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Cheveux

Que faire quand une greffe de cheveux est ratée ?

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Sommaire
  1. Une greffe de cheveux est-elle vraiment ratée ?
  2. Quels sont les signes d’une greffe réellement ratée ?
  3. Pourquoi une greffe de cheveux peut-elle échouer ?
  4. Que peut-on corriger après une greffe ratée ?
  5. Peut-on réparer une zone donneuse abîmée ?
  6. À quel moment faire une greffe pour limiter le risque d’échec ?
  7. Questions fréquentes sur la greffe de cheveux ratée
  8. Quand consulter et comment préparer la discussion avec le chirurgien

Ce que l’on prend pour une greffe de cheveux ratée est parfois une simple étape de la repousse, puisque les cheveux transplantés commencent par tomber. Il existe pourtant de vrais échecs : un résultat qui ne paraît pas naturel, une zone donneuse abîmée ou une chute qui se poursuit. Pour faire la part des choses, il faut connaître le calendrier normal, savoir reconnaître les signes qui ne trompent pas, puis regarder ce qui se corrige. Notre page sur la greffe de cheveux à Paris 16e présente cette prise en charge.

Une greffe de cheveux est-elle vraiment ratée ?

Pas forcément, car le déroulement habituel d’une greffe comporte des phases qui ressemblent à un échec. Entre deux et huit semaines après l’intervention, les cheveux transplantés tombent. Ce phénomène est détaillé dans notre article sur la perte des greffons après une greffe.

Au troisième mois, les cheveux peuvent paraître plus clairsemés qu’avant la greffe, ce qui est normal d’après l’American Academy of Dermatology. La repousse demande ensuite du temps : les cheveux poussent d’environ 1 cm par mois, et les greffons s’installent sur une période de quelques mois à un an. La plupart des patients voient le résultat entre six et neuf mois, certains seulement à 12 mois, et l’ISHRS précise qu’il faut souvent un an ou plus pour juger du résultat complet. Notre article sur les résultats d’une greffe capillaire détaille ces délais.

Les cheveux d’origine peuvent eux aussi subir une chute transitoire, qu’on appelle effluvium télogène (une mise au repos brutale des cheveux voisins de la zone opérée). Ils devraient repousser dans les mois qui suivent. L’épisode est pourtant parfois très pénible à vivre, parce qu’il donne l’impression que l’opération a aggravé les choses.

Conclure à l’échec avant la fin de cette fenêtre serait donc prématuré. En cas de doute, c’est l’examen par le chirurgien qui permet de dire si l’évolution est conforme ou non.

Les étapes de la repousse après une greffe de cheveux
Semaines 2 à 8
Les cheveux transplantés tombent. C’est normal.
Mois 3
Le cuir chevelu peut paraître plus clairsemé qu’avant la greffe. C’est normal.
Mois 6 à 9
Le résultat devient visible pour la plupart des patients.
Jusqu’à 12 mois
Certains patients attendent aussi longtemps pour voir le résultat.
Vers 12 mois
La croissance finale est atteinte : une reprise peut alors être discutée.

Quels sont les signes d’une greffe réellement ratée ?

Lorsque le délai de repousse est écoulé, certains signes ne relèvent plus de la patience.

  • Un résultat qui ne paraît pas naturel, l’une des complications esthétiques les plus fréquentes après une greffe.
  • Une zone donneuse éclaircie, d’aspect mité ou avec un effet de fenêtre, signe d’un prélèvement excessif d’unités folliculaires.
  • Des cicatrices de prélèvement visibles : la FUE évite la cicatrice linéaire, mais elle n’est pas sans cicatrice.
  • Une asymétrie, une ligne frontale qui ne convient pas ou une zone restée clairsemée, à faire examiner par un spécialiste.
  • Une greffe réalisée dans une alopécie cicatricielle évolutive, qui échoue presque certainement.

Une autre cause de déception n’a rien d’un accident technique. D’après une revue de la littérature, l’insatisfaction vient surtout d’attentes irréalistes, d’une densité jugée insuffisante ou d’une repousse tardive pendant les premiers mois.

Pourquoi une greffe de cheveux peut-elle échouer ?

