Avant de conclure à un lipofilling mammaire raté, il faut laisser la graisse finir de se résorber, ce qui prend trois mois. Si le sein reste ensuite asymétrique, trop petit ou porteur d’une boule, consultez : l’examen et l’imagerie diront s’il s’agit d’un résultat décevant ou d’une anomalie, et des corrections sont possibles. Pour la technique elle-même, voir lipofilling mammaire à Paris 16e.
Quand peut-on parler d’un lipofilling mammaire raté ?
Pas avant la fin de la résorption. Une partie de la graisse injectée continue à se résorber durant les trois mois qui suivent l’intervention, comme le décrivent les Hôpitaux universitaires de Genève. Dans la reconstruction mammaire par lipomodelage, une perte de 20 à 30 % des cellules est généralement observée, et l’aspect définitif est effectif 3 mois après l’injection.
Une fois cette phase passée, la graisse reste à vie et suit les mêmes variations de poids que le reste du corps. Le résultat final d’un lipofilling fait l’objet d’un article dédié.
Un résultat décevant n’est d’ailleurs pas toujours une complication. Avant d’y voir une complication, faites examiner l’asymétrie, le manque de volume ou le nodule.
Injection
- La graisse est réinjectée lors de la même intervention
Trois premiers mois
- Résorption partielle de la graisse
- Perte de 20 à 30 % des cellules généralement observée
À 3 mois
- Aspect définitif effectif
Ensuite
- La graisse reste à vie
- Elle suit les variations de poids du corps
Pourquoi le volume obtenu est-il parfois décevant ?
Parce qu’une partie de la graisse ne survit pas à la greffe, dans des proportions qui varient. Dans une revue systématique de 35 études, la rétention moyenne du volume est de 58 %, avec des valeurs de 44 % à 83 %.
Le taux de rétention rapporté varie selon la méthode de greffe, ce qui explique l’étendue de 44 % à 83 %. Il y a ensuite une limite mécanique. Une faible quantité de graisse peut être injectée à chaque fois, et plusieurs séances sont donc souvent nécessaires pour atteindre le volume souhaité. La tentation de tout injecter d’un coup a son revers : une quantité trop importante favorise les kystes huileux.
Quelles anomalies peut-on observer après un lipofilling ?
Les chiffres varient selon ce que l’on compte : les complications immédiates ne sont pas les complications globales, observées à plus long terme. Quatre ensembles sont à distinguer.
- Complications immédiates. Leur taux est compris entre 0 % et 4 % des procédures dans les études évaluées par la HAS.
- Complications globales. Une revue systématique de 35 études, portant sur 3757 femmes, rapporte un taux de 27,8 %, la nécrose graisseuse (des cellules graisseuses qui meurent) en représentant 43,7 %.
- Kystes huileux. Bénins, ils sont parfois ponctionnés.
- Modifications à l’imagerie. Elles sont plutôt fréquentes, comme après toute chirurgie mammaire, jusqu’à 40 % des interventions. Des nodules et des calcifications peuvent imiter un cancer du sein à l’examen ou à l’imagerie, ce qui pourrait retarder le diagnostic.
Une boule, une rougeur chaude ou une douleur justifient de consulter sans attendre. Les cicatrices du lipofilling mammaire font l’objet d’un article séparé.
Quel examen faire pour comprendre le problème ?
L’imagerie sépare ce qui relève de la graisse de ce qui mérite une autre recherche. Deux repères guident le bilan.
- Le bilan de la HAS. Il est décrit avant une autogreffe de graisse dans le sein : une échographie mammaire avant 30 ans, une mammographie à une incidence complétée d’une échographie de 30 à 40 ans, une mammographie complète complétée d’une échographie après 40 ans.
- L’IRM. Elle est considérée comme l’examen de référence pour mesurer le volume de graisse greffée et repérer des complications comme les kystes huileux et la nécrose, d’après une revue publiée sur PubMed Central.
Les anomalies bénignes de la graisse sont à distinguer d’un cancer. C’est pourquoi je recommande un radiologue formé à l’imagerie des seins opérés, à qui vous remettrez le compte rendu opératoire.
Quelles corrections sont possibles ?
Elles dépendent de ce que l’on cherche à rattraper. Pour un manque de volume, une nouvelle séance de lipofilling est envisageable : le nombre de séances est surtout fonction de l’indication, et la seule contre-indication est une réserve de graisse insuffisante, ce qui est plutôt rare. Pour un kyste huileux, une ponction est parfois proposée.
