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Quand faut-il changer ses prothèses mammaires ?

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7 min
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Pourquoi et quand faut il changer ses prothèses mammaires
Sommaire
  1. Faut-il changer ses prothèses mammaires tous les dix ans ?
  2. Quels signes montrent qu’il est temps de consulter ?
  3. Pourquoi le risque de rupture augmente-t-il avec les années ?
  4. Quel suivi pour savoir quand changer ses implants ?
  5. Combien coûte un changement de prothèses et que rembourse l’Assuranc…
  6. Questions fréquentes sur comment savoir quand changer ses prothèses …
  7. Ce qu’il faut retenir avant de décider

Pour savoir quand changer ses prothèses mammaires, deux repères comptent : un âge d’environ dix ans et, surtout, le suivi médical régulier. Aucune règle ne fixe de date de remplacement en dehors des complications, et la décision se prend avec votre chirurgien. Ce qui suit précise les signes qui doivent vous faire consulter, le suivi recommandé et ce que l’Assurance maladie rembourse, en complément de notre page sur le changement de prothèses mammaires à Paris 16e.

Faut-il changer ses prothèses mammaires tous les dix ans ?

Pas mécaniquement. Un implant mammaire doit habituellement être enlevé et remplacé, par un nouvel implant ou par une autre technique, environ tous les dix ans, ou avant en cas de coque réactionnelle, de fuite ou de détection d’un LAGC-AIM (un lymphome rare associé aux implants).

Ce chiffre n’est qu’un repère. Selon une publication indexée dans PubMed, il n’existe pas de recommandation formelle sur le moment où retirer ou remplacer des implants, en dehors des complications. Le NHS britannique rappelle par ailleurs qu’un implant n’a pas une durée de vie illimitée et qu’il devra probablement être remplacé un jour.

La décision de renouvellement se prend donc avec le chirurgien, après évaluation du rapport entre bénéfice et risque, sur la base d’un bilan préopératoire. Notre article sur la durée de vie d’un implant mammaire complète ce point.

Quels signes montrent qu’il est temps de consulter ?

Une douleur, un durcissement, un changement de forme ou de volume, ou le gonflement d’un seul sein justifient une consultation sans attendre le prochain contrôle. Deux situations méritent d’être comprises.

La coque

Une cicatrice interne se forme toujours autour de la prothèse. Chez certaines patientes, elle peut durcir, modifier l’apparence du sein ou devenir douloureuse, et une intervention est alors nécessaire.

La différence tient à la membrane. Si elle reste fine et souple, l’implant garde sa forme et sa consistance ; si elle se rétracte ou s’épaissit, il prend une forme plus sphérique et devient plus ferme. Une revue de la littérature rapporte une incidence globale de 10,6 % pour cette contracture capsulaire. Le détail figure dans notre article sur la contracture capsulaire, et un implant qui a bougé fait l’objet d’un autre, sur l’implant mammaire déplacé.

Le gonflement d’un seul sein

Un gonflement d’un seul sein doit faire pratiquer une échographie, à la recherche d’un épanchement qui pourrait évoquer un lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants (LAGC-AIM).

Ce lymphome est une forme rare de lymphome non hodgkinien, qui surviendrait en moyenne entre 11 et 15 ans après la pose du premier implant. On l’évoque devant un épanchement péri-prothétique abondant, une augmentation de volume, une douleur, une inflammation, une masse, une ulcération ou une altération de l’état général, notamment à distance de la phase postopératoire.

Pourquoi le risque de rupture augmente-t-il avec les années ?

Parce que la rupture fait partie de la vie d’un implant : c’est un événement attendu, et sa probabilité augmente avec la durée d’implantation. D’après les déclarations de matériovigilance de l’ANSM, le délai moyen entre la pose et la découverte de la rupture est de 7,6 ans (écart-type de 4 ans).

Les ruptures ne surviennent pas qu’en fin de course. Environ 30 % de celles déclarées entre 2014 et 2020 l’ont été dans les cinq premières années suivant la pose. Que faire si l’une d’elles se produit est expliqué dans notre article sur la rupture ou fuite d’une prothèse mammaire.

Quel suivi pour savoir quand changer ses implants ?

Un suivi médical annuel est nécessaire. La Société française de chirurgie plastique (SOFCPRE) recommande aux femmes porteuses d’implants une surveillance annuelle chez leur chirurgien, leur gynécologue ou leur médecin traitant, avec échographie et IRM au moindre doute, comme elle le précise sur son communiqué.

  • Sans signe clinique au niveau des seins, le suivi habituel associe un examen clinique annuel et une exploration radiologique éventuelle adaptée.
  • Pour les implants en silicone, un dépistage de rupture par IRM ou échographie est proposé cinq à six ans après l’opération, puis tous les deux à trois ans.
  • Au moindre doute, échographie et IRM s’ajoutent à l’examen.

