Les sillons naso-géniens (on écrit aussi nasogéniens) partent de l’aile du nez et descendent vers le coin de la bouche. On les appelle parfois « rides du sourire ». Avec les années, ils restent visibles au repos et durcissent le bas du visage. À la Clinique Spontini, le Dr Daniel Alimi les atténue par injection d’acide hyaluronique, en traitant parfois d’abord la pommette. Pour les autres zones du visage, voir les injections d’acide hyaluronique à Paris 16e.
Quand un sillon justifie-t-il une injection ?
L’injection s’adresse aux personnes dont les sillons sont visibles au repos, de modérés à marqués, et qui veulent les adoucir sans chirurgie. Les sillons se marquent souvent à partir de 30 à 35 ans, parfois plus tôt selon la forme du visage. L’indication se pose à l’examen, pas sur l’âge.
Le sillon se creuse pour plusieurs raisons : la graisse de la pommette (graisse malaire) fond et descend, la peau perd de son élasticité, et les muscles du sourire plissent la zone à chaque expression. Chez l’homme, la peau plus épaisse retarde souvent l’apparition du sillon.
Un sillon peut-il disparaître complètement ?
Non, et ce n’est pas le but. Le sillon naso-génien est un pli naturel du visage, que le sourire marque chez tout le monde. L’injection atténue le creux visible au repos ; au sourire, le pli reste, comme sur tout visage qui bouge. Chercher à l’effacer complètement pousse à trop injecter et alourdit le bas du visage.
Sillons naso-géniens : où se trouve la zone traitée
Creux du sillon ou joue relâchée, ce qui change le traitement
Un sillon marqué n’est pas toujours un « creux à remplir ». Souvent, c’est la joue qui a glissé vers le bas et qui vient faire relief au-dessus du pli. Remplir seulement le sillon alourdit alors le bas du visage.
Le Dr Alimi regarde donc le visage de face et de profil, au repos et au sourire :
- si le sillon est surtout un creux, l’acide hyaluronique est injecté dans le sillon ou juste à côté, en profondeur ;
- si la pommette a perdu du volume, quelques points d’un gel plus ferme sur la pommette remontent le soutien de la joue, puis le sillon est complété si besoin (injection d’acide hyaluronique des pommettes) ;
- si la peau est très relâchée, l’injection seule donne peu ; on discute alors de fils tenseurs, d’un lipofilling du visage ou d’un lifting du visage avec le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien.
Cette question est détaillée dans l’article faut-il injecter le sillon ou remonter la pommette ?.
Le choix du produit. Un gel moyennement réticulé pour un sillon modéré, un gel plus volumateur pour un sillon plus marqué ou quand la pommette doit être soutenue (par exemple Juvéderm Volift ou Voluma). Une méta-analyse de 25 essais sur les sillons naso-géniens conclut à l’efficacité et à la bonne tolérance de l’acide hyaluronique, avec des différences entre familles de produits (Huang et al., Eur J Dermatol, 2013).
Sillon et pommette : dans quelle couche le gel est placé
Dans quelle couche de la peau le gel est-il placé ?
Dans le sillon, le gel est placé en profondeur, dans le derme profond ou la graisse sous la peau, et non en surface, où il risquerait de se voir. Sur la pommette, le gel plus ferme est déposé plus profondément, au contact de l’os, qui lui sert d’appui. Le plan exact dépend de l’épaisseur de la peau et des vaisseaux de la zone, que le médecin repère avant d’injecter.
Et le Botox ? La toxine botulique ne comble pas un sillon. Elle sert quand la gencive se découvre trop au sourire (sourire gingival), ce qui accentue parfois le haut du sillon.
La séance, étape par étape
- Examen et photos de face, de profil et au sourire.
- Préparation. Démaquillage, désinfection, crème anesthésiante si besoin. Le gel contient le plus souvent de la lidocaïne.
- Pommette si elle est indiquée, puis sillon. Injection à l’aiguille fine ou à la canule, souvent la canule à la Clinique Spontini, par petites quantités et en profondeur.
- Contrôle immédiat au repos et au sourire, léger modelage.
La séance dure 20 à 30 minutes, hors consultation.
Résultats avant/après, délai et durée
Le sillon paraît atténué dès la fin de la séance. Un gonflement léger peut majorer le volume les premiers jours ; le résultat se juge une fois ce gonflement résorbé.
La durée dépend du produit, de la quantité et du visage. La zone bouge beaucoup (sourire, mastication), le produit s’y résorbe plus vite que sur une zone fixe. Des études ont suivi la correction des sillons jusqu’à un an après une seconde injection (Smith et al., Arch Dermatol Res, 2010).
Avant / après : patients du Dr Alimi


Photos publiées par le médecin sur son compte Instagram. Chaque résultat est propre à un patient et ne préjuge pas du vôtre.
Comment lire une photo avant/après ?
Comparez deux photos prises au repos, de face, sous la même lumière et sous le même angle : un éclairage venu d’en haut creuse n’importe quel sillon. Sur la photo après, le sillon doit être moins creusé au repos, et le bas du visage ne doit pas paraître plus large. Les cas présentés sur cette page sont des cas réels du Dr Alimi ; le résultat varie d’une personne à l’autre.