Si la graisse ne suffit pas à corriger le volume ou la forme, la question d’un lifting mammaire ou d’une prothèse se pose en consultation. Pour comparer ces options, voir lipofilling mammaire ou prothèses et augmentation mammaire à Paris 16e.
Avant toute reprise, laissez au temps ce qui lui revient. Après une séance de lipofilling, l’arrêt de travail est d’environ 2 semaines et le sport intense est interrompu pendant 1 mois.
Le cas du sein tubéreux
Le sein tubéreux est une déformation caractérisée par des degrés variables de hernie du parenchyme (la glande qui fait saillie), un complexe aréolo-mamelonnaire élargi et l’absence des quadrants inférieurs, avec une hypoplasie et une asymétrie possibles. Pour le corriger, on observe un glissement progressif de la mastopexie avec implants en silicone vers des stratégies moins invasives fondées sur la greffe de graisse.
Si votre difficulté vient plutôt d’une prothèse, deux articles traitent de l’implant mammaire déplacé et de la rupture ou fuite d’une prothèse.
Comment éviter un résultat décevant ?
D’abord en rappelant que la technique est reconnue. La Société française de chirurgie plastique (SoFCPRE) en a reconnu l’efficacité et la sécurité, y compris pour l’augmentation mammaire à visée esthétique sans pathologie cancéreuse. La HAS rapporte l’avis de son groupe de travail : un acte efficace, simple et qui entraîne peu de risque de complications.
Le reste tient à la préparation. Trois précautions limitent les déceptions : choisir un chirurgien plasticien, lui exposer précisément ce que vous attendez, et demander le bilan d’imagerie avant d’agir. La convalescence après un lipofilling mammaire est décrite dans un article dédié.
Questions fréquentes sur le lipofilling mammaire raté
Combien de temps faut-il attendre avant de juger un lipofilling mammaire ?
Trois mois. Une partie de la graisse se résorbe durant cette période, et dans la reconstruction par lipomodelage, l’aspect définitif est effectif 3 mois après l’injection.
Peut-on refaire un lipofilling si le résultat est insuffisant ?
C’est souvent nécessaire : plusieurs séances sont habituelles. Le nombre dépend de l’indication, et la seule contre-indication est une réserve de graisse insuffisante.
Quel pourcentage de graisse reste après un lipofilling ?
Dans une revue de 35 études, la rétention moyenne est de 58 %, de 44 % à 83 % selon les cas. Dans la reconstruction mammaire, une perte de 20 à 30 % des cellules est généralement observée.
Comment entretenir un lipofilling ?
Une fois la résorption terminée, la graisse reste à vie et suit les variations de poids du reste du corps.
Un kyste huileux est-il dangereux ?
Les kystes huileux sont bénins et parfois ponctionnés. Ils apparaissent après une injection de graisse en trop grande quantité, et leur aspect à l’imagerie doit être distingué de celui d’un cancer.
Quels examens après un lipofilling mammaire ?
Selon la HAS, le bilan avant une autogreffe de graisse comprend une échographie mammaire avant 30 ans, une mammographie à une incidence complétée d’une échographie de 30 à 40 ans, et une mammographie complète complétée d’une échographie après 40 ans. L’IRM est l’examen de référence pour le volume et les kystes huileux.
Comment se passe un lipofilling mammaire ?
On prélève la graisse de la patiente (abdomen, hanches, cuisses ou genoux), puis on la réinjecte purifiée lors de la même intervention. Elle se déroule sous anesthésie générale ou locale dans certains cas et dure en moyenne environ 1h30.
Quel est le prix d’un lipofilling mammaire, en France, en Tunisie ou en Turquie ?
Le prix est établi sur devis, après consultation. En chirurgie esthétique, un délai minimum de 15 jours doit séparer la remise du devis détaillé, daté et signé, et l’intervention. Une comparaison avec l’étranger ne doit pas faire oublier le suivi, ni la prise en charge d’une éventuelle complication.
Quelle opération pour remonter la poitrine ?
Un lifting mammaire ou une mastopexie se discute en consultation.
Ce qu’il faut retenir avant de décider d’une reprise
Attendez au moins la fin de la période de résorption, soit trois mois, avant de juger. En cas de boule dure ou douloureuse, de rougeur chaude, d’écoulement, de fièvre, d’asymétrie qui s’aggrave ou de résultat qui ne se stabilise pas après ce délai, consultez le chirurgien qui vous a opérée ou un chirurgien plasticien.
Apportez le compte rendu opératoire et les images. Toute intervention comporte des risques, et l’indication d’une reprise se pose en consultation.








