Non, le remplacement n’est pas obligatoire : vous pouvez faire retirer vos implants sans en remettre d’autres, et le retrait prothèse mammaire et lipofilling forment une association possible parmi plusieurs. Le choix dépend de la raison du retrait, de l’état de votre poitrine et de ce que vous souhaitez. La suite compare ces options, leurs limites et le cadre de prise en charge, en complément de notre page sur le changement de prothèses mammaires à Paris 16e.
Faut-il remplacer ses implants quand on les retire ?
Pas systématiquement. Il n’existe pas de recommandation formelle sur le moment où retirer ou remplacer des implants mammaires, en dehors des complications, comme le rappelle une publication indexée dans PubMed.
Un implant n’est pas un dispositif à vie. Le repère habituel est le suivant : l’implant est enlevé et remplacé, par un nouvel implant ou par une autre technique, environ tous les dix ans, ou avant en cas de coque réactionnelle, de fuite ou de détection d’un LAGC-AIM. Un repère n’est pas une échéance fixe, mais il explique pourquoi la question se pose tôt ou tard. Notre article sur la durée de vie d’un implant mammaire en détaille les contours.
Retirer, avec ou sans remplacement, est donc l’issue habituelle, et le vrai sujet devient le « comment ». La décision se prend avec le chirurgien, après évaluation du rapport entre bénéfice et risque, sur la base d’un bilan préopératoire.
Dans quels cas faut-il être prudent avant de remettre un implant ?
La prudence s’impose d’abord quand le retrait fait suite à un LAGC-AIM, un lymphome rare associé aux implants : l’Institut national du cancer maintient une attitude réservée sur la réimplantation après une ablation consécutive à ce diagnostic.
Lorsqu’une contracture capsulaire ou une rupture importante est détectée, le chirurgien peut aussi devoir pratiquer une capsulectomie, c’est-à-dire retirer la coque de tissu cicatriciel qui s’est formée autour de l’implant. Ces situations sont décrites dans nos articles sur la contracture capsulaire et sur la rupture ou la fuite d’une prothèse.
Dans tous les cas, ce que je regarde d’abord en consultation, c’est la raison du retrait : c’est elle qui conditionne la décision, au cas par cas, de poser ou non un nouvel implant.
Retrait seul, lifting ou lipofilling, quelles options sans implants ?
Trois voies existent quand on ne remet pas d’implant, le retrait simple, le retrait avec lifting et le retrait avec transfert de graisse, et on peut combiner les deux dernières. Une série de 77 femmes ayant eu un retrait sans remplacement les a comparées en quatre groupes : retrait simple, retrait avec lipofilling, retrait avec mastopexie (le lifting du sein), ou retrait avec mastopexie et lipofilling. Pour situer ce choix par rapport aux prothèses, vous pouvez lire notre comparaison lipofilling mammaire ou prothèses.
Le retrait seul
Le retrait simple fait partie des quatre gestes comparés dans cette série. Il convient à celle qui ne souhaite plus de volume ajouté, une fois la raison du retrait établie avec le chirurgien.
Le lifting associé
Un lifting réalisé en même temps que le retrait peut aider à remonter les seins et à corriger la peau qui s’affaisse après l’ablation des implants. Cette option suppose d’accepter un volume plus petit.
Le lipofilling associé
Remplacer l’implant par un transfert de graisse est une alternative possible. Dans la série de 77 femmes, la capsule a le plus souvent été laissée en place, car elle s’est révélée être une couche idéale pour recevoir la greffe de graisse. Ce point technique relève du chirurgien et se discute lors de la consultation.
Comparer les quatre options après un retrait
Suites et risques du retrait
Pour les suites, comptez des seins gonflés, tendus et sensibles surtout durant les deux premières semaines, le plus souvent jusqu’à six semaines. L’exercice physique reprend après six à huit semaines.
Les risques de l’intervention incluent saignement, infection, sérome (une poche de liquide sous la peau), troubles de cicatrisation, caillots dans les veines des jambes, modification de la sensibilité du mamelon, asymétrie, récidive d’un tissu relâché et cicatrisation de mauvaise qualité. Ils sont détaillés par l’ISAPS, et c’est en consultation que l’indication se pose.
Comment se passe un lipofilling après un retrait d’implants ?
Le lipofilling mammaire consiste à aspirer de la graisse par liposuccion dans une zone du corps pour l’injecter dans le sein. La graisse vient de vous : elle est prélevée à l’abdomen, aux hanches, aux cuisses ou aux genoux, puis purifiée et réinjectée lors de la même intervention, à l’endroit voulu.
Comme une faible quantité de graisse peut être injectée à chaque fois, il faut souvent compter plusieurs séances. Le geste est généralement considéré comme sûr, mais il peut conduire à recourir plus souvent à l’imagerie, à cause de nodules palpables liés à une nécrose de la graisse. Quand la quantité injectée est trop grande, des kystes huileux bénins peuvent aussi apparaître dans le sein, et ils sont parfois traités par ponction.
