Le Néfertiti lift consiste à injecter de la toxine botulique le long de la mâchoire et dans le platysma, le muscle superficiel du cou. Ce muscle tire le bas du visage vers le bas ; une fois détendu, les muscles qui remontent les tissus reprennent l’avantage. L’ovale paraît plus net et les cordes du cou s’adoucissent, sans chirurgie. Le Dr Daniel Alimi, médecin esthétique, le réalise à la Clinique Spontini, 76 rue Spontini, Paris 16e.
Le Néfertiti lift fait partie des injections de Botox proposées à la clinique.
La notice de Vistabel, l’une des toxines botuliques autorisées en France à visée esthétique, ne cite que trois zones du haut du visage, la ride du lion, les pattes d’oie et le front (RCP Vistabel). Le cou n’y figure pas : avec ce produit, son traitement est un usage hors autorisation de mise sur le marché, que le Dr Alimi vous explique en consultation avant de le proposer. La technique a été décrite en 2007 par un médecin français, sur 130 patients (Levy, J Cosmet Laser Ther 2007).
Néfertiti lift : zones et muscle traités
Ce traitement est-il fait pour vous ?
Le traitement s’adresse aux personnes qui voient l’ovale perdre sa netteté, des cordes verticales apparaître sur le cou (cordes platysmales) ou le cou se marquer, avec un relâchement léger à modéré. L’âge compte moins que l’état des tissus : dans une étude sur trente patients, les auteurs concluent que la technique aide surtout les patients plus jeunes, au platysma très actif et à la peau encore élastique (Jabbour et coll., Plast Reconstr Surg 2017).
Ce que la toxine peut faire, et ce qu’elle ne fait pas
La toxine agit sur un muscle, le platysma. Elle peut adoucir les cordes verticales du cou, qui sont des faisceaux de ce muscle, et réduire sa traction vers le bas sur le bord de la mâchoire. Elle ne retend pas une peau distendue, ne retire pas de graisse sous le menton et ne remonte pas des bajoues lourdes. Dans l’étude citée plus haut, seules les cordes du cou se sont nettement améliorées ; les bajoues, les plis d’amertume et le volume du cou avaient tendance à s’améliorer, sans différence significative.
Il ne corrige pas un excès de peau ou de graisse sous le menton : dans ce cas, le médecin oriente vers un avis chirurgical, par exemple un lifting du cou.
Le traitement est reporté en cas de grossesse, d’allaitement, de maladie neuromusculaire ou d’infection de la peau sur la zone.
Néfertiti lift ou lifting cervico-facial ?
| Néfertiti lift | Lifting cervico-facial | |
|---|---|---|
| Principe | détend le platysma par injection | chirurgie qui retend la peau et les tissus |
| Pour quel relâchement | léger à modéré, cordes du cou | marqué, excès de peau |
| Durée | quelques mois, à renouveler | plusieurs années |
| Arrêt d’activité | aucun | plusieurs jours à semaines |
| Réalisé par | Dr Alimi, médecin esthétique | chirurgien plasticien |
Le Néfertiti lift s’associe souvent à de l’acide hyaluronique sur la ligne de la mâchoire (jawline contouring) ou à des skinboosters du cou pour la qualité de la peau.
En vidéo : le médecin vous explique
Que se passe-t-il pendant la séance ?
- Examen : le Dr Alimi observe le cou au repos et en contraction pour repérer les cordes et la force du platysma.
- Repérage des zones à traiter, le bord de la mâchoire et les cordes du cou, pendant que vous contractez le cou.
- Injections à l’aiguille fine, dans le muscle, sans anesthésie.
La séance dure 15 à 20 minutes. Vous reprenez vos activités tout de suite.
Pour faire apparaître les cordes, le médecin vous demande de tendre le cou, un peu comme une grimace qui découvre les dents du bas. Les reliefs verticaux qui se dessinent alors sont ceux du platysma ; leur nombre et leur force guident le traitement, côté par côté.
Ce que l’on peut attendre, et pendant combien de temps
L’effet s’installe progressivement dans les jours qui suivent et s’apprécie vers deux semaines. C’est aussi au 14e jour qu’a été mesuré le résultat principal de l’essai de phase 3 sur la toxine botulique dans le platysma (Fabi et coll., J Am Acad Dermatol 2025). L’ovale paraît mieux dessiné et le cou plus lisse, sans changer les traits. L’effet dure plusieurs mois, puis le muscle retrouve progressivement son activité. Le dosage peut être ajusté lors des séances suivantes.
Que montrent les études ?