Ce rythme s’explique par un risque d’effets indésirables qui augmente avec la durée de port.

Frise des repères après la pose
Année 0Pose des implants
Chaque annéeExamen clinique
5 à 6 ansPremier dépistage IRM ou échographie, puis tous les 2 à 3 ans
7,6 ansDélai moyen de découverte d’une rupture
Environ 10 ansRepère de remplacement
11 à 15 ansDélai moyen d’un LAGC-AIM

Combien coûte un changement de prothèses et que rembourse l’Assurance maladie ?

Selon l’Assurance maladie, ne sont pas pris en charge l’acte de changement d’implant ni le nouvel implant mammaire. Quand la pose initiale n’a pas été prise en charge, comme en chirurgie esthétique, l’ablation à titre préventif des deux implants l’est après accord préalable. Les suites d’un retrait sans remplacement sont abordées dans notre article sur le remplacement après un retrait d’implants.

Pour le coût, la page des tarifs de la Clinique Spontini publie des prix indicatifs, et un acte absent de la grille est « sur devis, après consultation ». En chirurgie esthétique, un devis détaillé, daté et signé, doit vous être remis au moins 15 jours avant l’intervention, sans que ce délai puisse être raccourci à votre demande.

Questions fréquentes sur comment savoir quand changer ses prothèses mammaires

Comment savoir quand changer ses prothèses mammaires ?

Fiez-vous au suivi annuel et à l’imagerie recommandée, et consultez dès qu’apparaît une douleur, un durcissement, un changement de forme ou de volume, ou un gonflement d’un seul sein.

Quelle est la durée de vie d’un implant mammaire ?

Aucune durée n’est garantie. Le repère est d’environ dix ans, certaines femmes ayant besoin d’une nouvelle intervention après environ 10 ans selon le NHS, mais aucune recommandation formelle ne fixe la date en dehors des complications.

Faut-il changer ses prothèses au bout de dix ans même sans symptôme ?

Il n’existe pas de règle formelle. Le repère d’environ dix ans est habituel, et le suivi sans signe clinique repose sur l’examen annuel et une imagerie adaptée ; la décision se prend avec le chirurgien.

Combien coûte le changement de prothèses mammaires ?

La page des tarifs de la clinique publie des prix indicatifs, et un acte absent de la grille est sur devis, après consultation. L’Assurance maladie ne prend pas en charge l’acte de changement ni le nouvel implant.

La Sécurité sociale rembourse-t-elle le changement de prothèses ?

Non pour l’acte de changement et le nouvel implant. L’ablation préventive des deux implants peut être prise en charge après accord préalable si la pose initiale ne l’était pas.

À quel rythme faire une échographie ou une IRM de ses implants ?

Pour le silicone, le dépistage de rupture est proposé cinq à six ans après la pose, puis tous les deux à trois ans. L’examen clinique reste annuel, et l’imagerie s’ajoute au moindre doute.

À partir de quand une rupture d’implant est-elle probable ?

Elle est attendue dans la vie d’un implant, et sa probabilité augmente avec les années. Le délai moyen de découverte est de 7,6 ans selon les déclarations de matériovigilance.

Peut-on changer ses prothèses pour modifier la taille ou la forme ?

C’est une demande possible, qui se discute en consultation avec une évaluation du rapport entre bénéfice et risque et un bilan préopératoire.

Ce qu’il faut retenir avant de décider

Il n’y a pas de date butoir, mais un repère d’environ dix ans et un suivi annuel. Toute intervention comporte des risques, et l’indication se pose en consultation.

En cas de douleur, de durcissement, de déformation, de changement de volume, de gonflement d’un seul sein, de rougeur, d’écoulement ou de fièvre, consultez rapidement votre chirurgien ou votre médecin traitant. Le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, réalise les actes de chirurgie esthétique de la Clinique Spontini.

Portrait du Dr Nathanel Edery

Article rédigé et relu par

Dr Nathanel Edery

Chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique

Chirurgien plasticien, reconstructeur et esthétique (RPPS 10102261806), le Dr Nathanel Edery a effectué son internat de chirurgie plastique à la Faculté de médecine Paris 7 Diderot (2015-2020). Il est assistant spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique au Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph depuis 2020. Il est titulaire de diplômes universitaires en rhinoplastie esthétique et fonctionnelle (Paris 6, 2020), en anatomie appliquée à la chirurgie plastique (Paris 5, 2018) et en techniques microchirurgicales (Paris 6, 2017). Il opère à la Clinique Spontini, à Paris 16e, et rédige ou relit les articles de chirurgie publiés sur ce site.

Contenu validé médicalement, mis à jour le

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