Gynécomastie à Paris 16e : à qui s’adresse cette intervention ?
La gynécomastie est une augmentation du volume de la poitrine chez l’homme. Elle peut toucher un seul côté ou les deux. Trois formes sont à distinguer, parce qu’elles ne se traitent pas de la même façon :
- la gynécomastie vraie (glandulaire) : la glande mammaire s’est développée ; on sent sous l’aréole une masse ferme et élastique, parfois sensible ;
- l’adipomastie : l’excès est fait de graisse, souple au toucher, souvent dans un contexte de surpoids ;
- les formes mixtes, où glande et graisse sont associées.
Pour apprendre à faire la différence, voir adipomastie ou gynécomastie : comment faire la différence et glande ou graisse : la différence au toucher.
La gêne est le plus souvent esthétique et psychologique : t-shirts ajustés évités, piscine ou plage redoutées, posture voûtée pour cacher la poitrine. Elle peut être physique, avec une sensibilité ou une douleur de l’aréole.
Les causes à rechercher
Chez beaucoup d’hommes, aucune cause n’est retrouvée. D’autres fois, la gynécomastie est liée à :
- la puberté : une gynécomastie de l’adolescent est fréquente et régresse souvent d’elle-même ;
- un déséquilibre entre hormones masculines et féminines, notamment avec l’âge ;
- certains médicaments, les stéroïdes anabolisants, le cannabis ;
- plus rarement, une maladie hormonale, du foie, des reins ou une tumeur du testicule.
C’est pourquoi la chirurgie ne se discute qu’après un bilan. Traiter la cause passe avant l’opération.
Quand opérer ?
L’intervention se discute après la fin de la puberté, le plus souvent à partir de 18 ans, sur une poitrine stable depuis au moins un an et un poids stable. Chez l’adolescent, une surveillance est préférable : la gynécomastie pubertaire disparaît souvent seule. Le sport ne fait pas disparaître la glande : voir le sport peut-il corriger une gynécomastie ? et peut-on traiter une gynécomastie sans chirurgie ?.
Déroulement des consultations
La première consultation avec le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, permet d’examiner le thorax : part de glande et de graisse, qualité et excès de peau, taille et position des aréoles, symétrie. Il vous interroge sur vos traitements, votre consommation de produits, votre poids et votre sport. Le bilan est prescrit si vous ne l’avez pas encore fait. Les options techniques, les cicatrices et les suites vous sont expliquées, et un devis vous est remis.
Déroulement d’une cure de gynécomastie
Avant l’intervention : le bilan
- Échographie des seins, parfois mammographie : elle confirme la présence de glande et la distingue de la graisse. C’est aussi elle qui conditionne la prise en charge.
- Prise de sang hormonale : elle recherche un déséquilibre traitable. Une échographie des testicules peut être demandée selon l’examen.
- Consultation d’anesthésie et bilan sanguin préopératoire.
- Tabac : arrêt complet recommandé au moins un mois avant l’opération et jusqu’à cicatrisation (fiches d’information de la SOFCPRE).
- Médicaments : anticoagulants, aspirine et anti-inflammatoires se discutent avec le chirurgien et l’anesthésiste.
- Boléro de compression prescrit avant l’opération.
L’intervention
L’opération a lieu au bloc opératoire, le plus souvent sous anesthésie générale ; une anesthésie locale peut suffire pour une petite forme. Elle dure une à deux heures selon la technique. Le geste dépend de la forme :
- Adipomastie : liposuccion seule, par de petites incisions de quelques millimètres.
- Gynécomastie glandulaire ou mixte : retrait de la glande par une incision au bord inférieur de l’aréole, à la limite de la peau pigmentée, le plus souvent associé à une liposuccion pour adoucir la transition avec le reste du thorax.
- Grand excès de peau (gynécomastie très volumineuse, perte de poids importante) : la peau en trop est retirée et l’aréole remontée, au prix de cicatrices plus longues autour de l’aréole et parfois horizontales sous le relief pectoral.
Résultats et cicatrices après une gynécomastie
Le torse paraît plus plat dès les premières semaines. L’œdème met plusieurs mois à disparaître et la peau se rétracte progressivement : le résultat se juge vers 3 à 6 mois.
Les cicatrices de liposuccion sont très courtes. La cicatrice au bord de l’aréole suit la limite de couleur et devient en général discrète ; elle reste rosée les premiers mois avant de blanchir. Quand de la peau a été retirée, les cicatrices sont plus longues et plus visibles. Protégez-les du soleil pendant au moins un an.
La glande retirée ne se reforme pas en principe, mais une récidive reste possible si la cause persiste (médicaments, anabolisants, cannabis) ou en cas de prise de poids importante, qui regonfle surtout la part graisseuse.
Avant / après : patients du Dr Edery











Photos publiées par le médecin sur son compte Instagram. Chaque résultat est propre à un patient et ne préjuge pas du vôtre.
Suites opératoires après une gynécomastie
- Douleur : tension et courbatures du thorax les premiers jours, calmées par des antalgiques simples.
