Aller au contenu
Cheveux

Peut-on vraiment stopper la calvitie ?

Temps de lecture
9 min
Publié le

Résumer cet article avec :

est il possible de stopper la calvitie comprendre les solutions et les limites
Sommaire
  1. Peut-on vraiment arrêter la chute des cheveux ?
  2. Quelle perte de cheveux est normale et laquelle ne l’est pas ?
  3. Que peuvent les traitements contre la calvitie héréditaire ?
  4. Que dit l’ANSM sur les risques du finastéride ?
  5. La greffe de cheveux arrête-t-elle la calvitie ?
  6. Que valent les shampoings, les vitamines et les compléments ?
  7. Questions fréquentes sur l’arrêt de la chute des cheveux
  8. Ce qu’il faut retenir avant de choisir un traitement

Pour savoir comment arrêter la chute des cheveux, il faut d’abord en connaître la cause : une chute passagère et une calvitie héréditaire ne se traitent pas de la même façon. La seconde peut être freinée, mais aucun traitement ne l’arrête à coup sûr, et l’un des deux principaux médicaments fait l’objet d’alertes récentes. Les pages de la clinique consacrées à la chute de cheveux et alopécie à Paris 16e détaillent la prise en charge selon la cause. Les repères ci-dessous aident à s’y retrouver avant de consulter.

Peut-on vraiment arrêter la chute des cheveux ?

Cela dépend de ce qui la provoque, puisque les traitements de la chute de cheveux sont choisis en fonction de sa cause. En consultation, c’est la première chose que je cherche à établir, avant même de parler de médicament.

Chez l’homme, la chute est le plus souvent liée au patrimoine génétique et à l’action des hormones masculines. C’est dans ce cas que la prévention est possible : la calvitie masculine se prévient grâce à un traitement si elle est prise suffisamment tôt. Autrement dit, mieux vaut ne pas attendre que le dégarnissement soit installé pour agir.

Il faut toutefois rester lucide. Le finastéride et le minoxidil ne fonctionnent pas pour tout le monde, et aucun traitement n’est efficace à 100 %.

Quelle perte de cheveux est normale et laquelle ne l’est pas ?

Perdre des cheveux chaque jour n’a rien d’inquiétant en soi. Une chevelure en compte en moyenne 100 000 à 150 000, et il en tombe quotidiennement entre 50 et 100, qui entament aussitôt une repousse. C’est ce qui explique les cheveux restés sur la brosse ou dans la bonde de la douche.

La perte devient pathologique (c’est-à-dire anormale) lorsque plus de 100 cheveux tombent par jour, ou lorsqu’une zone du cuir chevelu en perd davantage que le reste du crâne. Le chiffre ne dit donc pas tout : un secteur qui s’éclaircit seul doit attirer l’attention, même si le total journalier paraît raisonnable. Les premiers signes à repérer sont décrits dans l’article sur les premiers signes de la calvitie.

Une chute brutale et diffuse n’a pas la même signification. Après un accouchement, une anesthésie générale ou un choc psychologique, elle prend le nom d’effluvium télogène : elle est passagère, et la repousse est complète en 3 à 4 mois. Il n’y a rien à arrêter, il faut surtout s’assurer que rien d’autre ne se cache derrière.

La calvitie classique de l’homme se distingue par deux traits : elle est localisée sur le sommet du crâne et elle est durable. Les autres origines possibles sont passées en revue dans l’article sur les causes d’une perte de cheveux.

Que peuvent les traitements contre la calvitie héréditaire ?

Deux médicaments reviennent partout, le minoxidil et le finastéride, que le NHS britannique présente comme les principaux traitements de la calvitie masculine. Ils ne jouent pas le même rôle, et leurs conditions d’emploi diffèrent. Les traitements de l’alopécie androgénétique font l’objet d’un article complet.

Le minoxidil est une lotion à appliquer sur le cuir chevelu deux fois par jour. Il stimule la pousse et ralentit la chute, avec un effet qui se fait habituellement sentir après trois mois. Il existe à 2 % pour l’homme comme pour la femme, et à 5 % réservé à l’homme. Il peut irriter la peau et faire apparaître des poils là où la peau était jusque-là glabre.

