Les poignées d’amour sont des amas de graisse situés sur les flancs, entre la taille et le haut des fesses, qui débordent au-dessus de la ceinture. La liposuccion des hanches les retire par aspiration, à l’aide de canules fines introduites par des incisions de quelques millimètres. Elle redessine la taille, de face comme de profil ; elle ne fait pas maigrir. À la Clinique Spontini, le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, consulte, opère et assure le suivi. Pour l’ensemble des zones et des techniques, voir la page liposuccion à Paris 16e.
À qui s’adresse une liposuccion des poignées d’amour ?
Elle s’adresse aux femmes et aux hommes qui gardent un bourrelet sur les flancs malgré une alimentation équilibrée et une activité régulière. Trois conditions comptent davantage que le chiffre de la balance : un poids stable depuis plusieurs mois, une graisse que l’on peut pincer entre les doigts, et une peau assez tonique pour se rétracter sur le nouveau contour.
En cas de surpoids important, une perte de poids est conseillée avant d’envisager l’intervention. La liposuccion ne retire que la graisse située sous la peau ; la graisse profonde, autour des organes, lui échappe, ce qui explique qu’un ventre ferme et bombé chez l’homme ne réponde pas toujours comme on l’espère.
Liposuccion seule ou geste associé ?
L’examen des flancs, du ventre et du dos oriente vers l’un de ces gestes. Le choix se fait en consultation, une fois la peau pincée et tirée.
| Ce que montre l’examen | Intervention discutée |
|---|---|
| Bourrelet localisé sur les flancs, peau tonique | Liposuccion des hanches et des poignées d’amour |
| Graisse sur les flancs et le ventre | Liposuccion associée du ventre, la combinaison la plus fréquente (voir la liposuccion du ventre) |
| Bourrelet qui se prolonge vers le dos ou sous l’omoplate | Liposuccion associée du dos et du haut du corps |
| Peau un peu moins ferme | Liposuccion avec radiofréquence BodyTite, qui aide la peau à se rétracter |
| Peau relâchée, excès de peau sur le bas du ventre | La liposuccion seule aggraverait l’aspect ; une abdominoplastie se discute |
La graisse de la culotte de cheval, plus bas sur la cuisse, est une autre zone, souvent confondue avec les hanches : notre article liposuccion de la culotte de cheval, des hanches et des cuisses fait la différence.
Comment se passent les consultations avant l’intervention ?
Deux consultations précèdent l’intervention. Lors de la première, le Dr Edery examine la répartition de la graisse sur les flancs, le ventre et le bas du dos, l’épaisseur que l’on peut pincer et la qualité de la peau. Il note vos antécédents, vos traitements et vos attentes, prend des photographies médicales et vous explique ce que l’intervention peut changer et ce qu’elle ne changera pas.
Le devis daté vous est remis à cette occasion. Pour un acte de chirurgie esthétique, quinze jours au moins doivent séparer sa remise de l’intervention (article D6322-30 du Code de la santé publique). Un bilan sanguin et une consultation d’anesthésie complètent la préparation ; l’arrêt du tabac et de certains médicaments est demandé selon les cas.
Comment se déroule l’intervention ?
L’intervention a lieu au bloc opératoire d’un établissement autorisé, distinct des locaux de consultation. Elle se fait sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale avec sédation, selon l’étendue des zones traitées, et dure une à deux heures.
- Les incisions, de 3 mm environ, sont placées dans les plis naturels, au-dessus des fesses ou sur le côté de la taille.
- Une solution de sérum, d’anesthésique local et d’adrénaline est infiltrée pour limiter le saignement et les ecchymoses.
- La graisse est aspirée avec des canules fines, en passages croisés et par couches successives, puis la zone est lissée pour limiter les irrégularités.
- Les incisions sont refermées et la gaine de contention est posée avant le réveil.
La sortie se fait le plus souvent le jour même. Quand les hanches sont traitées avec le ventre ou le dos, le volume total aspiré reste dans une limite compatible avec la sécurité, fixée avec l’anesthésiste.
Combien de temps faut-il pour récupérer ?
Les premiers jours ressemblent à de fortes courbatures, soulagées par des antalgiques simples. Le lever et la marche sont encouragés dès le jour de l’intervention.
| Période | Repère |
|---|---|
| Jour même et lendemain | Marche, lever régulier |
| Jours 3 à 5 | Reprise d’un travail de bureau ; compter 7 à 10 jours pour un travail physique |
| Semaines 1 à 3 | Ecchymoses et œdème, qui diminuent progressivement |
| Semaines 1 à 3 | Gaine portée jour et nuit |
| Semaines 4 à 6 | Gaine portée le jour seulement |
| Vers le 15e jour | Activité cardio douce |
| Vers 6 semaines | Reprise complète du sport |
Un arrêt de travail ne peut pas être prescrit pour une chirurgie esthétique : prévoyez des congés. Une douleur vive qui augmente, de la fièvre ou un mollet gonflé et douloureux doivent être signalés sans attendre. Des consultations de contrôle suivent l’évolution.
Que peut-on attendre du résultat ?
La taille paraît plus fine dès que l’œdème diminue, puis le contour s’affine pendant plusieurs mois, à mesure que la peau se rétracte. Le résultat s’apprécie entre 3 et 6 mois. Les incisions de 3 mm, cachées dans les plis, sont rosées au début puis s’estompent ; une protection solaire est conseillée les premiers mois.