- Œdème et ecchymoses : habituels, ils diminuent en quelques semaines. Des zones de peau peuvent sembler cartonnées ou moins sensibles pendant un temps.
- Boléro de compression : jour et nuit pendant 4 à 6 semaines.
- Travail : reprise vers 7 à 10 jours pour un poste sans effort physique.
- Sport : marche rapidement ; sport après 4 à 6 semaines, et plus tard pour les exercices qui sollicitent les pectoraux, selon l’avis du chirurgien.
- Bain, piscine, mer : pas avant la cicatrisation complète.
- Suivi : consultations de contrôle pour surveiller la cicatrisation et le contour du thorax.
Risques et complications possibles
Ils vous sont expliqués en consultation :
- hématome, qui peut demander un geste de drainage ;
- sérome (collection de liquide) ;
- infection ;
- retard de cicatrisation, cicatrice épaisse ;
- irrégularités du contour ou creux sous l’aréole si trop de tissu est retiré, asymétrie résiduelle ;
- troubles de la sensibilité de l’aréole, en général transitoires ;
- récidive si la cause persiste.
Une retouche peut être proposée si le résultat reste incomplet après stabilisation.
Tarifs et prise en charge d’une gynécomastie à Paris 16e
Ce que prend en charge l’Assurance maladie
Le retrait chirurgical de la glande (« exérèse de gynécomastie », actes CCAM QEFA002 pour les deux côtés et QEFA011 pour un côté) peut être pris en charge. La nomenclature précise l’indication : une intervention « réalisée après bilan endocrinien, après la puberté, pour gynécomastie accusée, pouvant poser un problème d’ordre sexuel ou psychologique (en particulier gynécomastie asymétrique, douloureuse, avec distension aréolaire) » (fiche de l’acte sur ameli.fr). L’acte n’est pas soumis à une demande d’accord préalable.
La liposuccion seule, pour une adipomastie, ou un geste uniquement sur la peau relèvent de la chirurgie esthétique : ils ne sont pas remboursés.
Ce qui reste à votre charge
Même quand l’exérèse est remboursée, les dépassements d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste restent à votre charge. L’Assurance maladie ne les rembourse pas ; votre complémentaire santé peut en couvrir une partie. Envoyez-lui le devis.
Prix
Cure de gynécomastie : sur devis, après consultation, selon la forme et les gestes nécessaires (liposuccion, exérèse, peau). Tous les tarifs de chirurgie des seins sont sur la page tarifs et honoraires.
Sources
- CCAM, acte QEFA002 « Exérèse bilatérale de gynécomastie », indication et absence d’accord préalable, ameli.fr.
- SOFCPRE, fiches d’information patients, sofcpre.fr.
Questions fréquentes sur la gynécomastie
Qu’est-ce que la gynécomastie ?
Un développement de la glande mammaire chez l’homme, qui donne une poitrine d’aspect féminin. Quand l’excès est fait de graisse, on parle d’adipomastie ; les deux sont souvent associés.
Quelles sont les causes de la gynécomastie ?
Souvent aucune cause n’est trouvée. Les causes connues sont la puberté, un déséquilibre hormonal, certains médicaments, les anabolisants, le cannabis et, plus rarement, une maladie. Un bilan est fait avant toute chirurgie.
Qui consulter pour une gynécomastie ?
Votre médecin traitant ou un endocrinologue pour le bilan, puis un chirurgien plasticien pour l’opération. Le Dr Nathanel Edery reçoit à la Clinique Spontini, 76 rue Spontini, Paris 16e ; son parcours est sur la page du Dr Edery.
La musculation peut-elle faire disparaître une gynécomastie ?
Non pour la glande : elle se trouve au-dessus du muscle pectoral, qui peut même la projeter davantage. Perdre du poids réduit en revanche la part graisseuse.
La gynécomastie est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Le retrait de la glande peut l’être, sans accord préalable, quand la gynécomastie est confirmée et gênante après la puberté et après un bilan hormonal. La liposuccion seule ne l’est pas. Les dépassements d’honoraires restent à votre charge.
La mutuelle rembourse-t-elle les dépassements ?
Cela dépend de votre contrat. Le devis remis en consultation sert à le lui demander.
Comment se déroule l’intervention ?
Le plus souvent sous anesthésie générale, en une à deux heures. Liposuccion par de petites incisions, retrait de la glande par une incision au bord de l’aréole, ou les deux.
Combien de temps porter le boléro ?
Jour et nuit pendant 4 à 6 semaines.
Quand reprendre le travail et le sport ?
Le travail vers 7 à 10 jours, le sport après 4 à 6 semaines, la musculation des pectoraux plus tard, selon l’avis du chirurgien.
La gynécomastie peut-elle revenir après l’opération ?
Une récidive reste possible si la cause persiste ou après une prise de poids importante, même si la glande retirée ne se reforme pas en principe.
À partir de quel âge peut-on opérer ?
Le plus souvent après 18 ans, une fois la puberté terminée et la poitrine stable depuis au moins un an.
Quelles sont les contre-indications ?
Une cause médicale non explorée ou non traitée, une obésité non stabilisée, un tabagisme non interrompu, un trouble de la coagulation.