Si le résultat vous déçoit, notre article sur la façon de corriger un lipofilling mammaire raté explique les options.
Quel volume et quelle durée de résultat attendre d’un lipofilling ?
Le volume obtenu reste modeste, et une partie de la graisse injectée disparaît avant que le résultat se stabilise. Le principal défi du transfert de graisse est le volume mammaire qu’il permet d’obtenir par rapport aux implants. Selon un chirurgien cité par l’American Society of Plastic Surgeons, il convient surtout aux patientes qui souhaitent gagner entre une demi-taille et une taille de bonnet.
Le résultat est-il stable dans le temps ?
Une partie de la graisse injectée continue à se résorber durant les trois mois qui suivent l’intervention. Une fois cette résorption terminée, la graisse restante reste à vie et suit les mêmes variations de poids que le reste du corps, comme l’indique l’hôpital universitaire de Genève.
Quelle quantité de graisse est injectée ?
Aucune source ne fournit de quantité à retenir. Elle se décide en consultation, puisque chaque séance n’en reçoit qu’une faible quantité.
Combien coûte un retrait d’implants et que rembourse l’Assurance maladie ?
La page des tarifs de la Clinique Spontini publie des prix indicatifs, et un acte absent de la grille est « sur devis, après consultation ». Côté remboursement, voici le cadre indiqué par l’Assurance maladie.
- Ne sont pas pris en charge l’acte de changement ou de pose d’un nouvel implant, ni le nouvel implant lui-même.
- Quand la pose initiale n’a pas été prise en charge, ce qui est le cas en chirurgie esthétique, l’ablation à titre préventif des deux implants peut l’être après accord préalable.
- Si un nouvel implant est posé dans le même temps que l’ablation, seuls les soins en rapport avec l’acte d’ablation sont pris en charge.
- En chirurgie esthétique, un devis détaillé, daté et signé, doit vous être remis au moins 15 jours avant l’intervention, et ce délai ne peut pas être raccourci à votre demande.
Questions fréquentes sur retrait prothese mammaire et lipofilling
Combien coûte le retrait d’une prothèse mammaire ?
La page des tarifs de la clinique publie des prix indicatifs, et un acte absent de la grille est sur devis, après consultation. En chirurgie esthétique, un devis détaillé doit être remis au moins 15 jours avant l’intervention. L’Assurance maladie ne prend pas en charge le nouvel implant ni sa pose.
Quel est le prix d’un retrait de prothèses avec lipofilling ?
Le lipofilling demande souvent plusieurs séances. La page des tarifs de la clinique publie des prix indicatifs, et un acte absent de la grille est sur devis, après consultation.
Combien coûte un lipofilling mammaire, en France comme en Turquie ?
Les prix indicatifs de la clinique figurent sur sa page des tarifs. Pour comparer, appuyez-vous sur le cadre français : en chirurgie esthétique, un devis détaillé doit être remis au moins 15 jours avant l’intervention, et plusieurs séances de lipofilling peuvent être nécessaires.
Le résultat d’un lipofilling dure-t-il dans le temps ?
Une partie de la graisse se résorbe durant les trois mois suivants. Ensuite, la graisse restante reste en place et suit les variations de poids.
Quelle quantité de graisse faut-il pour un lipofilling mammaire ?
La quantité se décide en consultation. Une faible quantité est injectée à chaque séance, et le volume obtenu est limité par rapport à un implant.
Comment augmenter la graisse au niveau de la poitrine ?
Par lipofilling : la graisse est prélevée par liposuccion puis injectée dans le sein. Selon un chirurgien cité par l’American Society of Plastic Surgeons, il convient surtout à un gain d’une demi-taille à une taille de bonnet.
Peut-on retirer ses implants sans rien remettre ?
Oui. Le retrait simple est l’une des quatre options étudiées dans une série de 77 femmes, aucune recommandation formelle n’impose de remplacer les implants, et un lifting peut s’y associer.
Faut-il retirer ses implants au bout de dix ans ?
Le repère habituel est d’environ dix ans pour retirer et remplacer l’implant. Il n’existe toutefois pas de recommandation formelle sur le moment, en dehors des complications.
Ce qu’il faut retenir avant de décider
Le remplacement n’est pas automatique et se décide en consultation. Elle permet de comparer retrait seul, lifting et lipofilling selon la raison du retrait. Toute intervention comporte des risques, et l’indication se pose en consultation. Le Dr Nathanel Edery, chirurgien plasticien, réalise les actes de chirurgie esthétique de la Clinique Spontini.
En cas de douleur, de durcissement, de déformation, de gonflement d’un seul sein, d’écoulement ou de fièvre autour d’un implant, consultez rapidement votre chirurgien ou votre médecin traitant.








