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Peut-on allaiter avec des implants mammaires ?

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Sommaire
  1. Peut-on allaiter avec des prothèses mammaires ?
  2. Les implants diminuent-ils la production de lait ?
  3. L’emplacement de l’implant et la cicatrice changent-ils quelque chos…
  4. Que préparer avant l’opération si l’on veut allaiter plus tard ?
  5. Peut-on allaiter après une réduction mammaire ou un lift ?
  6. Faut-il changer ses implants avant ou après une grossesse ?
  7. Quand demander un avis médical ?
  8. Questions fréquentes sur peut on allaiter avec des prothèses mammaires
  9. Ce qu’il faut retenir avant de décider

Peut-on allaiter avec des prothèses mammaires ? Oui, dans la majorité des cas, mais pas toujours avec la même abondance de lait qu’une femme sans implants. Les chiffres de la littérature permettent de dire à quoi s’attendre, et de distinguer ce qui est établi de ce qui reste débattu. Si vous réfléchissez à une augmentation mammaire avant une grossesse, ou si vous portez déjà des implants, ces éléments aident à préparer la suite.

Peut-on allaiter avec des prothèses mammaires ?

Oui : selon les Hôpitaux universitaires de Genève, l’augmentation mammaire n’empêche pas l’allaitement. Dans une méta-analyse, 82,25 % des patientes porteuses d’implants ont pu allaiter avec succès. Une grande étude de suivi, portant sur des implants ronds en silicone ou en sérum physiologique, arrive à la même conclusion : la plupart des femmes qui ont accouché après leur augmentation ont allaité sans complication.

Ce résultat se comprend en regardant l’anatomie. Le sein est fait surtout de graisse, dans laquelle se trouvent les glandes qui fabriquent le lait, les lobules, reliées au mamelon par un réseau de petits tuyaux, les canaux galactophores. Les lobules et les canaux sont les structures qui produisent et conduisent le lait, alors que l’implant se loge ailleurs dans le sein. Il s’agit toutefois d’une tendance observée sur des groupes de femmes, qui ne vaut pas forcément pour votre cas personnel.

Les implants diminuent-ils la production de lait ?

Ils peuvent la diminuer chez certaines femmes, et il vaut mieux le savoir avant l’accouchement. Une méta-analyse d’études comparatives a trouvé une réduction significative de l’allaitement exclusif chez les femmes avec implants par rapport à celles qui n’en ont pas (risque relatif groupé de 0,63). Le taux d’allaitement, tous modes confondus, est lui aussi réduit (risque relatif de 0,88).

La méta-analyse déjà citée conclut dans le même sens, à une possible altération de la capacité d’allaiter chez les femmes qui ont des implants. Concrètement, mieux vaut prévoir un soutien dès la maternité, auprès d’une sage-femme ou d’une consultante en lactation. Et si le lait ne suffit pas, il n’y a pas à vous le reprocher.

L’emplacement de l’implant et la cicatrice changent-ils quelque chose ?

Possiblement, mais les données n’ont pas toutes le même poids. Pour l’emplacement, une revue de la littérature donne un avantage à une position.

Devant ou derrière le muscle

L’implant peut être posé devant le muscle pectoral (position prépectorale) ou derrière lui (position rétropectorale). Dans une revue de la littérature, la pose devant le muscle affecte davantage la quantité de lait produite que la pose derrière le muscle. Pour une femme qui sait qu’elle voudra allaiter, c’est un argument à peser en consultation.

Cicatrice autour de l’aréole ou sous le sein

La question de l’incision autour de l’aréole (voie péri-aréolaire) est la plus débattue. Une étude ancienne comparant des femmes avec et sans augmentation a trouvé que le type d’incision était lié à la lactation, la voie péri-aréolaire étant la plus associée à une lactation insuffisante. Dans cette étude, 27 femmes sur 42 avec implants avaient une lactation insuffisante, contre 3 sur 42 chez les femmes sans implants.

La méta-analyse plus récente ne retrouve pas ce signal : l’incision péri-aréolaire n’y apparaît pas associée à une baisse de l’allaitement exclusif. Le débat reste donc ouvert. Le choix de la cicatrice se discute donc au cas par cas, et le chirurgien l’examine avec vous dans le cadre plus large de la chirurgie de la poitrine.

Reste le cas d’un geste ajouté à l’augmentation. Selon l’ASPS, une réduction ou un lift réalisé en même temps entraîne un petit sur-risque de difficultés d’allaitement, lié au retrait de tissu.

Que préparer avant l’opération si l’on veut allaiter plus tard ?

Le plus utile est de parler de votre projet dès le premier rendez-vous. Quatre points se préparent avec le chirurgien :

  • annoncer tout projet de grossesse et d’allaitement, même lointain, afin de déterminer le type de chirurgie adapté ;
  • discuter de l’emplacement de l’implant, devant ou derrière le muscle ;
  • discuter de la voie d’abord, c’est-à-dire de l’endroit de la cicatrice ;
  • garder en tête que l’indication se décide en consultation et que l’intervention comporte des risques ;
  • laisser passer le délai de réflexion : 15 jours au minimum doivent séparer la remise du devis détaillé, daté et signé, de l’intervention, et ce délai ne peut pas être raccourci à votre demande.

Le choix de la taille des implants est une autre discussion, traitée dans l’article sur la projection des implants.

Peut-on allaiter après une réduction mammaire ou un lift ?

Pas toujours. D’après le NHS, il est possible de ne plus pouvoir allaiter après une réduction mammaire. Quand une réduction ou un lift est associé à une augmentation, l’ASPS décrit un petit sur-risque de problèmes d’allaitement, lié au retrait de tissu : il vaut mieux en parler avant de programmer les deux gestes ensemble.

