Comment se présente un carcinome basocellulaire ?
Le carcinome basocellulaire grandit lentement et donne très rarement des métastases (moins de 1 % selon Dermato-INFO, SFD), mais il peut détruire les tissus voisins s’il n’est pas retiré. Il apparaît surtout après 50 ans, sur les zones exposées au soleil, le visage en premier. Il en existe plusieurs formes (Dermato-INFO, SFD) :
- la forme nodulaire, petite boule rosée et perlée, parcourue de fins vaisseaux, la plus fréquente ;
- la forme superficielle, plaque rosée et un peu squameuse, souvent sur le tronc ;
- la forme sclérodermiforme ou infiltrante, plaque blanchâtre aux bords flous, plus étendue qu’elle n’en a l’air ;
- la forme pigmentée, brune, qui peut ressembler à un grain de beauté.
Une lésion qui saigne, forme une croûte ou ne cicatrise pas en quelques semaines doit être examinée.
Carcinome basocellulaire : siège et marge de peau saine
Les étapes de la prise en charge
- Diagnostic : examen au dermatoscope puis biopsie, ou exérèse d’emblée si la lésion est petite et typique. Voir la biopsie cutanée.
- Consultation chirurgicale : le Dr Edery vous explique la marge prévue, la cicatrice et le mode de fermeture. Signalez vos traitements, notamment les anticoagulants.
- Intervention : le plus souvent sous anesthésie locale.
- Analyse : la pièce est envoyée au laboratoire d’anatomopathologie, qui confirme le type et vérifie que les bords sont sains.
Quelles marges, quelle technique ?
La tumeur est retirée avec une bordure de peau saine, en général de 3 à 10 mm selon la forme, la taille, les limites de la lésion et son siège (SFD, fiche patient carcinome basocellulaire). Sur le visage, où chaque millimètre compte, des techniques de contrôle des marges existent, comme la chirurgie de Mohs, qui examine les bords pendant l’intervention.
Et sans chirurgie ?
Pour certaines formes dites superficielles, on peut proposer, au cas par cas, une destruction non chirurgicale : cryothérapie, photothérapie dynamique ou application d’une crème. Selon la SFD, ces techniques sont moins efficaces que la chirurgie, et elles ne donnent pas d’analyse des bords. La chirurgie reste le traitement de référence pour les formes nodulaires et infiltrantes.
Résultats et reconstruction
Et si l’exérèse est incomplète ?
Si le laboratoire trouve des cellules tumorales sur un bord de la pièce, une reprise chirurgicale est proposée pour enlever le reste de la tumeur. Pour les formes infiltrantes, ou au visage, elle peut être programmée avant la reconstruction finale. On attend alors la confirmation que les bords sont sains.
Cicatrice selon la localisation
- Nez : le défaut est souvent refermé par un lambeau de peau voisine ou par une greffe de peau totale prélevée derrière l’oreille.
- Paupière, lèvre, oreille : une reconstruction adaptée préserve la fonction (fermeture de l’œil, de la bouche).
- Front, joue, cuir chevelu, tronc : une suture directe suffit souvent.
La cicatrice évolue pendant six à douze mois. Voir la reconstruction du visage après exérèse.
Après l’exérèse
- La zone est sensible quelques jours. Des antalgiques simples suffisent en général.
- Les fils sont retirés vers J7 au visage et entre J10 et J14 sur le corps.
- La reprise du travail dépend du siège et de la reconstruction : le chirurgien vous l’indique avant l’intervention.
- Un suivi dermatologique régulier dépiste une récidive ou un nouveau carcinome, plus fréquent après un premier.
Les risques de l’intervention
Saignement, hématome, infection, désunion de la cicatrice, souffrance d’un lambeau ou non-prise d’une greffe, cicatrice visible ou rétractée, et récidive locale, surtout si l’exérèse était incomplète.
Combien coûte l’exérèse ?
Le prix est donné sur devis, après consultation. L’exérèse d’un carcinome basocellulaire, l’analyse et la reconstruction sont prises en charge par l’Assurance maladie, sur la base du tarif de la Sécurité sociale. Le devis précise un éventuel complément d’honoraires.
Questions fréquentes sur le carcinome basocellulaire
Est-il urgent d’enlever un carcinome basocellulaire ?
Ce n’est pas une urgence au sens du mélanome, car il évolue lentement. Il faut toutefois le retirer sans attendre des mois : plus il grandit, plus l’exérèse et la reconstruction sont importantes.
Un carcinome basocellulaire peut-il revenir ?
Oui, s’il n’a pas été retiré en entier. Un nouveau carcinome peut aussi apparaître ailleurs, d’où le suivi régulier et la protection solaire.
Faut-il une greffe après l’exérèse d’un carcinome du nez ?
Pas toujours. Selon la taille et le siège du défaut, le chirurgien choisit une suture, un lambeau local ou une greffe de peau totale.
Combien de temps d’arrêt de travail ?
Souvent peu ou pas pour une petite exérèse. La durée s’allonge après un lambeau ou une greffe au visage ; le chirurgien la précise en consultation.
Peut-on éviter la chirurgie ?
Pour certaines formes superficielles, oui, avec une crème, la photothérapie dynamique ou la cryothérapie. Pour les autres formes, la chirurgie reste le traitement de référence.
L’exérèse est-elle remboursée ?
Oui. Le devis précise un éventuel complément d’honoraires.





