Aller au contenu
Cheveux

Comment traiter une alopécie androgénétique ?

Temps de lecture
6 min
Publié le

Résumer cet article avec :

Quels traitements existent contre l'alopécie androgénétique
Sommaire
  1. Comment traite-t-on une alopécie androgénétique ?
  2. Pourquoi commencer par un diagnostic ?
  3. Quels médicaments et avec quelles précautions ?
  4. Que valent la greffe et le laser ?
  5. L’alopécie androgénétique est-elle réversible ?
  6. Comment choisir avec son médecin ?
  7. Questions fréquentes sur le traitement de l’alopécie androgénétique
  8. Quand consulter pour une chute de cheveux ?

Le traitement de l’alopécie androgénétique repose sur des médicaments qui enrayent la progression de la chute, mais qui ne la guérissent pas. Ils demandent une utilisation continue, et le choix dépend du sexe et de la situation de chacun. Cet ordre de prise en charge complète notre page sur la chute de cheveux et l’alopécie à Paris 16e.

Comment traite-t-on une alopécie androgénétique ?

On la traite avec des médicaments qui enrayent la progression de la perte de cheveux. L’alopécie androgénétique est une perte progressive des cheveux, sous l’influence combinée de trois facteurs : les androgènes, une prédisposition génétique et le temps.

Plusieurs traitements existent (Vidal). Les uns stimulent les follicules pileux, les autres bloquent l’action de la dihydrotestostérone, la DHT, ou des autres hormones sexuelles impliquées. Des traitements efficaces permettent de stopper ou de ralentir la chute, et parfois d’obtenir une repousse partielle.

Le bénéfice a toutefois une condition : il faut poursuivre le traitement indéfiniment. À l’arrêt, la repousse cesse et un retour à l’état initial s’observe en quatre à six mois.

Pourquoi commencer par un diagnostic ?

Le diagnostic de l’alopécie androgénétique est essentiellement clinique, c’est-à-dire fondé sur l’examen, éventuellement complété par une dermoscopie ou un trichogramme.

Le médecin peut aussi rechercher une cause associée : la ménopause, un syndrome des ovaires polykystiques, certaines pilules, un manque de fer ou de vitamine B12, ou certains médicaments. Chez la femme, la raie au milieu s’élargit peu à peu, ce qui donne une impression de cheveux plus clairsemés ; la perte complète des cheveux est rare.

Enfin, la sensibilité des follicules est en grande partie héréditaire. La consultation alopécie à Paris 16e permet de faire ce point.

Quels médicaments et avec quelles précautions ?

Deux médicaments servent de référence : le minoxidil local, pour les deux sexes, et le finastéride par voie orale, pour l’homme. Leurs précautions ne sont pas les mêmes.

Minoxidil

Appliqué sur le cuir chevelu deux fois par jour, le minoxidil stimule la pousse des cheveux et ralentit leur chute. C’est un traitement suspensif : il agit tant qu’il est utilisé, et à l’arrêt la chute reprend progressivement son évolution naturelle.

Finastéride

Le finastéride bloque la transformation de la testostérone en DHT. Il freine la chute du cheveu, mais ne stimule sa pousse que chez certains patients, avec un effet très variable d’une personne à l’autre. Les premiers effets sur la chute sont évalués après environ 3 mois, et la repousse demande souvent au moins 6 mois.

Le finastéride 1 mg par voie orale est indiqué dans les stades peu évolués, chez les hommes de 18 à 41 ans. Il est contre-indiqué avant 16 ans et chez la femme, notamment à cause d’un risque de malformation du fœtus en cas de grossesse.

Sous forme de comprimés, ses principaux effets indésirables sont des troubles sexuels : baisse de la libido, troubles de l’érection et de l’éjaculation. Dans de rares cas, ils persistent à l’arrêt du traitement. Les idées suicidaires ont été ajoutées aux effets indésirables, avec une mise en garde sur la conduite à tenir en cas de troubles sexuels. Une attestation d’information, cosignée par le médecin et le patient, sera obligatoire à partir du 16/04/2026. L’ANSM écrit être convaincue que le rapport bénéfice/risque du finastéride 1 mg dans l’alopécie androgénétique est défavorable (ANSM).

Spironolactone chez la femme

Chez la femme, la spironolactone semble avoir une certaine efficacité, car elle contribue à bloquer l’action de la DHT sur les follicules de la partie supérieure du cuir chevelu.

Minoxidil

Local, deux fois par jour, pour les deux sexes.

Finastéride

Oral, chez l’homme de 18 à 41 ans, stades peu évolués.