Le finastéride se prend en comprimés et agit autrement : il bloque la transformation de la testostérone en DHT, l’hormone impliquée dans cette chute. Il freine la chute du cheveu, mais il ne relance la pousse que chez certains patients, si bien que son effet varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Aucun des deux n’agit vite. Les traitements qui stimulent les follicules ou bloquent l’action des hormones en cause ne sont habituellement efficaces qu’au bout de quatre à six mois. Ils ne tiennent d’ailleurs que tant qu’on les utilise : à l’arrêt, la repousse cesse et l’état initial revient dans le même délai, d’après Vidal. Commencer, c’est donc accepter de poursuivre.

Le cas particulier des femmes

Chez la femme, le minoxidil peut servir pour la calvitie féminine, alors que le finastéride est exclu : il est destiné uniquement aux hommes et contre-indiqué chez la femme, notamment enceinte ou susceptible de l’être. La spironolactone semble avoir une certaine efficacité dans l’alopécie androgénétique de la femme, mais elle n’a pas d’autorisation de mise sur le marché dans cette indication en France.

Avant tout traitement, la cause doit être cherchée, et l’indication se pose en consultation alopécie à Paris 16e.

Minoxidil

  • Lotion, deux applications par jour
  • Effet habituel après trois mois
  • 2 % pour l’homme et la femme
  • 5 % réservé à l’homme

Finastéride

  • Comprimés, pour l’homme seulement
  • Freine la chute
  • Vigilance particulière, alertes de l’ANSM

Pour les deux

  • Efficacité habituelle après quatre à six mois
  • À l’arrêt, retour à l’état initial en quatre à six mois

Que dit l’ANSM sur les risques du finastéride ?

Le finastéride 1 mg n’a d’indication que chez l’homme, jamais chez la femme. L’ANSM estime que son rapport bénéfice/risque dans l’alopécie androgénétique est défavorable. Son communiqué sur le risque d’idées suicidaires et les informations de Vidal permettent de résumer les points qui comptent pour un patient :

  • Troubles sexuels : baisse de la libido, troubles de l’érection et de l’éjaculation sont les principaux effets indésirables des comprimés. Dans de rares cas, ils persistent à l’arrêt du traitement.
  • Troubles de l’humeur : des cas de dépression et, plus rarement, d’idées suicidaires ont été rapportés. Le comité européen PRAC a confirmé le lien avec ce risque, qui est ajouté aux effets indésirables des notices.
  • Conduite à tenir : si l’humeur change (humeur dépressive, pensées suicidaires), le patient arrête lui-même son traitement et consulte son médecin sans attendre.
  • Information préalable : une attestation d’information partagée, cosignée par le médecin et le patient, est obligatoire à partir du 16 avril 2026 et remplace le document d’information actuel.
  • Suivi : lorsque le traitement se prolonge, sa pertinence doit être réévaluée régulièrement en consultation.

La greffe de cheveux arrête-t-elle la calvitie ?

La greffe consiste à déplacer des cheveux plutôt qu’à en faire pousser de nouveaux. Chez l’homme, on prélève des cheveux sur les côtés du crâne ou sur la couronne, puis on les place sur le dessus du cuir chevelu. Ces cheveux résistent à l’action de la DHT, ce qui leur permet de s’implanter de manière durable.

Avant d’envisager l’intervention, demandez au médecin ce qu’elle change et ce qu’elle ne change pas pour les cheveux que vous avez gardés, puisque la cause hormonale n’est pas traitée.

Comme tout acte chirurgical, elle comporte des risques, et son indication se pose en consultation. Je prends en charge les cheveux à la clinique, greffe capillaire comprise, et la greffe de cheveux à Paris 16e est présentée sur sa propre page.

Que valent les shampoings, les vitamines et les compléments ?

