Un début de calvitie se reconnaît d’abord aux tempes : chez l’homme, la perte de cheveux commence le plus souvent par un recul de la ligne frontale de part et d’autre du front, avant de gagner le sommet du crâne. Les signes au sommet, la façon de confirmer le diagnostic et la différence avec une chute passagère sont détaillés ci-dessous. Pour une vue d’ensemble des causes et des traitements, voir la page chute de cheveux et alopécie à Paris 16e.
Comment reconnaître un début de calvitie aux tempes ?
Chez l’homme, la perte de cheveux suit le plus souvent un schéma typique : un dégarnissement au niveau des tempes, ce que l’on appelle le recul des golfes temporaux, puis une atteinte progressive du sommet du crâne. Ce schéma correspond à l’alopécie androgénétique, une perte progressive des cheveux sous l’influence combinée des hormones mâles (androgènes), d’une prédisposition génétique et du temps.
Pour repérer ce recul, regardez-vous dans un miroir, à la même lumière et sous le même angle, de façon à comparer vos observations d’un mois à l’autre.
Golfes temporaux et front qui se dégage
La prédisposition vient en grande partie de la famille : la sensibilité des follicules pileux est largement héréditaire et peut se transmettre aussi bien du côté maternel que paternel. Un père chauve n’est donc pas le seul indice, la lignée de la mère compte autant. Les causes de la calvitie font l’objet d’un article à part.
Cheveux plus fins avant de tomber
Le mécanisme se joue dans le follicule. Chez les personnes prédisposées, la DHT, une hormone dérivée des androgènes, agit sur certains follicules du cuir chevelu, qui deviennent progressivement plus petits. Les cheveux repoussent alors de plus en plus fins, plus courts et moins nombreux, et couvrent moins bien le cuir chevelu.
1. Les tempes
Recul des golfes temporaux, premier signe chez l’homme.
2. Le sommet
Le vertex s’éclaircit ensuite progressivement.
3. Les côtés et l’arrière
Une couronne de cheveux peut persister.
Chez la femme
Ligne frontale conservée, éclaircissement du dessus du crâne.
Quels signes au sommet et à l’arrière du crâne ?
Après les tempes, la perte touche progressivement le sommet du crâne. Avec le temps, la zone dégarnie peut s’étendre et laisser persister une couronne de cheveux sur les côtés et à l’arrière de la tête : c’est la forme classique de la calvitie masculine.
Norwood, qui a fondé sur ce schéma sa classification, a observé que l’amincissement commence aux tempes et à la couronne (le vertex), puis progresse lentement jusqu’à englober tout le dessus du crâne. Selon lui, le type III représente l’étendue minimale de perte de cheveux suffisante pour parler de calvitie. Le détail des stades relève d’un article dédié.
Comment savoir si on a un début de calvitie ?
Le diagnostic est avant tout clinique : il repose sur l’observation du cuir chevelu, de la répartition de la chute et de l’aspect des cheveux. Une consultation suit en général ces étapes.
- L’examen du cuir chevelu : le médecin observe où la chute se situe et à quoi ressemblent les cheveux.
- Le test de la raie : il compare les cheveux de la raie centrale à ceux de l’arrière de la tête, zone habituellement moins touchée. Une raie plus large et une densité nettement diminuée sur le dessus du crâne orientent vers le diagnostic.
- Le dermoscope : cette loupe médicale montre que les cheveux n’ont pas tous le même diamètre, ce que l’on nomme anisotrichose, certains étant normaux et d’autres plus fins.
- Les analyses de sang : elles ne sont généralement pas nécessaires en cas d’alopécie androgénétique.
- Les photos standardisées : prises avec une raie centrale, elles constituent un excellent outil de surveillance de l’évolution dans le temps et de l’efficacité d’un traitement.
Pour la faire réaliser, vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation alopécie à Paris 16e.
Un début de calvitie se distingue-t-il d’une chute passagère ?