Spironolactone

Chez la femme.

Greffe

Alopécie stabilisée.

Laser de basse intensité

Favorise la croissance des cheveux.

Que valent la greffe et le laser ?

La greffe s’adresse surtout aux alopécies stabilisées, en général chez des patients de plus de 30 ans. Elle ne constitue pas un traitement de fond et n’empêche pas l’évolution de l’alopécie sur les cheveux non greffés.

Les cheveux greffés conservent les caractéristiques de leur zone d’origine et continuent en général à pousser durablement. Notre page sur la greffe de cheveux à Paris 16e décrit l’intervention.

La thérapie par lumière laser de basse intensité est une alternative ou un traitement complémentaire dont il a été démontré qu’elle favorise la croissance des cheveux. Le Dr Daniel Alimi réalise aussi la mésothérapie, présentée sur notre page de mésothérapie capillaire.

L’alopécie androgénétique est-elle réversible ?

Elle ne l’est pas vraiment : les traitements stabilisent ou ralentissent la chute, mais ils ne suppriment pas la prédisposition héréditaire. Le minoxidil, en particulier, est suspensif et la chute reprend son évolution naturelle à l’arrêt.

Les solutions et leurs limites sont détaillées dans l’article stopper la calvitie.

Comment choisir avec son médecin ?

Parlez à votre médecin de vos antécédents, notamment psychiatriques, avant de choisir. Les traitements de référence sont le minoxidil local pour les deux sexes et le finastéride oral pour l’homme.

Consultez dès que la perte de densité devient visible, et avant toute automédication.

Questions fréquentes sur le traitement de l’alopécie androgénétique

Qu’est-ce que l’alopécie androgénétique ?

C’est une perte progressive des cheveux sous l’influence combinée des androgènes, d’une prédisposition génétique et du temps.

Comment savoir si l’on a une alopécie androgénétique ?

Le diagnostic est essentiellement clinique, éventuellement complété par une dermoscopie ou un trichogramme. Chez la femme, la raie au milieu s’élargit peu à peu.

Qu’est-ce qui provoque l’alopécie androgénétique ?

L’action des androgènes sur des follicules dont la sensibilité est en grande partie héréditaire, avec le temps.

Comment stopper une alopécie androgénétique chez la femme ?

Le minoxidil local est un traitement de référence pour les deux sexes, et la spironolactone semble avoir une certaine efficacité. Le finastéride est contre-indiqué chez la femme.

Comment faire disparaître une alopécie androgénétique ?

On ne la fait pas disparaître. Les traitements stoppent ou ralentissent la chute, parfois avec une repousse partielle, à condition d’être poursuivis.

Peut-on soigner une alopécie androgénétique naturellement ?

Les traitements de référence restent médicaux. Prenez un avis médical avant d’utiliser une lotion ou un complément dit naturel.

Le finastéride peut-il être pris par une femme ?

Non, il est contre-indiqué chez la femme.

Peut-on arrêter le traitement quand les cheveux ont repoussé ?

À l’arrêt, la repousse cesse et un retour à l’état initial s’observe en quatre à six mois.

Quand consulter pour une chute de cheveux ?

Consultez dès que la perte de densité devient visible. Si vous prenez du finastéride et que vous remarquez un changement d’humeur, des idées noires ou des troubles sexuels, arrêtez-le et demandez sans délai un avis médical.

Une chute brutale ou diffuse impose de chercher une autre cause. À la clinique, le Dr Daniel Alimi prend en charge les cheveux, après une consultation où le médecin pose l’indication ; pour commencer, voir notre page sur la chute de cheveux et l’alopécie.

Portrait du Dr Daniel Alimi

Article rédigé et relu par

Dr Daniel Alimi

Médecin esthétique, médecine anti-âge et greffe de cheveux

Médecin esthétique (RPPS 10101447265), le Dr Daniel Alimi a fondé la Clinique Spontini, à Paris 16e. Diplômé en médecine morphologique et anti-âge, il pratique les injections, les traitements laser et la greffe capillaire, avec le souci de préserver l'harmonie naturelle du visage et du corps. Il rédige ou relit les articles de médecine esthétique et de greffe capillaire publiés sur ce site.

Contenu validé médicalement, mis à jour le

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Une question sur une intervention ?

Laissez vos coordonnées : l’équipe de la clinique vous rappelle pour répondre à vos questions et organiser votre consultation.

AppelerPrendre rendez-vous

Prendre rendez-vous

Sur Doctolib avec le Dr Daniel AlimiRemplir le formulaire

Vous préférez en parler ? Appeler le 01 84 74 95 27

Sommaire