Côté financement, un acte uniquement esthétique ne peut pas être pris en charge par l’assurance maladie : ni les examens, ni l’intervention, ni les prescriptions, ni l’éventuel arrêt de travail. Si la réduction répond à un motif médical, la question se règle avec le chirurgien et la caisse d’assurance maladie. Quant au prix d’une réduction, il se lit sur le devis détaillé que le chirurgien remet après la consultation ; en chirurgie esthétique, un délai minimum de 15 jours doit ensuite être respecté avant l’intervention.

Faut-il changer ses implants avant ou après une grossesse ?

En dehors des complications, aucune recommandation formelle ne fixe le moment de retirer ou de remplacer des implants : la décision est individuelle. Ce qui est sûr, c’est que les implants n’ont pas une durée de vie illimitée. La Haute Autorité de santé indique qu’un implant doit habituellement être enlevé et remplacé, par un nouvel implant ou par une autre technique, environ tous les dix ans, ou plus tôt en cas de coque réactionnelle, de fuite ou de détection d’un LAGC-AIM (un lymphome rare associé aux implants).

Autrement dit, une femme qui a des implants depuis plusieurs années pourra se poser la question avant de concevoir. La probabilité de rupture augmente avec la durée de port, ce qui est un élément de plus dans la balance. Les détails se trouvent dans l’article sur la durée de vie d’un implant mammaire, et la page sur le changement de prothèses mammaires décrit la procédure.

Quand demander un avis médical ?

Dès que l’allaitement se passe mal, parlez-en : prévenez le chirurgien et le professionnel qui vous accompagne pour l’allaitement si vous avez des difficultés, des douleurs ou trop peu de lait. Un sein rouge, douloureux ou accompagné de fièvre pendant l’allaitement demande de consulter sans attendre. Pour faire le point sur votre projet, vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation d’augmentation mammaire.

Questions fréquentes sur peut on allaiter avec des prothèses mammaires

Comment allaiter avec des prothèses mammaires ?

Comme toute mère, en vous faisant accompagner par une sage-femme ou une consultante en lactation dès la maternité. Prévenez l’équipe que vous avez des implants : une méta-analyse conclut à une possible altération de la capacité d’allaiter.

L’allaitement abîme-t-il les seins avec des implants ?

Pour juger après le sevrage si un geste est utile, la plupart des chirurgiens attendent six à douze mois après l’arrêt de l’allaitement pour opérer, afin que le sein retrouve sa forme d’origine.

Quand faut-il changer les prothèses mammaires ?

Aucune recommandation formelle n’existe en dehors des complications. Un remplacement environ tous les dix ans est évoqué, et plus tôt en cas de coque, de fuite ou de LAGC.

Quelle est la durée de vie d’une prothèse mammaire ?

Elle n’est pas illimitée : certaines femmes ont besoin d’une nouvelle intervention après environ 10 ans. La probabilité de rupture augmente avec la durée d’implantation.

Peut-on tomber enceinte avec des implants mammaires ?

Une grossesse reste envisageable : parlez-en à votre chirurgien et au médecin qui suit la grossesse. Selon les HUG, l’augmentation mammaire n’empêche pas l’allaitement.

L’incision autour de l’aréole empêche-t-elle d’allaiter ?

Les études divergent. Dans une étude ancienne, l’abord péri-aréolaire était le plus associé à une lactation insuffisante ; dans une méta-analyse, l’incision péri-aréolaire n’apparaît pas associée à une baisse du taux d’allaitement exclusif. Le choix de la cicatrice se discute en consultation.

Quelle prise en charge pour une réduction mammaire ?

Un acte uniquement esthétique n’est pas pris en charge par l’assurance maladie. Pour une réduction à visée médicale, la prise en charge se discute avec le chirurgien et la caisse d’assurance maladie.

Est-ce qu’un homme peut allaiter ?

La production de lait porte le nom de galactorrhée. Dans les deux sexes, sa cause la plus fréquente est un prolactinome, une tumeur de l’hypophyse qui sécrète de la prolactine, ce qui justifie un avis médical.

Comment faire allaiter un homme ?

Il n’y a pas de méthode à chercher. Dans les deux sexes, la cause la plus fréquente d’une production de lait (galactorrhée) est un prolactinome, une tumeur de l’hypophyse sécrétant de la prolactine : il faut consulter un médecin.

Ce qu’il faut retenir avant de décider

L’allaitement reste possible avec des implants, avec une capacité qui peut être diminuée, et mieux vaut s’y préparer. Si votre lait est très insuffisant, ou si un sein porteur d’implant change brusquement de forme ou de volume, consultez votre médecin traitant, votre sage-femme ou votre chirurgien. Pour un projet d’augmentation, toute la discussion se fait en consultation, où l’indication est posée et où les risques de l’intervention sont exposés : la page sur l’augmentation mammaire à Paris 16e explique comment s’y préparer.

Portrait du Dr Nathanel Edery

Article rédigé et relu par

Dr Nathanel Edery

Chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique

Chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique (RPPS 10102261806), le Dr Nathanel Edery a effectué son internat de chirurgie plastique à la Faculté de médecine Paris 7 Diderot (2015-2020). Il est assistant spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique au Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph depuis 2020. Il est titulaire de diplômes universitaires en rhinoplastie esthétique et fonctionnelle (Paris 6, 2020), en anatomie appliquée à la chirurgie plastique (Paris 5, 2018) et en techniques microchirurgicales (Paris 6, 2017). Il opère à la Clinique Spontini, à Paris 16e, et rédige ou relit les articles de chirurgie publiés sur ce site.

Contenu validé médicalement, mis à jour le

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