Les données sont plus minces que pour le haut du visage. Dans l’essai de phase 3 publié en 2025, dont plusieurs auteurs sont salariés du fabricant, 32,3 % des participants traités contre 1,9 % sous placebo avaient au 14e jour un cou jugé minime ou léger par le médecin comme par eux-mêmes, avec une amélioration d’au moins deux grades ; aucun trouble de la déglutition n’a été rapporté dans cet essai (Fabi et coll., J Am Acad Dermatol 2025). Une méta-analyse de trois essais contrôlés (912 participants) trouve une fréquence d’effets indésirables comparable au placebo (Syed et coll., J Cosmet Dermatol 2026). Le résultat varie donc d’une personne à l’autre ; l’examen du cou aide à savoir si le traitement a des chances de vous convenir.
Après la séance, quelles précautions ?
Petites rougeurs, léger gonflement ou bleus aux points d’injection disparaissent en quelques jours. Restez assis ou debout pendant les 4 heures qui suivent la séance. Pendant 24 heures, évitez le sport intense, la chaleur et le massage du cou.
Quels signes doivent faire consulter ?
Un bleu ou une légère sensibilité du cou ne demandent rien de particulier. Une gêne pour avaler, une voix qui change ou un essoufflement imposent d’appeler un médecin sans attendre : la notice demande de consulter immédiatement en cas de troubles de la déglutition, de l’élocution ou de la respiration (RCP Vistabel). Ces effets à distance du point d’injection sont très rarement rapportés.
Quels effets indésirables surveiller ?
Les effets indésirables possibles sont des bleus, une asymétrie légère et, si la dose est trop forte, une gêne transitoire pour avaler. Le dosage est adapté à la force du muscle pour éviter toute gêne fonctionnelle.
La notice contre-indique la toxine en cas d’allergie à l’un de ses composants, de myasthénie, de syndrome de Lambert-Eaton ou d’infection au point d’injection (RCP Vistabel). Signalez aussi tous vos traitements, en particulier les anticoagulants, qui favorisent les bleus, et les antibiotiques de la famille des aminosides, dont la notice dit qu’ils peuvent renforcer l’effet de la toxine.
Combien coûte un Néfertiti lift à Paris ?
Le Néfertiti lift utilise de la toxine botulique, facturée 400 € le flacon (Nos tarifs). Le devis dépend des zones et de la dose. L’acte n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.
Voir aussi : Botox à Paris 16e · jawline contouring · skinboosters du cou · lip flip
Pour aller plus loin : retendre les cordes du cou avec le Botox et l’ovale du visage, fils tenseurs ou Radiesse.
Questions fréquentes sur le Néfertiti lift
Qu’est-ce que le Néfertiti lift ?
Des injections de toxine botulique le long de la mâchoire et dans le platysma, pour redessiner l’ovale et lisser le cou.
Le Néfertiti lift remplace-t-il un lifting ?
Non. Il convient aux relâchements légers à modérés. Pour un relâchement marqué avec excès de peau, un avis chirurgical est préférable.
Combien de temps dure l’effet ?
Plusieurs mois. Des séances régulières entretiennent le résultat.
Combien d’unités de Botox faut-il ?
La dose dépend de la force du platysma et des zones traitées ; le médecin la fixe après l’examen.
Est-ce douloureux ?
Peu : ce sont des piqûres fines, sans anesthésie.
Le Néfertiti lift corrige-t-il les cordes du cou ?
Oui, les cordes platysmales sont l’une des principales indications. Très marquées, elles peuvent demander un geste chirurgical.
À partir de quel âge ?
Pas avant 18 ans, âge en dessous duquel la notice ne recommande pas la toxine. Ensuite, l’âge compte moins que l’élasticité de la peau et l’activité du platysma, évaluées en consultation.
Quels sont les effets secondaires ?
Bleus, asymétrie légère, rarement une gêne pour avaler si la dose est trop forte.
Quel est le prix d’un Néfertiti lift ?
La toxine botulique est facturée 400 € le flacon ; le devis dépend des zones et de la dose.
Le Néfertiti lift corrige-t-il un double menton ?
Non. Un double menton est fait de graisse, parfois avec un excès de peau ; la toxine n’agit sur aucun des deux. Selon le cas, on discute d’une liposuccion du double menton ou d’un lifting du cou.
Peut-on manger et parler normalement après la séance ?
Oui. Si vous ressentez ensuite une gêne pour avaler, une voix modifiée ou un essoufflement, consultez immédiatement un médecin, comme le demande la notice de la toxine.
Le Néfertiti lift fait-il gonfler le visage ?
Non. La toxine n’apporte aucun volume : elle détend un muscle. Pour redessiner la ligne de la mâchoire avec du volume, on parle d’acide hyaluronique, par exemple un jawline contouring.
Le traitement du cou est-il autorisé en France ?
La toxine botulique est un médicament autorisé à visée esthétique pour des rides du haut du visage. Le cou ne figure pas dans la notice de Vistabel : il s’agit d’un usage hors autorisation de mise sur le marché, que le médecin vous explique avant de le proposer.