Face à une calvitie génétique, ces gestes ne dispensent pas de l’avis d’un médecin. Les sources médicales en retiennent ceci :

  • Shampoings : choisissez-les doux et lavez les cheveux au plus deux fois par semaine, conseille Vidal.
  • Coiffures : évitez celles qui tirent sur le follicule pileux, comme les chignons et les nattes.
  • Cystéine : aucune étude n’a apporté la preuve de son efficacité contre la chute, sauf chez les personnes souffrant de malnutrition.
  • Levure de bière : aucune étude n’a validé son efficacité contre la perte de cheveux, d’après la fiche de Vidal sur les compléments.

Autant demander un avis médical avant d’acheter un complément. Si vous soupçonnez un manque, l’article sur les carences qui provoquent la chute des cheveux explique comment le rechercher.

Questions fréquentes sur l’arrêt de la chute des cheveux

Comment stopper la chute des cheveux chez les hommes ?

Chez l’homme, elle tient le plus souvent à la génétique et aux hormones masculines. Le minoxidil et le finastéride sont les deux traitements principaux, efficaces habituellement après quatre à six mois et à poursuivre dans la durée. Le finastéride suppose en plus d’être informé de ses risques.

Comment stopper la chute des cheveux chez la femme ?

La cause se cherche d’abord en consultation. Si elle relève d’une alopécie androgénétique, le minoxidil peut être utilisé, alors que le finastéride est contre-indiqué chez la femme.

Combien de cheveux perd-on au shampoing ?

Une perte quotidienne de 50 à 100 cheveux est normale. Elle devient pathologique au-delà de 100 par jour, ou si une seule zone se dégarnit plus que les autres.

Combien de temps dure une chute de cheveux ?

Cela varie selon l’origine. Une chute passagère après un accouchement, une anesthésie ou un choc psychologique repousse complètement en 3 à 4 mois, alors que la calvitie héréditaire est durable.

Quelle vitamine pour stopper la chute des cheveux ?

Aucune étude n’a prouvé l’efficacité de la cystéine, sauf chez les personnes souffrant de malnutrition, et aucune n’a validé celle de la levure de bière. Un avis médical doit précéder tout complément.

Que se passe-t-il quand on arrête le minoxidil ou le finastéride ?

La repousse s’interrompt, et l’aspect initial revient en quatre à six mois. C’est la raison pour laquelle ces traitements sont conçus pour être poursuivis.

Le finastéride est-il dangereux ?

L’ANSM décrit des troubles psychiatriques et sexuels, ajoute le risque d’idées suicidaires aux notices et rend obligatoire, dès le 16 avril 2026, une attestation d’information partagée. Si l’humeur change sous traitement, il faut l’arrêter et consulter.

Peut-on faire repousser des cheveux avec une greffe ?

On greffe sur le dessus du crâne des cheveux prélevés sur les côtés, et leur effet est durable. L’indication se pose en consultation, car la greffe est un acte chirurgical qui comporte des risques.

Ce qu’il faut retenir avant de choisir un traitement

Si vous perdez plus de cheveux que la normale, consultez sans tarder un dermatologue : un diagnostic et un traitement rapides augmentent les chances de repousse complète. En cas de doute sur la cause, le dermatologue ou le médecin traitant saura vous orienter.

Mieux vaut choisir un traitement avec un médecin, une fois la cause identifiée. Sous finastéride, un changement d’humeur impose d’arrêter le traitement et de consulter.

Portrait du Dr Daniel Alimi

Article rédigé et relu par

Dr Daniel Alimi

Médecin esthétique, médecine anti-âge et greffe de cheveux

Médecin esthétique (RPPS 10101447265), le Dr Daniel Alimi a fondé la Clinique Spontini, à Paris 16e. Diplômé en médecine morphologique et anti-âge, il pratique les injections, les traitements laser et la greffe capillaire, avec le souci de préserver l'harmonie naturelle du visage et du corps. Il rédige ou relit les articles de médecine esthétique et de greffe capillaire publiés sur ce site.

Contenu validé médicalement, mis à jour le

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Une question sur une intervention ?

Laissez vos coordonnées : l’équipe de la clinique vous rappelle pour répondre à vos questions et organiser votre consultation.

AppelerPrendre rendez-vous

Prendre rendez-vous

Sur Doctolib avec le Dr Daniel AlimiRemplir le formulaire

Vous préférez en parler ? Appeler le 01 84 74 95 27

Sommaire