Les plis d’amertume, qu’on appelle aussi rides de la marionnette ou sillons labio-mentonniers, descendent du coin des lèvres vers le côté du menton. Ils donnent au bas du visage un air triste ou sévère, même au repos. Au cabinet de la Clinique Spontini, le Dr Daniel Alimi les traite par injection d’acide hyaluronique, parfois associée à une injection de toxine botulique (Botox) sur le muscle qui tire la commissure vers le bas. Cette page complète celle des injections d’acide hyaluronique à Paris 16e.
Plis d’amertume et commissures tombantes : à qui s’adresse l’injection ?
L’injection convient aux personnes dont les plis d’amertume commencent à se marquer ou sont déjà installés, et à celles dont les commissures labiales tombent au repos. Ces plis apparaissent le plus souvent après 40 ans, plus tôt chez certains visages fins ou allongés. L’indication se pose à l’examen du visage, pas sur l’âge.
Trois mécanismes se combinent :
- la perte de volume sous la commissure et le long du menton, qui laisse un creux ;
- le relâchement de la peau et des tissus du bas du visage, qui glissent vers la bajoue ;
- la traction du muscle dépresseur de l’angle de la bouche (DAO), dit aussi muscle triangulaire des lèvres, qui abaisse le coin de la bouche.
La consultation sert à mesurer la part de chacun. Elle écarte aussi les contre-indications (voir plus bas) et se conclut par un devis.
Acide hyaluronique, Botox du DAO ou les deux : comment choisir
L’acide hyaluronique comble le creux et soutient la commissure. Le gel est injecté sous la commissure, le long du pli et parfois en avant du menton, là où le volume manque. C’est la base du traitement quand le pli est marqué au repos.
La toxine botulique relâche le muscle DAO. La commissure est moins tirée vers le bas et le pli se creuse moins quand vous parlez. Seule, elle suffit rarement quand le pli est déjà profond ; elle est surtout utile quand la traction musculaire domine. Pour les autres zones traitées par toxine, voir la page des injections de Botox.
Les deux à la fois. Quand le creux et la traction coexistent, le médecin peut associer les deux produits pendant la même prise en charge. Une étude prospective coréenne a évalué cette association (acide hyaluronique dans les commissures et les plis, puis toxine sur le DAO et le muscle du menton) chez des patients à l’air « attristé » (Bae et al., J Cosmet Dermatol, 2020).
Quand les injections ne suffisent plus
Si le relâchement des tissus est important (bajoues, ovale flou), les injections atténuent le pli sans corriger l’excès de peau. On peut alors discuter des fils tenseurs résorbables ou, en chirurgie, d’un lifting cervico-facial avec le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien.
Les zones voisines
Le pli d’amertume prolonge souvent le sillon naso-génien, qui part de l’aile du nez. Le bas du visage se traite parfois en plusieurs zones : un menton peu projeté accentue le pli (projection du menton), une mâchoire floue aussi (ligne de la mâchoire). La lèvre elle-même a sa propre page (injection des lèvres, lip flip).
Déroulement de l’injection des plis d’amertume
- Examen et photos. Le Dr Alimi observe le visage au repos, au sourire et pendant la parole, puis prend des photos de référence.
- Préparation. Démaquillage, désinfection, crème anesthésiante si besoin. Le gel d’acide hyaluronique contient le plus souvent un anesthésiant local (lidocaïne).
- Injection d’acide hyaluronique. À l’aiguille fine ou à la canule, sous la commissure, le long du pli et parfois au menton, par petites quantités.
- Toxine botulique, si elle est indiquée. Quelques points sur le muscle DAO, au bord de la mâchoire.
- Contrôle. Le médecin vérifie la symétrie au repos et en mouvement, puis masse la zone si nécessaire.
La durée de la séance dépend du traitement retenu (acide hyaluronique seul ou associé à la toxine).
Résultats : délai et durée
Avec l’acide hyaluronique, l’effet se voit dès la fin de la séance, un peu majoré les premiers jours par le gonflement. Le résultat se juge au bout de 7 à 10 jours. Avec la toxine botulique, l’effet sur la commissure apparaît en quelques jours.
