Que peut-on opérer ?
La chirurgie intime féminine corrige une particularité de la vulve, du vagin ou du périnée lorsqu’elle gêne au quotidien : frottements dans un jean ou un maillot, douleur au sport ou pendant les rapports, difficulté d’hygiène, ou retentissement sur l’image de soi. La taille et la forme des lèvres varient beaucoup d’une femme à l’autre, sans norme (ACOG, avis n° 795) : la consultation sert d’abord à faire la part entre une variation normale et une gêne qui justifie un geste.
Petites lèvres : la nymphoplastie
La nymphoplastie, ou labiaplastie, retire l’excédent de muqueuse des petites lèvres qui dépassent des grandes lèvres. Deux techniques existent : la résection le long du bord, ou la résection en V qui conserve le bord naturel. Si vous cherchez d’abord à savoir si vos petites lèvres sont dans la norme, voir la page hypertrophie des petites lèvres.
Capuchon et clitoris
La réduction du capuchon clitoridien, aussi appelée dégagement du clitoris, retire l’excès de peau qui recouvre le gland du clitoris ; elle est souvent associée à une nymphoplastie. La clitoridoplastie porte sur le clitoris lui-même, notamment sa réparation après une excision.
Grandes lèvres et mont de Vénus
Des grandes lèvres qui ont perdu leur volume avec l’âge ou un amaigrissement peuvent être regonflées avec votre propre graisse : c’est le lipofilling des grandes lèvres. À l’inverse, des grandes lèvres trop volumineuses ou un mont de Vénus bombé se traitent par lipoaspiration.
Vagin, périnée et hymen
La vaginoplastie resserre un vagin relâché, le plus souvent après des accouchements ; la périnéoplastie reconstruit la zone entre l’entrée du vagin et l’anus. L’hyménoplastie reconstitue une membrane à l’entrée du vagin. L’augmentation du point G fait l’objet d’une page à part, qui dit aussi ce que l’on en sait.
Chirurgie intime féminine : zones traitées
Ce qui ne relève pas d’abord de la chirurgie
Plusieurs gênes intimes se traitent sans bloc opératoire. Une sécheresse, des brûlures ou des douleurs pendant les rapports, fréquentes après la ménopause, appellent d’abord un avis gynécologique. Un relâchement après l’accouchement se travaille d’abord en rééducation du périnée. Une difficulté sexuelle sans particularité anatomique relève d’une consultation de sexologie. Le Dr Edery vous oriente vers ces prises en charge quand elles répondent mieux à votre demande.
Comment se passent la consultation et l’intervention ?
La consultation a lieu à la Clinique Spontini, dans un cadre confidentiel. Vous décrivez la gêne et les situations où elle apparaît ; l’examen, fait avec votre accord, analyse la forme, la longueur et la symétrie des lèvres, le capuchon, l’entrée du vagin. Le Dr Edery vous explique ensuite ce qu’une intervention peut changer, ce qu’elle ne changera pas, et ses suites. Un devis détaillé vous est remis ; la loi impose au moins quinze jours de réflexion avant une chirurgie esthétique (Code de la santé publique, art. L6322-2).
- Lieu : un bloc opératoire en établissement autorisé, distinct du lieu de consultation.
- Anesthésie : locale avec sédation ou générale, selon le geste et votre souhait, décidée avec l’anesthésiste.
- Durée : de 45 à 90 minutes en moyenne.
- Hospitalisation : ambulatoire, retour à domicile le jour même.
- Gestes associés : nymphoplastie, réduction du capuchon et lipofilling des grandes lèvres peuvent être réalisés dans la même intervention.
Les suites et la reprise des activités
Les premiers jours, un œdème et une sensibilité locale sont attendus ; des tiraillements sont atténués par des antalgiques simples et par la glace. Les fils sont résorbables et ne s’enlèvent pas. Des vêtements amples et des sous-vêtements en coton sont préférables les deux premières semaines ; il faut bien sécher la zone après la douche et après chaque passage aux toilettes pour éviter la macération.
- Arrêt de travail : de 3 à 7 jours selon l’intervention et le poste occupé.
- Vélo et vêtements serrés : à éviter pendant 3 semaines.
- Rapports, tampons, bains, piscine et sport soutenu : pas avant la consultation de contrôle, en général vers un mois, puis reprise entre 4 et 6 semaines selon la cicatrisation.
- Cicatrisation complète : environ six semaines.
Ces délais reprennent la fiche d’information du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF et SCGP, « Nymphoplastie et vulvo-périnéoplastie », 2024). Saignement important, fièvre, pertes malodorantes ou douleur inhabituelle doivent faire appeler la clinique.
Résultats, cicatrices et risques
Pour une nymphoplastie, le résultat ne se juge pas avant deux mois, et l’aspect final des cicatrices demande un an (CNGOF, fiche citée). Les incisions suivent les plis et le bord des muqueuses ; elles restent en général discrètes, leur qualité dépend de la cicatrisation de chacune et de l’arrêt du tabac.
Selon la même fiche, le principal risque est la désunion d’une cicatrice après un hématome, soignée le plus souvent par des soins locaux. Plus rarement : nécrose localisée de la peau ou de la muqueuse, douleurs pendant les rapports (exceptionnelles, en général transitoires), modification de la sensibilité des petites lèvres (très rare, le plus souvent transitoire, récupérée en trois à six mois). Les risques propres à chaque geste sont détaillés sur sa page.
Combien coûte une chirurgie intime féminine ?