Quelles précautions après la séance ?
- Rougeurs, gonflement léger ou petits bleus possibles quelques jours.
- Pendant 24 à 48 heures : pas de sport intense, de sauna, de hammam ni de soleil fort, pas de massage de la zone.
- Pas d’alcool le jour de l’injection.
- Maquillage et soins du visage possibles dès le lendemain ; froid local si gonflement.
Quels risques, et comment éviter l’effet gonflé ?
Effets passagers. Rougeur, gonflement, bleu, sensibilité.
Aspect « gonflé ». Il vient d’un produit trop abondant ou mal placé. Le médecin injecte des petites quantités, en profondeur, et préfère soutenir la pommette plutôt que remplir tout le sillon. En cas d’excès ou de petite boule, l’acide hyaluronique peut être dissous par une enzyme (hyaluronidase).
Risques rares. Nodule, inflammation tardive, infection et, exceptionnellement, injection dans un vaisseau avec souffrance de la peau. L’ANSM rappelle que seuls les médecins peuvent injecter de l’acide hyaluronique à visée esthétique et qu’ils doivent assurer la traçabilité du produit (ANSM).
Quand appeler le cabinet sans attendre ?
Une douleur forte, une peau qui blanchit ou devient violacée, ou un trouble de la vue peuvent signaler un problème vasculaire : appelez le cabinet sans attendre, ou le 15. Une petite boule sous la peau ne se masse pas soi-même ; montrez-la au médecin (lire aussi boules après injection, que faire ?).
Contre-indications. Grossesse, allaitement, infection cutanée ou herpès en cours, maladie auto-immune évolutive, allergie à un composant. Signalez un traitement anticoagulant.
Combien coûte le comblement des sillons naso-géniens à Paris ?
L’acide hyaluronique est facturé dès 400 € la seringue. Le prix total dépend du nombre de seringues, de la profondeur des sillons et du traitement associé de la pommette. Un devis est remis en consultation. Ces actes ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. Voir les tarifs de la clinique.
Ce qui fait varier le prix
Une seringue contient le plus souvent 1 ml de gel. Pour des sillons seuls, une à deux seringues suffisent le plus souvent pour les deux côtés. Le total augmente quand la pommette ou les plis d’amertume sont traités dans la même séance. Le nombre de seringues prévu figure sur le devis, et il vaut mieux compléter à une deuxième séance que trop injecter la première fois.
Questions fréquentes sur les sillons naso-géniens
Combien de seringues d’acide hyaluronique pour les sillons ?
Le plus souvent 1 à 2 ml pour les deux côtés. Quand la pommette est traitée aussi, le total est plus élevé. La quantité exacte se décide en consultation.
À quel âge apparaissent les sillons naso-géniens ?
Ils se marquent souvent vers 30 à 35 ans, parfois plus tôt selon la morphologie du visage.
Faut-il injecter le sillon ou la pommette ?
Cela dépend de la cause. Un creux se comble ; une joue descendue se soutient par la pommette. L’examen tranche.
L’injection est-elle douloureuse ?
La gêne est modérée et brève. La lidocaïne du gel, la crème anesthésiante et la canule réduisent l’inconfort.
Combien de temps dure le résultat ?
Plusieurs mois, selon le produit, la quantité et le visage. La zone bouge beaucoup, le produit s’y résorbe plus vite que sur une zone fixe.
Peut-on traiter les sillons et les plis d’amertume le même jour ?
Oui. Le sillon naso-génien se prolonge souvent par le pli d’amertume ; les deux se traitent dans la même séance si l’examen le justifie.
Le Botox efface-t-il les sillons naso-géniens ?
Non. La toxine relâche des muscles, elle ne remplit pas un creux. Elle a sa place pour le sourire gingival, pas pour le sillon lui-même.
Que faire si le résultat paraît trop gonflé ?
Attendre la fin du gonflement (une à deux semaines), puis revoir le médecin. Un excès persistant se corrige par hyaluronidase.
Combien de séances faut-il pour les sillons ?
Une seule le plus souvent. Si le résultat, jugé une fois le gonflement résorbé, demande un complément, le médecin l’ajoute lors d’une deuxième séance, par petites quantités.
L’injection des sillons change-t-elle le sourire ?
Elle ne doit pas le figer. Le gel est injecté par petites quantités et en profondeur, et le médecin contrôle le résultat au repos et au sourire avant la fin de la séance.
Les hommes peuvent-ils faire traiter leurs sillons ?
Oui. Leur peau plus épaisse retarde souvent l’apparition du sillon, mais l’examen et le traitement suivent la même logique : creux à combler ou pommette à soutenir.
Combien de temps avant un événement prévoir la séance ?
Prévoyez au moins deux semaines : rougeurs, gonflement léger ou petits bleus peuvent durer quelques jours, et le résultat se juge une fois le gonflement résorbé.










