La septoplastie corrige une déviation de la cloison nasale, ou septum. Cette paroi sépare les deux fosses nasales ; elle est faite de cartilage à l’avant et d’os à l’arrière, recouverts de muqueuse. Quand elle est nettement déviée, elle réduit le passage de l’air d’un côté, parfois des deux.
L’objectif de l’intervention est de mieux respirer par le nez. Elle ne change pas la forme extérieure du nez. À la Clinique Spontini, elle est réalisée par le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, seule ou associée à une rhinoplastie.
Quand une cloison déviée doit-elle être opérée ?
Beaucoup de cloisons sont légèrement déviées sans gêner personne. Une déviation sans symptôme ne demande aucun traitement. La septoplastie s’adresse aux personnes chez qui la déviation entraîne :
- un nez bouché en permanence, d’un côté ou des deux ;
- une respiration difficile en position allongée, une respiration par la bouche, des ronflements ;
- des sinusites à répétition.
Septoplastie : où se situe la cloison nasale
Un traitement médical est d’abord essayé, notamment un traitement nasal décongestionnant. La chirurgie se discute quand il ne suffit pas.
Le nez peut aussi être bouché par des cornets trop volumineux, ces reliefs de la paroi latérale des fosses nasales qui gonflent avec l’allergie ou l’irritation. L’examen recherche cette cause, qui ne se traite pas par la septoplastie seule. Pour vérifier si votre cloison est en cause, lire comment savoir si sa cloison nasale est déviée.
Cloison ou cornets, comment faire la différence ?
Une cloison déviée bouche le nez de façon fixe, le plus souvent toujours du même côté. Des cornets gonflés donnent plutôt une gêne qui varie, passe d’une narine à l’autre et s’aggrave en position allongée ou au contact d’un allergène. Les deux causes peuvent s’associer ; l’examen de l’intérieur du nez fait la part des choses.
La déviation peut exister depuis l’enfance, sans cause connue, ou faire suite à un choc sur le nez, parfois ancien.
Que se passe-t-il avant l’intervention ?
Examen et bilan
La consultation porte sur vos symptômes, leur ancienneté et les traitements déjà essayés. L’examen de l’intérieur du nez repère la déviation et l’état des cornets ; un scanner des fosses nasales peut compléter le bilan pour objectiver la déviation. Le Dr Edery vous explique le geste, les suites et les risques.
Préparation
Une consultation d’anesthésie est obligatoire avant l’intervention. L’arrêt du tabac est demandé avant et après l’opération (Assurance Maladie, traitement d’une déviation de la cloison nasale).
Qui opère la cloison ?
La septoplastie est pratiquée par des chirurgiens ORL et par des chirurgiens plasticiens formés à la chirurgie du nez. Le Dr Edery est titulaire d’un diplôme universitaire de rhinoplastie esthétique et fonctionnelle.
Comment se déroule l’opération ?
L’intervention se fait sous anesthésie générale, par les narines, sans incision sur la peau. Le chirurgien soulève la muqueuse, redresse, remodèle ou retire les portions déviées du cartilage et de l’os, en gardant la charpente qui soutient le nez, puis remet la muqueuse en place.
Pour que le nez reste soutenu, le chirurgien conserve une bande de cartilage solide en forme de L, sous le dos du nez et à l’avant, derrière la columelle. C’est cette charpente qui évite au nez de s’affaisser ; la partie déviée, plus en arrière et au centre, est redressée ou retirée.
Elle dure de 30 à 60 minutes pour une septoplastie seule. Elle a lieu dans une structure chirurgicale adaptée, distincte du cabinet, le plus souvent en ambulatoire : vous arrivez le matin et rentrez le soir. Si une hospitalisation est nécessaire, elle dure de 1 à 3 jours selon l’Assurance Maladie.
En fin d’intervention, des plaques souples en silicone sont placées le long de la cloison pour la maintenir droite pendant environ une semaine ; un méchage simple, quand il est utilisé, est retiré dans les 24 heures.
À quoi ressemblent les deux premières semaines ?
Les premiers jours, le nez est bouché par le gonflement et les plaques : on respire par la bouche, en buvant régulièrement de petites gorgées d’eau. La douleur est en général modérée et répond aux antalgiques.
- Lavages des fosses nasales à l’eau salée, pour éliminer les croûtes.
- Se moucher très doucement, éternuer la bouche ouverte.
- Pas d’effort intense ni de natation pendant environ deux semaines ; le sport reprend ensuite avec l’accord du chirurgien, et les sports de contact attendent 2 mois.
- Arrêt de travail : environ 7 à 14 jours selon l’Assurance Maladie, quand l’intervention est prise en charge ; la durée dépend du métier et des suites.
Dormez sur le dos, la tête légèrement surélevée, les premières nuits. Évitez la chaleur les premiers jours (sauna, bain très chaud, exposition prolongée au soleil), car elle favorise les saignements.
Quand appeler sans attendre ?
Contactez le chirurgien sans attendre le prochain rendez-vous en cas de :
- saignement abondant qui ne s’arrête pas ;
- fièvre ou douleur du nez qui augmente ;
- nez qui se rebouche brutalement avec une douleur, signe possible d’un hématome de la cloison.
Quels résultats sur la respiration, et à quel moment ?
