L’hyperhidrose est une transpiration excessive, au-delà de ce dont le corps a besoin pour se refroidir. Quand elle touche les aisselles, les mains ou les pieds et que les antitranspirants ne suffisent pas, des injections de toxine botulique peuvent la réduire nettement pendant plusieurs mois. Le Dr Daniel Alimi, médecin esthétique, les réalise à la Clinique Spontini, 76 rue Spontini, Paris 16e.
Ce traitement fait partie des injections de Botox proposées à la clinique.
Quand la transpiration devient-elle une hyperhidrose ?
Le traitement s’adresse aux personnes dont la transpiration est localisée et gênante dans la vie sociale ou professionnelle :
- aisselles (hyperhidrose axillaire) ;
- paumes des mains ;
- plantes des pieds ;
- certaines zones du visage.
Une consultation vérifie d’abord qu’il s’agit d’une hyperhidrose primaire, sans cause médicale à traiter (maladie, médicament), et que les traitements de première intention ont été essayés. Le Botox reste un traitement de dernière intention lorsque la gêne est importante.
Une transpiration généralisée, qui touche tout le corps, relève d’une autre démarche. Le médecin traitant en recherche d’abord la cause : une fièvre, les bouffées de chaleur de la ménopause, un surpoids, parfois à l’aide d’une prise de sang (ameli). La toxine botulique ne traite que les formes localisées.
Le traitement est reporté en cas de grossesse, d’allaitement, de maladie neuromusculaire, d’infection de la peau sur la zone ou d’allergie à la toxine botulique.
Botox et hyperhidrose : zones traitées
Comment agit le Botox sur la transpiration ?
La toxine botulique bloque la libération d’acétylcholine, le messager qui commande aux glandes sudoripares de produire de la sueur. L’effet reste limité à la zone injectée : le reste du corps continue de transpirer normalement pour réguler la température.
Que tenter avant la toxine botulique ?
L’Assurance maladie décrit une progression, du plus simple au plus lourd (ameli).
L’antitranspirant à base de sel d’aluminium vient en premier. Il s’applique le soir sur une peau sèche et se rince 6 à 8 heures plus tard ; il irrite souvent la peau. Des médicaments peuvent aussi être prescrits.
L’ionophorèse sert surtout aux mains et aux pieds, plongés dans une eau traversée par un courant électrique de faible intensité. Il faut en général une dizaine de séances de 20 minutes, puis un entretien. Elle est contre-indiquée en cas de pacemaker.
La toxine botulique est réservée aux formes dont le retentissement reste très important malgré ces mesures.
La chirurgie, ou sympathectomie, coupe le nerf qui commande la sueur. Elle est réservée aux formes sévères qui résistent aux traitements locaux, et l’organisme se met très fréquemment à transpirer davantage ailleurs.
Pour les mains et les pieds, lire Transpiration excessive : le Botox est-il efficace pour les mains et les pieds ?.
Comment se déroule la séance ?
- Consultation : examen, délimitation de la zone (parfois avec un test de Minor), devis.
- Confort : crème anesthésiante ou froid avant l’injection ; les paumes sont plus sensibles que les aisselles.
- Injection : micro-injections superficielles à l’aiguille fine, en quadrillage sur la zone.
La séance dure de 20 à 40 minutes selon la zone. Vous reprenez vos activités juste après.
Quel résultat attendre, et pour combien de temps ?
La transpiration diminue en 3 à 7 jours ; l’effet est maximal vers 10 à 15 jours. Une transpiration résiduelle normale persiste. L’effet dure en général trois à six mois ; les séances suivantes sont espacées d’au moins trois mois, souvent tous les six mois (ameli).
Les jours qui suivent l’injection
Rougeurs, léger gonflement, sensibilité ou petits bleus aux points d’injection disparaissent en quelques jours.
Après la séance :
- évitez le sport intense pendant 24 heures ;
- évitez la chaleur (sauna, hammam) pendant 24 à 48 heures ;
- ne massez pas les zones traitées le jour même.
Effets indésirables et précautions
Les effets indésirables sont surtout locaux et passagers. Une transpiration compensatoire ailleurs est rare avec le Botox.
L’Assurance maladie cite comme effets possibles un hématome au point d’injection, une faiblesse musculaire ou des fourmillements. L’injection est contre-indiquée en cas de prise de certains antibiotiques, d’anticoagulants ou d’aspirine, et en cas d’allergie à l’albumine, une protéine de l’œuf ; elle n’est pas faite pendant la grossesse (ameli). Signalez donc tous vos traitements en consultation.
La notice de la toxine botulique demande de consulter immédiatement un médecin en cas de difficulté à avaler, à parler ou à respirer (RCP Vistabel). Ces effets à distance de la zone injectée sont très rares.
Combien coûte le traitement, et est-il remboursé ?
Le traitement de l’hyperhidrose par Botox est proposé dès 400 € selon la zone (Nos tarifs). Un devis est remis en consultation.
Remboursement : selon l’Assurance maladie, la toxine botulique à visée thérapeutique est utilisée uniquement en milieu hospitalier, et la prise en charge du traitement de l’hypersudation est soumise à un accord préalable (ameli, réglementation de la toxine botulique). Le traitement réalisé à la clinique n’est pas remboursé.
Voir aussi : Botox à Paris 16e · transpiration des mains et des pieds · bruxisme
Questions fréquentes sur l’hyperhidrose et le Botox
Qu’est-ce que l’hyperhidrose ?
Une production de sueur supérieure aux besoins du corps. Elle peut être primaire (sans cause trouvée, souvent familiale) ou secondaire (liée à une maladie ou un médicament).
Le Botox supprime-t-il totalement la transpiration ?
Non. Il la réduit fortement dans la zone traitée ; une transpiration normale persiste.
Combien de temps dure l’effet ?
En général trois à six mois, avec des séances espacées d’au moins trois mois.
Le traitement est-il remboursé ?
Non, pas le traitement réalisé à la clinique. Selon l’Assurance maladie, la toxine botulique à visée thérapeutique relève du milieu hospitalier et sa prise en charge est soumise à un accord préalable.
L’injection est-elle douloureuse aux aisselles ?
La zone est sensible mais l’injection est bien tolérée avec une crème anesthésiante ou du froid. Les paumes sont plus sensibles.
Peut-on traiter les mains et les pieds ?
Oui, ce sont des indications courantes, plus sensibles à l’injection que les aisselles.
Y a-t-il un risque de transpiration ailleurs ?
C’est rare avec le Botox, contrairement à la chirurgie.
Quelles alternatives au Botox ?
Antitranspirants au chlorure d’aluminium, ionophorèse, médicaments, et en dernier recours la chirurgie.
Quel est le prix ?
Dès 400 € selon la zone.
Bloquer la sueur des aisselles gêne-t-il la régulation de la température ?
Non. L’effet reste limité à la zone injectée, et le reste du corps continue de transpirer normalement pour réguler la température.
Combien de séances faut-il ?
Une séance par zone. L’effet s’estompe en général en trois à six mois ; une nouvelle séance se programme alors, souvent tous les six mois et jamais à moins de trois mois d’intervalle, selon l’Assurance maladie.
Qu’est-ce que le test de Minor ?
Un test à l’iode et à l’amidon : appliqués sur la peau, ils foncent là où la sueur se forme. Il sert à délimiter précisément la zone à traiter avant l’injection.
Peut-on traiter le front ou le visage ?
Certaines zones du visage peuvent être traitées. L’indication se discute en consultation, après avoir vérifié qu’il s’agit bien d’une transpiration localisée.