Chirurgie intime féminine : sur devis, après consultation (tarifs de la clinique). Le devis précise les honoraires, l’anesthésie et les frais d’établissement. À visée esthétique, ces interventions ne sont pas remboursées. Une prise en charge peut être étudiée pour une hypertrophie des petites lèvres qui cause une gêne fonctionnelle médicalement constatée. La réparation du clitoris après excision est un acte de chirurgie réparatrice pris en charge par la Sécurité sociale (HAS, 2020).
Foire aux questions
Les questions que l’on se pose avant de choisir une intervention.
Mes petites lèvres dépassent : est-ce anormal ?
Non, pas en soi. Leur longueur varie beaucoup d’une femme à l’autre. Une intervention se discute quand elles gênent : frottements, irritations, douleur au sport ou pendant les rapports.
Le capuchon du clitoris peut-il être traité en même temps ?
Oui. Quand le capuchon est épais ou long, sa réduction est souvent associée à la nymphoplastie, sous la même anesthésie.
Après un accouchement, faut-il une chirurgie ?
Pas d’emblée. La rééducation du périnée vient d’abord ; la vaginoplastie se discute si une gêne persiste après la rééducation.
Les interventions en un coup d’œil
| Intervention | Ce qu’elle traite | Nature du geste |
|---|---|---|
| Nymphoplastie | Petites lèvres qui dépassent et gênent | Chirurgie |
| Réduction du capuchon clitoridien | Excès de peau qui recouvre le clitoris | Chirurgie |
| Clitoridoplastie | Clitoris, réparation après excision | Chirurgie réparatrice |
| Lipofilling des grandes lèvres | Perte de volume des grandes lèvres | Chirurgie, greffe de votre graisse |
| Lipoaspiration du mont de Vénus | Pubis bombé | Chirurgie |
| Vaginoplastie | Relâchement vaginal | Chirurgie |
| Hyménoplastie | Reconstruction de l’hymen | Chirurgie |
| Augmentation du point G | Paroi antérieure du vagin | Injection ou lipofilling |
Pour les interventions de l’homme, voir la chirurgie intime masculine ; pour l’ensemble, la page chirurgie intime à Paris.
Votre chirurgien
Le Dr Nathanel Edery est chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique (RPPS 10102261806). Il a fait son internat de chirurgie plastique à la faculté de médecine Paris 7 Diderot et il est assistant spécialiste au Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph depuis 2020. Il consulte à la Clinique Spontini, 76 rue Spontini, Paris 16e. Voir son profil complet.
Les différents types de chirurgie intime féminine
- Nymphoplastie : La nymphoplastie correspond à une chirurgie de réduction des petites lèvres.
- Hypertrophie des petites lèvres : L’hypertrophie des petites lèvres correspond à un développement excessif des lèvres internes de la vulve.
- Vaginoplastie : La vaginoplastie vise à réduire le diamètre vaginal lorsque les tissus et la musculature présentent un relâchement.
- Reconstruction de l’hymen : L’hyménoplastie correspond à une reconstruction chirurgicale de l’hymen, fine membrane située à l’entrée du vagin.
- Augmentation du point G : L’augmentation du point G repose sur une injection d’acide hyaluronique au niveau de la paroi antérieure du vagin.
- Clitoridoplastie : La clitoridoplastie corrige un excès de peau du capuchon clitoridien responsable d’une gêne dans l’habillement, lors des rapports ou d’une insatisfaction esthétique.
- Réduction du capuchon clitoridien : La réduction du capuchon clitoridien, aussi appelée préputioplastie clitoridienne ou désenfouissement du clitoris, correspond à une intervention de chirurgie intime féminine.
- Lipofilling des grandes lèvres : Le lipofilling des grandes lèvres correspond à une augmentation de volume par réinjection de graisse autologue.
Questions fréquentes sur la chirurgie intime féminine
La chirurgie intime féminine est-elle remboursée ?
Pas lorsqu’elle est esthétique. Une prise en charge peut être étudiée pour une gêne fonctionnelle médicalement constatée, et la réparation du clitoris après excision est prise en charge par la Sécurité sociale.
Quel est le prix d’une chirurgie intime féminine à Paris ?
Sur devis, après consultation. Le montant dépend du geste, de l’anesthésie, de la durée et des gestes associés.
L’intervention est-elle douloureuse ?
Elle se fait sous anesthésie. Ensuite, la gêne prend la forme de tiraillements et d’un gonflement, atténués par des antalgiques simples et la glace la première semaine.
Quand peut-on reprendre les rapports sexuels ?
Pas avant la consultation de contrôle, en général vers un mois, puis entre 4 et 6 semaines selon la cicatrisation, avec l’accord du chirurgien. Les tampons suivent le même délai.
Les cicatrices se voient-elles ?
Elles suivent les plis et le bord des muqueuses et restent en général discrètes. Leur aspect final s’apprécie après un an.
Y a-t-il un risque pour la sensibilité ?
Une modification de la sensibilité des petites lèvres est décrite par le CNGOF comme très rare et le plus souvent transitoire, avec une récupération en général en trois à six mois.
Peut-on combiner plusieurs gestes en une seule intervention ?
Oui. Nymphoplastie, réduction du capuchon et lipofilling des grandes lèvres peuvent être réalisés sous la même anesthésie quand l’examen le justifie.
Combien de temps dure l’arrêt de travail ?
De 3 à 7 jours selon l’intervention et l’activité professionnelle.
À partir de quel âge ?
Elles s’adressent aux femmes majeures. Chez une adolescente, la priorité est d’expliquer la variabilité normale de l’anatomie, comme le recommande l’ACOG (avis n° 686).
Une consultation est-elle obligatoire avant l’intervention ?
Oui. Elle pose l’indication, explique les techniques et les suites, et ouvre le délai légal de réflexion de quinze jours qui suit la remise du devis.