La plupart des complications de la restauration capillaire sont évitables, car elles viennent de variables que le chirurgien et le patient contrôlent. Les unes tiennent au patient, comme ses maladies associées, le tabac ou certains médicaments. Les autres sont techniques : forme du punch (l’outil de prélèvement), manipulation des greffons, densité des unités folliculaires, durée pendant laquelle les greffons restent privés d’irrigation.

Une chute de cheveux qui continue après la greffe

Une greffe ne traite pas la cause de la calvitie. La chute et l’amincissement des cheveux peuvent continuer même après une greffe. Un traitement médical peut prévenir ou ralentir ces nouvelles pertes, et il limite le risque de manquer un jour de cheveux donneurs. Notre page sur la chute de cheveux et l’alopécie explique comment s’oriente ce traitement selon la cause.

Un geste ou un dessin mal adapté

Le résultat dépend encore largement du chirurgien choisi, malgré les progrès qui rendent les greffes plus naturelles. Greffer uniquement le sommet du crâne est en général à éviter : cela épuise trop tôt le stock de greffons et, si la chute progresse, laisse un aspect en beignet avec une zone dégarnie au milieu. L’indication elle-même peut être en cause. Dans une alopécie cicatricielle évolutive, les greffons échoueront presque certainement, et la greffe n’est pas recommandée.

Que peut-on corriger après une greffe ratée ?

La correction d’une greffe inesthétique peut apporter un bénéfice considérable au patient. Comme tout acte, ces gestes comportent des risques et leur indication se pose en consultation.

Retoucher ou reprendre une greffe

Lorsque le résultat paraît non naturel, la prise en charge repose sur une révision esthétique. Une intervention secondaire ou des retouches ne s’envisagent qu’une fois la croissance finale atteinte, typiquement vers 12 mois après la chirurgie. Si les greffons ont mal survécu, une seconde greffe peut être proposée au moins 6 mois après la cicatrisation complète, selon la même revue. Le suivi des premières semaines est décrit dans notre article sur le suivi après une greffe de cheveux.

Camoufler plutôt que greffer à nouveau

Refaire une greffe n’est pas toujours la bonne réponse. La micropigmentation du cuir chevelu constitue une option pour les patients qui ne veulent pas de greffe ou dont la greffe a donné un résultat insatisfaisant.

Le traitement médical de fond

Pour freiner la chute, deux traitements seulement ont reçu l’approbation de la FDA, l’agence américaine du médicament, dans l’alopécie androgénétique : le finastéride par voie orale chez l’homme et le minoxidil appliqué sur le cuir chevelu, chez l’homme comme chez la femme. Ce traitement protège les cheveux qui restent et ménage le capital de la zone donneuse.

Peut-on réparer une zone donneuse abîmée ?

Pas au sens d’un retour à l’état initial, parce qu’un cheveu prélevé est perdu pour toujours. L’ISHRS en tire une règle de prudence : une chirurgie sûre utilise la zone donneuse avec ménagement et garde des cheveux en réserve pour plus tard. Les plus grands risques de la FUE sont d’ailleurs le prélèvement excessif et le prélèvement hors de la zone donneuse sûre, trop large.

Quand cette réserve est entamée, les marges se réduisent. Une fois la zone donneuse épuisée, les options de reconstruction sont limitées. Les cicatrices de prélèvement, elles, peuvent être camouflées par micropigmentation du cuir chevelu. Le médecin examine donc d’abord ce qu’il reste à prélever avant de parler de reprise.

À quel moment faire une greffe pour limiter le risque d’échec ?

Quatre repères aident à situer le bon moment.

  • Chez un homme dans la vingtaine qui perd ses cheveux, il peut être demandé d’attendre avant de greffer et de commencer d’abord un traitement médicamenteux.
  • Les candidats idéaux ont typiquement une perte de cheveux stable, avec au moins 50 % d’amincissement ou de calvitie dans une ou plusieurs zones.
  • Il faut assez de cheveux sains à prélever et la capacité de faire pousser des cheveux sur la zone clairsemée, ce que le dermatologue vérifie en consultation.
  • Les objectifs doivent rester réalistes : une chevelure complète peut ne pas être atteignable, alors qu’une chevelure plus fournie est un objectif raisonnable.