La durée dépend du produit, de la quantité et de la mobilité de la zone, très sollicitée par la parole et la mastication : le gel s’y résorbe plus vite que sur les pommettes. L’effet de la toxine est plus court et se renouvelle au bout de quelques mois, jamais avant trois mois selon le résumé des caractéristiques du produit.
Suites et recommandations après l’injection
- Rougeurs, petit gonflement ou bleus possibles pendant quelques jours ; le maquillage est possible dès le lendemain.
- Pendant 24 heures : pas de sport intense, de sauna, de hammam ni de chaleur forte, et pas de massage de la zone.
- Évitez le soleil direct sur un bleu.
- Après la toxine : ne pas masser la zone dans les heures qui suivent.
- Un rendez-vous de contrôle vers 15 jours permet une retouche si une petite asymétrie persiste.
Effets secondaires, risques et contre-indications
Effets fréquents et passagers. Rougeur, gonflement, bleu, sensibilité au toucher, petite asymétrie.
Risques rares. Nodule ou petite boule sous la peau, inflammation tardive, infection. Le risque grave des produits de comblement est l’injection dans un vaisseau, qui peut entraîner une souffrance de la peau. L’ANSM rappelle que seuls les médecins peuvent réaliser ces injections et qu’ils doivent conserver la traçabilité du produit (ANSM). L’acide hyaluronique peut être dissous par une enzyme, la hyaluronidase, si besoin. Avec la toxine sur le DAO, un dosage trop fort peut gêner les mouvements de la lèvre inférieure pendant quelques semaines.
Contre-indications. Grossesse, allaitement, infection ou herpès en cours sur la zone, maladie auto-immune évolutive, allergie connue à un composant. Si vous faites des poussées d’herpès labial, signalez-le : un traitement préventif peut être prescrit. Pour la toxine, certaines maladies neuromusculaires contre-indiquent l’injection.
Tarifs des injections des plis d’amertume à Paris 16e
| Produit | Tarif indicatif |
|---|---|
| Acide hyaluronique | dès 400 € la seringue |
| Toxine botulique | 400 € le flacon |
Le prix total dépend du nombre de seringues et de l’ajout ou non de la toxine. Le volume se décide à l’examen. Un devis est remis en consultation. Ces actes esthétiques ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. Voir la grille des tarifs.
Questions fréquentes sur les plis d’amertume
Qu’est-ce qu’un pli d’amertume ?
C’est le sillon qui descend du coin des lèvres vers le côté du menton. On parle aussi de ride de la marionnette ou de sillon labio-mentonnier. À ne pas confondre avec le sillon naso-génien, qui va de l’aile du nez au coin de la bouche.
Botox ou acide hyaluronique pour les plis d’amertume ?
L’acide hyaluronique comble le creux ; le Botox relâche le muscle qui tire la commissure vers le bas. Un pli naissant, surtout lié au muscle, peut répondre à la toxine seule. Un pli marqué demande du volume, souvent avec la toxine en complément.
L’injection est-elle douloureuse ?
La zone autour de la bouche est sensible. Une crème anesthésiante et la lidocaïne contenue dans le gel rendent la séance supportable ; la canule limite les points de piqûre.
Combien de temps dure le résultat ?
Plusieurs mois pour l’acide hyaluronique, selon le produit et la quantité. La zone bouge beaucoup, le produit s’y résorbe plus vite que sur les pommettes.
Peut-on traiter les plis d’amertume et les sillons naso-géniens en même temps ?
Oui, si l’examen le justifie. Le bas du visage se traite souvent en plusieurs zones : sillons, commissures, menton. Le volume total et le prix augmentent d’autant.
Quels sont les risques ?
Bleus, gonflement et petite asymétrie sont les plus fréquents. Les complications graves sont rares ; elles justifient que l’injection soit faite par un médecin qui connaît l’anatomie de la zone.
À partir de quel âge traiter les plis d’amertume ?
Ils apparaissent souvent après 40 ans. Il n’y a pas d’âge minimal fixe : le médecin traite un pli visible, pas une date de naissance.
Les injections remplacent-elles un lifting ?
Non. Quand la peau est relâchée, l’injection atténue le pli sans retendre l’ovale. Les fils tenseurs ou le lifting cervico-facial se discutent alors en consultation.