La respiration s’améliore nettement au retrait des plaques, vers le 7e jour, puis continue de progresser pendant 2 à 3 mois, à mesure que la muqueuse dégonfle. La cicatrisation complète demande environ 2 mois et le résultat est évalué à 3 mois.
Les incisions sont faites à l’intérieur du nez, par les narines ; l’Assurance Maladie décrit une intervention sans cicatrice externe. Le résultat dépend de la qualité de l’indication et des soins après l’opération.
Quels sont les risques ?
Les complications citées par l’Assurance Maladie sont :
- un hématome de la cloison, qu’il faut parfois drainer ;
- des saignements du nez ;
- un larmoiement passager, une insensibilité temporaire des dents du haut ;
- une infection, qui se manifeste par une douleur du nez ou de la fièvre ;
- des adhérences à l’intérieur du nez, responsables d’une obstruction persistante ;
- plus rarement, une perforation de la cloison (sifflement, croûtes, petits saignements), qui peut demander une réparation.
Une gêne peut persister si une autre cause, comme des cornets volumineux, n’a pas été traitée. Le suivi après l’intervention sert à repérer tôt ces situations.
Combien coûte une septoplastie à Paris, et est-elle remboursée ?
Quand la déviation entraîne une gêne respiratoire établie, la septoplastie est une chirurgie fonctionnelle prise en charge par l’Assurance Maladie, sur la base de ses tarifs. Si un geste esthétique est associé, comme dans une septorhinoplastie, cette partie reste à votre charge. Les honoraires sont établis sur devis, après consultation, et le devis précise ce qui reste à votre charge.
Et si l’on veut aussi changer la forme du nez ?
Une septoplastie seule ne modifie pas l’aspect du nez. Quand la déviation de la cloison s’accompagne d’une déformation visible, ou que vous souhaitez aussi changer la forme du nez, les deux gestes peuvent être faits ensemble : c’est la septorhinoplastie. Une seule anesthésie, une seule convalescence, mais une intervention plus longue, de 1 h 30 à 2 h 30, avec un gonflement et des bleus visibles les premiers jours.
La part fonctionnelle reste prise en charge ; la part esthétique est à votre charge et suit les règles de la chirurgie esthétique, dont le délai de réflexion de 15 jours après la remise du devis (article D6322-30 du Code de la santé publique). Voir aussi la rhinoplastie est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?.
Questions fréquentes sur la septoplastie
La septoplastie est-elle remboursée ?
Oui, quand elle corrige une gêne respiratoire établie, elle est prise en charge par l’Assurance Maladie sur la base de ses tarifs. Le geste esthétique éventuellement associé reste à votre charge.
Quelle différence entre septoplastie et rhinoplastie ?
La septoplastie redresse la cloison à l’intérieur du nez pour améliorer la respiration. La rhinoplastie modifie la forme extérieure du nez. La septorhinoplastie associe les deux.
Y a-t-il des mèches après l’intervention ?
On utilise le plus souvent des plaques souples en silicone, laissées environ une semaine. Un méchage, quand il est posé, est retiré dans les 24 heures.
Combien de temps le nez reste-t-il bouché ?
Il reste bouché les premiers jours, tant que les plaques sont en place et que la muqueuse est gonflée. La respiration s’améliore nettement vers le 7e jour, puis continue de progresser pendant 2 à 3 mois.
Comment dormir après une septoplastie ?
La respiration se fait par la bouche les premières nuits : gardez de l’eau à portée de main pour éviter la sécheresse de la bouche et de la gorge, et suivez les consignes de soins remises après l’intervention.
Le nez change-t-il d’aspect après une septoplastie seule ?
Non. La septoplastie corrige la cloison sans toucher à la charpente extérieure du nez.
Combien de temps dure l’arrêt de travail ?
Environ 7 à 14 jours selon l’Assurance Maladie, quand l’intervention est prise en charge. La durée dépend du métier et des suites.
La cloison peut-elle se dévier de nouveau ?
C’est rare. Le cartilage peut garder une tendance à reprendre sa forme ; une reprise est possible si la gêne revient.
Peut-on faire une septoplastie sous anesthésie locale ?
Rarement. L’anesthésie générale est la règle ; l’anesthésie locale est réservée à des corrections très limitées.
La septoplastie remet-elle le nez droit ?
Non, pas à elle seule. Elle redresse la cloison à l’intérieur du nez. Si le nez est aussi dévié à l’extérieur, il faut une septorhinoplastie, qui corrige en plus la charpente visible.
La septoplastie fait-elle mal ?
La douleur est en général modérée et répond aux antalgiques. Les premiers jours, la gêne vient surtout du nez bouché et de la respiration par la bouche.
La septoplastie traite-t-elle les ronflements ?
Elle peut les réduire quand ils viennent d’un nez bouché. Les ronflements ont souvent d’autres causes, dans la gorge notamment ; la septoplastie seule ne les fait donc pas toujours disparaître.
Comment savoir si l’on a besoin d’une septoplastie ?
Un nez bouché en permanence, souvent du même côté, qui ne cède pas au traitement médical, oriente vers la cloison. L’examen de l’intérieur du nez, parfois complété par un scanner, confirme la déviation et vérifie le rôle des cornets.