L’ISHRS décrit ainsi le candidat idéal : une chute stabilisée sous traitement, un donneur de qualité avec des réserves et des attentes mesurées. La préparation médicale est à discuter avant d’opérer. La tenue dans le temps d’une greffe est traitée à part, dans un article dédié.

Questions fréquentes sur la greffe de cheveux ratée

Est-ce que les cheveux greffés tombent ?

Oui. Entre deux et huit semaines après l’intervention, les cheveux transplantés tombent, et c’est normal. Au troisième mois, le cuir chevelu peut même sembler plus clairsemé qu’avant la greffe, avant que la repousse s’installe.

Au bout de combien de temps peut-on juger le résultat d’une greffe ?

La plupart des patients voient le résultat entre six et neuf mois, et certains à 12 mois. Les greffons poussent sur quelques mois à un an, d’où l’intérêt d’attendre avant de juger.

Que faire si la greffe de cheveux ne prend pas ?

Après un examen du cuir chevelu et de la zone donneuse, une intervention secondaire se discute, une fois la croissance finale atteinte vers 12 mois, ou au moins 6 mois après la cicatrisation complète si la survie des greffons a été diminuée.

Peut-on refaire une greffe de cheveux ?

Parfois. Un cheveu prélevé est perdu pour toujours et une zone donneuse épuisée limite les options de reconstruction, si bien que la décision se prend après l’examen du donneur.

À quel âge faire une greffe de cheveux ?

À une vingtaine d’années, il peut être demandé d’attendre et de commencer un traitement médical contre la chute. L’ISHRS décrit d’ailleurs le candidat idéal comme une personne dont la chute est stabilisée.

Pourquoi ne pas faire une greffe de cheveux ?

Une greffe ne convient pas à une alopécie cicatricielle évolutive, où les greffons échouent presque certainement, ni lorsque la chute n’est pas stabilisée ou que le donneur est insuffisant. La FUE laisse par ailleurs des cicatrices, et une chevelure complète peut être hors de portée.

Quels sont les risques d’une greffe de cheveux ?

Le prélèvement excessif de la zone donneuse peut éclaircir visiblement la zone, tandis que la FUE laisse de petites cicatrices et qu’un résultat non naturel reste possible. La plupart des complications sont évitables, ce qui justifie un examen soigneux avant d’opérer.

La greffe est-elle durable, quelle est sa durée de vie ?

La chute de cheveux peut se poursuivre après une greffe, c’est pourquoi un traitement médical est utile pour la limiter. Notre article sur la durée de vie d’une greffe de cheveux détaille ce point.

Quel est le prix d’une greffe de cheveux, en France comme en Turquie ?

Le tarif dépend de l’étendue à traiter et se précise en consultation, sur devis. Un prix ne dit rien du résultat, qui dépend largement du chirurgien.

Quand consulter et comment préparer la discussion avec le chirurgien

Une repousse qui n’est toujours pas apparue une fois la fenêtre habituelle écoulée doit être montrée à un médecin. Il en va de même pour une asymétrie qui persiste, une zone donneuse clairsemée ou cicatricielle, une cicatrice rouge ou douloureuse et des signes d’infection. Un dermatologue ou un chirurgien spécialisé peut alors évaluer la situation avant toute reprise.

Avant de discuter d’une reprise, la consultation vérifie qu’il reste assez de cheveux sains à prélever, ce qui revient à examiner la densité et les réserves du donneur. Les recours possibles après une chirurgie esthétique décevante sont présentés dans notre article sur la chirurgie esthétique ratée. Au 76 rue Spontini, le Dr Daniel Alimi reçoit en consultation pour faire le point sur la greffe de cheveux et poser l’indication.

Portrait du Dr Daniel Alimi

Article rédigé et relu par

Dr Daniel Alimi

Médecin esthétique, médecine anti-âge et greffe de cheveux

Médecin esthétique (RPPS 10101447265), le Dr Daniel Alimi a fondé la Clinique Spontini, à Paris 16e. Diplômé en médecine morphologique et anti-âge, il pratique les injections, les traitements laser et la greffe capillaire, avec le souci de préserver l'harmonie naturelle du visage et du corps. Il rédige ou relit les articles de médecine esthétique et de greffe capillaire publiés sur ce site.

Contenu validé médicalement, mis à jour le

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