La graisse peut-elle revenir ?
Les cellules aspirées sont retirées, mais le corps défend sa masse grasse. Dans un essai randomisé chez 32 femmes non obèses, un an après une liposuccion de petit volume du bas du ventre, des hanches ou des cuisses, la différence de masse grasse avec le groupe témoin avait disparu, de la graisse s’étant reconstituée sur le ventre (Hernandez et al., Obesity, 2011). Un poids stable et une activité régulière comptent donc autant que le geste. Notre article la graisse revient-elle après une liposuccion ? détaille ce point.
Quels sont les risques ?
Comme toute chirurgie, la liposuccion des flancs comporte des risques, expliqués en consultation avec la conduite à tenir :
- hématome, sérome (collection de liquide sous la peau), infection
- irrégularités de surface ou asymétrie entre les deux côtés, qui peuvent demander une retouche
- troubles transitoires de la sensibilité de la peau
- retard de cicatrisation au niveau d’une incision
- phlébite et embolie pulmonaire, que le lever précoce aide à prévenir ; les autres mesures dépendent du volume traité et de votre profil.
La précision du geste compte plus que la quantité retirée : laisser une épaisseur régulière de graisse sous la peau limite les creux et les vagues.
Quel est le prix de l’intervention ?
Le tarif est établi sur devis, après consultation. Il dépend de l’étendue des flancs à traiter, des zones associées dans la même intervention et du type d’anesthésie. Pour repère, la grille de la clinique publie la liposuccion haute définition dès 6 000 € pour une zone et dès 8 000 € pour deux zones. L’intervention, à visée esthétique, n’est pas remboursée par l’Assurance maladie.
Pour une approche sans chirurgie des petits volumes, le Dr Daniel Alimi, médecin esthétique, propose des soins de médecine esthétique du corps ; leur effet n’est pas comparable à celui d’une liposuccion.
Une demande fréquente, chez la femme comme chez l’homme
Les flancs font partie des zones les plus souvent traitées. Chez la femme, la graisse se répartit souvent des hanches vers le haut des cuisses, et l’intervention cherche une ligne continue de la taille à la cuisse. Chez l’homme, le bourrelet se concentre au-dessus de la ceinture et s’associe volontiers à un ventre plus ferme ; le traiter avec le ventre affine la silhouette de profil.
Dans les deux cas, l’intervention retire un dépôt localisé sur un poids stable. Elle ne remplace ni l’alimentation ni l’activité physique, qui conservent le résultat.
Questions fréquentes sur la liposuccion des poignées d’amour
Les poignées d’amour partent-elles avec le sport ?
Pas toujours. Chez beaucoup de personnes, cette graisse persiste malgré une activité régulière et un poids stable, parce que sa répartition dépend surtout de la constitution. C’est dans ce cas que la liposuccion se discute.
La liposuccion des hanches convient-elle aux hommes ?
Oui, c’est une demande fréquente chez l’homme. L’examen fait la part entre la graisse sous la peau, que la liposuccion retire, et la graisse profonde du ventre, sur laquelle elle n’agit pas.
Combien de centimètres de tour de taille peut-on perdre ?
Cela dépend de l’épaisseur de graisse au départ et de la qualité de la peau, et aucun chiffre ne peut être promis. L’objectif est un contour plus net, pas une perte de poids ; les photographies prises avant et après servent à juger le changement.
Le résultat dure-t-il ?
Les cellules graisseuses aspirées sont retirées du corps. En cas de prise de poids, celles qui restent grossissent et une partie de la graisse peut se reconstituer ailleurs, en particulier sur le ventre. À poids stable, le contour obtenu se maintient.
Peut-on traiter les hanches et le ventre en même temps ?
Oui, c’est l’association la plus fréquente : elle affine la taille de face et de profil. Le bas du dos peut aussi être traité dans la même intervention, dans la limite d’un volume total compatible avec la sécurité.
Combien de temps faut-il porter la gaine ?
Six semaines : jour et nuit pendant les trois premières, puis le jour pendant les trois suivantes. Elle limite l’œdème et aide la peau à se rétracter sur le nouveau contour.
Quand peut-on reprendre le sport ?
La marche dès le lendemain, une activité cardio douce vers le quinzième jour et le sport complet vers six semaines, selon l’évolution constatée en consultation.
La liposuccion des hanches laisse-t-elle des cicatrices ?
Elle laisse des incisions d’environ 3 mm, placées dans les plis naturels. Elles sont rosées les premières semaines puis s’estompent ; elles restent discrètes mais ne disparaissent pas complètement.
Y a-t-il un risque d’irrégularités ?
Oui, des irrégularités de surface ou une petite asymétrie peuvent survenir. Des canules fines, des passages croisés et une épaisseur de graisse laissée régulière sous la peau les limitent ; une retouche se discute après plusieurs mois si elles persistent.
Combien de jours faut-il prévoir avant de reprendre le travail ?
Trois à cinq jours pour un travail de bureau, sept à dix jours pour un travail physique. Un arrêt de travail ne pouvant pas être prescrit pour une chirurgie esthétique, prévoyez des congés.












