une voix plus grave, une pilosité excessive ou des règles irrégulières. Votre médecin traitant peut être le premier interlocuteur.

À la clinique, le Dr Alimi prend en charge les cheveux lors d’une consultation d’alopécie à Paris 16e, au cours de laquelle l’indication est posée.

Portrait du Dr Daniel Alimi

Article rédigé et relu par

Dr Daniel Alimi

Médecin esthétique, médecine anti-âge et greffe de cheveux

Médecin esthétique (RPPS 10101447265), le Dr Daniel Alimi a fondé la Clinique Spontini, à Paris 16e. Diplômé en médecine morphologique et anti-âge, il pratique les injections, les traitements laser et la greffe capillaire, avec le souci de préserver l'harmonie naturelle du visage et du corps. Il rédige ou relit les articles de médecine esthétique et de greffe capillaire publiés sur ce site.

Contenu validé médicalement, mis à jour le

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