Oui, par le rythme et par le schéma. En temps ordinaire, on perd entre 50 et 100 cheveux par jour, un phénomène naturel lié au cycle de renouvellement du follicule pileux.
Une chute passagère suit un événement perturbateur, comme un accouchement, une maladie fébrile ou un choc émotionnel intense : les cheveux tombent alors en grande quantité deux à trois mois plus tard. Dans la calvitie, la perte est au contraire progressive et suit un schéma, des tempes vers le sommet.
Un dernier cas mérite d’être connu. Les alopécies cicatricielles sont beaucoup plus rares, mais elles nécessitent une prise en charge médicale rapide afin de stopper l’évolution de la maladie. Le traitement d’une chute diffuse est traité dans des articles dédiés.
Questions fréquentes sur début de calvitie
À quel âge commence la calvitie ?
Chez l’homme, elle peut débuter dès la puberté dans les formes sévères, mais elle est plus fréquente à partir de quarante ans : 15 % des hommes sont concernés à 20 ans, 30 % à 30 ans et un homme sur deux à 50 ans. Chez la femme, elle touche environ une femme sur cinq à 40 ans. L’article sur l’âge de début de la calvitie détaille ces chiffres.
Les signes d’un début de calvitie sont-ils les mêmes chez la femme ?
Non. Chez la femme, la ligne de cheveux à l’avant du front est le plus souvent conservée, mais les cheveux deviennent plus fins et moins nombreux sur le dessus du crâne, et la raie s’élargit peu à peu. Une perte complète est rare, même si l’éclaircissement peut devenir très visible. Le Manuel MSD précise que l’alopécie concerne le sommet du crâne et se manifeste habituellement par une raréfaction plutôt que par une disparition complète des cheveux.
Comment arrêter un début de calvitie ?
Des traitements efficaces permettent de stopper ou de ralentir la progression de la chute. Le minoxidil est un traitement suspensif : il agit tant qu’il est utilisé, et la chute reprend progressivement son évolution naturelle à l’arrêt. L’avis d’un médecin précède tout traitement.
Comment traiter un début de calvitie ?
Des traitements efficaces existent. La chirurgie capillaire consiste, elle, à prélever des follicules à l’arrière du crâne, zone généralement peu sensible aux hormones responsables de l’alopécie androgénétique, puis à les réimplanter dans les zones dégarnies. Pour en savoir plus sur la greffe, voir la page greffe de cheveux à Paris 16e.
La calvitie se soigne-t-elle ?
Elle peut être ralentie ou stoppée, parfois avec une repousse partielle. Les solutions disponibles sont passées en revue dans l’article « Est-ce que la calvitie se soigne ? ».
Quelle est la cause de la calvitie ?
Elle résulte de l’action combinée des androgènes, d’une prédisposition génétique et du temps. La sensibilité des follicules est en grande partie héréditaire.
Quelle coupe adopter pour un début de calvitie ?
Le choix de la coupe se fait avec le coiffeur. Un geste simple aide en attendant : se laver les cheveux dès qu’ils en ont besoin donne du volume à la chevelure et masque visuellement les déficits capillaires.
Une calvitie peut-elle toucher les jeunes ?
Oui, dans les formes sévères, dès la puberté. Environ 15 % des hommes sont concernés à 20 ans.
Quand consulter pour un début de calvitie ?
Agir tôt aide, car des traitements efficaces peuvent stopper ou ralentir la progression de la chute, et parfois obtenir une repousse partielle. La greffe consiste à prélever des follicules à l’arrière du crâne pour les réimplanter dans les zones dégarnies. Le choix du traitement et l’indication se posent en consultation.
Une chute brutale, ou une alopécie accompagnée de signes de trouble systémique, justifie de consulter rapidement un médecin.
Un recul progressif des tempes ou du sommet justifie, lui, une consultation pour confirmer le diagnostic et choisir les traitements. Pour prendre rendez-vous, passez par la page chute de cheveux et alopécie à Paris 16e.






