Un lipofilling fessiers raté n’est pas toujours un échec : dans les premiers mois, le volume change encore, et c’est ce délai qu’il faut d’abord laisser passer. Si le résultat reste décevant après ce temps, ou si des signes anormaux apparaissent, une consultation permet de faire la part des choses. Il reste à distinguer un résultat en cours d’évolution d’un vrai problème, à connaître les complications possibles et le cadre d’une reprise après un BBL, lipofilling des fesses.
Un BBL raté ou un résultat qui évolue encore ?
Dans les semaines qui suivent un lipofilling, le résultat n’est pas encore stabilisé Une partie de la graisse injectée continue de se résorber pendant les trois mois qui suivent l’intervention, ce qui explique qu’un volume paraisse diminuer sans que l’opération ait échoué.
Par ailleurs, une faible quantité de graisse peut être injectée à chaque fois, d’où la nécessité fréquente de plusieurs séances. Le résultat commence à apparaître 2 à 3 semaines après l’intervention, une fois l’œdème et les ecchymoses résorbés, et il s’apprécie dans un délai de 3 à 6 mois. Juger avant ce terme conduit souvent à s’inquiéter à tort.
Une fois la résorption terminée, la graisse reste en place et suit ensuite les variations de poids du reste du corps. Une différence entre les deux fesses est une autre question, abordée dans l’article sur l’asymétrie d’un lipofilling fessier. Pour le déroulement général, la page sur le BBL et le lipofilling des fesses fait le point.
Quelles complications après un lipofilling ou des implants fessiers ?
Une revue systématique a comparé les complications selon la technique, avec 2 375 patientes ayant reçu des implants fessiers en silicone et 3 567 ayant reçu une injection de graisse autologue (la leur).
| Complication | Implants en silicone | Injection de graisse |
|---|---|---|
| Désunion de cicatrice | 9,6 % | non citée |
| Sérome | 4,6 % | 3,5 % |
| Infection | 1,9 % | 2,0 % |
| Paresthésies sciatiques transitoires | 1,0 % | non citées |
| Sous-correction | non citée | 2,2 % |
| Douleur ou sciatalgie | non citée | 1,7 % |
| Taux global de complications | 21,6 % | 9,9 % |
Ces pourcentages décrivent des groupes de patientes, pas ce qui vous arrivera : ils servent de repère pour la discussion en consultation. Le cadre général de ces interventions est décrit sur la page chirurgie esthétique des cuisses et des fesses.
Quand un implant fessier pose-t-il problème ?
Un implant devient plus souvent problématique selon sa surface et son emplacement. Une méta-analyse, qui regroupe plusieurs études, apporte trois repères :
- les implants texturés ont plus de séromes (7,50 % contre 2,56 % pour les lisses), plus de désunions (13,98 % contre 6,63 %) et plus de coques (2,06 % contre 0,55 %) ;
- le placement sous le fascia a les taux les plus élevés de sérome (22,25 %) et de désunion (27,07 %), alors que les placements intramusculaire et sous-musculaire entraînent moins de complications ;
- dans cette méta-analyse, le taux global de retrait d’implant était de 1,05 %, le plus élevé (5,23 %) pour le placement sous le fascia.
Ces données aident à comprendre les questions à poser à votre chirurgien. Si vous hésitez entre les deux approches, l’article implants fessiers ou BBL compare les options.
Comment sécuriser une reprise de BBL ?
Un groupe de travail inter-sociétés, qui a analysé les décès liés aux injections de graisse fessière, recommande ceci à propos d’un lifting brésilien :
- greffer la graisse uniquement dans les plans superficiels, l’espace sous-cutané étant considéré comme le plus sûr ;
- fractionner l’intervention plutôt que d’injecter en profondeur si l’objectif demande plus de graisse que la couche sous-cutanée ne peut en recevoir ;
- discuter le risque de décès avec chaque patiente candidate à un lifting brésilien.
Le mécanisme présumé de ces décès est le passage de graisse injectée sous pression dans la circulation, par des déchirures des grosses veines fessières, avec une embolisation (migration) vers le cœur et les poumons. Aucune autopsie n’a montré de décès avec de la graisse uniquement dans l’espace sous-cutané, ce qui signifie que les chirurgiens avaient injecté plus profondément qu’ils ne l’avaient prévu.
Quel cadre légal et quel prix pour une reprise de lipofilling fessier ?
Avant toute reprise, un délai minimum de 15 jours doit être respecté entre la remise du devis détaillé, daté et signé, et l’intervention esthétique. C’est sur ce devis que le prix apparaît.
Autre point à connaître : s’il s’agit d’un acte uniquement à visée esthétique, les examens, l’intervention, les prescriptions et l’arrêt de travail éventuel ne peuvent pas être pris en charge par l’assurance maladie, selon le manuel de la HAS. Côté pratique, les patientes reprennent le travail entre le septième et le dixième jour, avec un coussin de type BBL si elles restent assises. L’article sur comment dormir et s’asseoir après un lipofilling fessier détaille ces conseils.
Questions fréquentes sur lipofilling fessiers raté
Le résultat d’un lipofilling fessier dure-t-il dans le temps ?
Une partie de la graisse se résorbe pendant les trois mois qui suivent l’intervention. Ensuite, la graisse reste en place mais suit les variations de poids, ce qui ne permet de promettre aucun résultat fixe.
Comment garder la graisse d’un lipofilling ?
Une fois la résorption terminée, la graisse est sujette aux mêmes variations de poids que le reste du corps.
Quand s’asseoir après un lipofilling fessier ?
Les patientes reprennent le travail entre le septième et le dixième jour, avec un coussin de type BBL si elles restent assises. L’article dédié à la récupération donne des conseils concrets.
Comment dormir après un BBL ?
Il est conseillé de dormir sur le ventre la première nuit, puis jusqu’à ce que le chirurgien donne son accord.
Pourquoi le BBL est-il dangereux ?
Un groupe de travail inter-sociétés indique un taux de décès d’environ 1 sur 3 000, le plus élevé de toutes les interventions esthétiques. Le mécanisme présumé est le passage de graisse injectée sous pression dans les grosses veines fessières, quand elle est placée plus profondément que prévu.
Quel est le prix d’un lipofilling fessier ?
Un acte uniquement esthétique n’est pas pris en charge par l’assurance maladie.
Les implants fessiers sont-ils plus risqués que la graisse ?
Dans la revue systématique, le taux global de complications était de 21,6 % pour les implants en silicone contre 9,9 % pour la graisse.
Comment faire descendre la graisse du ventre dans les fesses ?
Le BBL utilise la graisse de la patiente, prélevée par liposuccion sur une autre zone, souvent l’abdomen, les flancs, les cuisses ou le dos. Le BBL est une intervention en deux temps : la liposuccion d’abord, puis l’injection de cette graisse dans la région fessière.
Quels sont les risques de la liposuccion ?
Le CHUV cite, malgré leur grande rareté, des accidents thromboemboliques, des saignements, des hématomes, des épanchements lymphatiques, des nécroses cutanées localisées et des infections.
Quand consulter et quand attendre ?
En cas de douleur croissante, de fièvre, d’écoulement ou de rougeur sur une cicatrice, de brûlure ou d’engourdissement dans la jambe après l’opération, contactez rapidement votre chirurgien ou les urgences. En l’absence de ces signes, mieux vaut attendre l’avis du chirurgien avant de juger le résultat avant trois mois. Toute intervention comporte des risques, et l’indication se pose en consultation. Le cadre global se trouve sur la page BBL, lipofilling des fesses.








